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 Of how men can be men whores [WiniBen]

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Stephy
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Date d'inscription : 30/05/2007

MessageSujet: Of how men can be men whores [WiniBen]   Sam 18 Fév - 15:15




▬ Tu as dit quoi ?

S’il y a quelques secondes c’était un sourire qui ornait ses lèvres, celui-ci avait rapidement disparu en entendant les paroles que prononçait le blond devant elle. Elles s’étaient crispées d’un coup, se pinçant alors qu’elle serrait les dents. Ses sourcils se froncèrent légèrement, puis avec plus de conviction, comme si elle n’était pas sûre de ce qu’elle venait d’entendre. Non mais c’était quoi son foutu problème !? Franchement en ce moment, elle souhaitait vraiment avoir des problèmes d’ouïe. Ou qu’il ravale sa langue avant de dire que c’était un malentendu et qu’il ne venait pas de lui avouer une telle stupidité.. Pourquoi elle était étonnée dans le fond ? C’était un Nielsen, ce qui voulait nécessairement dire qu’elle serait offusquée/désespérée minimum dix-huit heures sur vingt-quatre. Sauf peut-être avec Lauritz, mais il ne faisait pas partie de la règle puisqu’il était gay. On peut appeler ça une disqualification en quelque sorte.

Tout de même, ça n'empêchait pas la colère de lui sortir par les trous du nez, soupirant bruyamment comme un taureau prêt à charger sur sa proie si elle ne se débarrassait pas de ce foutu rouge. Ses yeux plantés sur lui, elle en était même à l'étape de serrer les poings, le fixant avec attention -et animosité toute particulière- attendant impatiemment qu'il corrige ce qu'il venait de lui dire. Qu'il admette que c'était un bête mensonge, une blague stupide. Bref, n'importe quoi sauf la vérité. À moins que ça le fût et si oui, il cherchait les emmerdes. Il cherchait à mourir dans d'atroces souffrances oui. Elle n'avait pas signé pour ça, oh non, non. Elle s'était dit qu'elle ne serait pas aussi stupide et le voilà qui lui jetait tout ça à la figure, lui démontrant le contraire. Le faisait-il exprès ?

▬ Espèce de- !

Le poing s'était brandit tout seul, comme un grand alors qu'elle tentait de lui grogner une insulte. Peut-être qu'il y avait trop de choix sur le coup ou qu'elle était tout simplement incapable de choisir un simple mot qui pourrait regrouper tout ce qu'il représentait en cet instant. Son menton s'avança légèrement alors qu'elle ravalait le noeud qui se formait soudainement dans sa gorge. L'espèce de- de pute oui ! Tournant soudainement les talents, ne donnant aucun indice au blond qu'elle avait décidé de lâcher l'affaire ou qu'il n'en valait pas la peine -peu importe ce qui l'aide à dormir la nuit- elle prit ses jambes à son cou, ni plus ni moins. Bon dieu que c'est cliché Wini, tu le réalises non ? Oh que oui, mais franchement, plus elle se passait les paroles dans sa tête, moins elle avait envie de voir la sienne. Et finalement elle n'en pouvait plus, alors autant aller ailleurs. Autant aller à un endroit qu'il n'oserait pas venir la chercher. Parce que si habituellement elle était assez agressive pour tout cracher d'un coup et de continuer comme si de rien n'était une fois les choses dites, cette fois elle en était incapable.

C’était peut-être le seul et unique sujet avec lequel elle serait ainsi.

Puisqu'elle en était venue à la conclusion que Preben était allergique à l'intelligence, elle décida d'aller se réfugier à l'endroit même où celle-ci respirait, empestait même. La bibliothèque. Combien de fois l'avait-elle entendu râler qu'il détestait ces endroits, que c'était chiant et blah blah blah -à vrai dire elle arrêtait toujours d'écouter à partir d'un certain moment sur ses râleries répétitives-. Ne regardant pas derrière elle si l'idiot avait osé la suivre dans sa scène clichée, la brune se faufila entre les nombreux étudiants jusqu'à ce qu'elle est atteint sa destination. L'endroit respirait le papier imprimé d'encre, le bois des nombreuses étagères comme toute bibliothèque. Ignorant le regard de la bibliothécaire, la brune ajusta sa jupe et marcha rapidement vers un rayon quelconque, s'assurant que celle-ci soit déserte et bien calme. Là, elle s'autorisa un long soupire, son dos s'adossant aux nombreux livres derrière elle alors qu'elle passait une main sur son visage. Putain de merde.

C'était bien la dernière chose qu'elle voulait entendre. Que ça recommençait à nouveau, qu'elle était uniquement la roue de secours et qu'elle l'avait probablement toujours été. Wow, bordel ça faisait plus mal de le réaliser qu'elle ne le pensait. Retirant ses lunettes, la jeune fille frotta ses yeux du revers de la main. Elle aurait du lui crier dessus, oh ça oui. Elle aurait dû le frapper aussi. Ce n'était pas Winifred qui se tenait dans ce rayon malgré l'envie terrible de prendre tous ces bouquins pour lui lancer dessus. Des jurons traversaient ses lèvres sans pour autant être prononcés alors qu'elle ruminait silencieusement. Puis, un autre soupire se fit entendre et elle s'équipa de nouveau de ses lunettes, décidant de se distraire pendant un moment en observant les titres et couvertures en face d'elle. Du moins, jusqu'à ce qu'elle soit sûre qu'il ne l'attende pas devant les dortoirs ou un truc du genre. Quoiqu'en ce moment, elle se demandait pourquoi au juste il prendrait la peine de l'attendre quelque part.

À peine avait-elle commencé cependant qu'elle entendit un vacarme vers l'entrée de la bibliothèque et curieusement, la brune s'étira le cou pour y jeter un oeil. Ce n'est pas seulement le blond essoufflé à l'entrée qui la fit le reconnaître, c'est aussi son prénom qu'il n'osa pas lancer avec force alors qu'il regardait partout. Les yeux bien ronds, elle essaya de se faire toute petite, ses mains agrippant l'étagère alors qu'elle jouait les petites espionnes. La bibliothécaire elle, ne semblait que très peu heureuse du brouhaha qu'il causait et c'est avec amusement que la brune assista au grondement, la femme ne semblant pas y aller de mains mortes avec lui puisqu'il semblait tout d'un coup beaucoup plus calme, presque gêné. Et c'est avec satisfaction qu'elle ricana dans son coin, bien amusée que quelqu'un lui donne la correction qu'il n'avait pas reçue d'elle, même si c'était pour autre chose. Enfin jusqu'à ce qu'elle voit son regard se poser directement sur elle.

Merde. Shit, oui.

Okay, ça elle n'avait pas prévu. Elle était stupide, qui d'autre avait-il entendu rire de lui aussi ouvertement quand il était dans la merde à part elle ? Ouais voilà. Rapidement, elle s'enfonça soudain dans son rayon, espérant pouvoir se faufiler ailleurs avant qu'il n'arrive à elle. Malheureusement, elle n'était aussi chanceuse et c'est avec horreur, ses grands yeux le fixant comme s'il était un ogre, qu'elle le vit apparaître devant elle. Et, ne sachant pas trop quoi faire, c'est sans cérémonie qu'elle regarda le livre qu'elle tenait toujours dans ses mains avant de ne lui lancer dessus.
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Stephy
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MessageSujet: Re: Of how men can be men whores [WiniBen]   Sam 18 Fév - 15:16


The difference between my mind & heart ;
My mind sometimes tells me the smartest thing to do,
My heart always tells me what I’m going to do for you anyways.
Assis sur une marche de l’escalier, inoffensif celui-là, il s’en était assuré avant d’y poser les fesses -parce que mine de rien, c’est souffrant une morsure d’escalier féroce, Preben en savait quelque chose-, Preben avait fermé un œil alors qu’il écoutait la jeune femme s’énervée devant lui. Tout dans son expression corporel indiquait qu’il prévoyait un coup physique, une attaque imminente, une douleur assurée qui viendrait plus tôt que tard et pourtant, Winifred se contentait de serrer les poings devant lui. D’ailleurs, pourquoi est-ce qu’elle s’emballait comme ça hein ? Les sourcils maintenant froncés, il c’était redressé lentement en levant une main, signe qu’elle aurait dut la fermer. C’était pourtant bien connu, une femme devrait toujours se taire et être jolie. Or, celle qu’il avait en face de lui, bien qu’il passe son temps à dire qu’elle n’était pas si attirante que cela, savait capter son regard plus que toute autre. Pas à cause d’un physique avantageux, pourtant il n’avait que du positif à dire au sujet de ce dernier, ni grâce à une chevelure fabuleuse, ceux de Fred n’étant pas tellement mis en valeur par sa propriétaire, mais bel et bien parce que cette fille dégageait quelque chose de fabuleux. Pas pour tout le monde évidemment mais lui, il vibrait quand elle se tenait devant lui et même en ce moment, alors qu’elle l’engueulait, enfin tentait plus qu’autre chose vue comment elle était merdique, elle arrivait à lui ficher le cœur dans un tsunami -et ça fait mal ses saletés, faut pas croire-.

– Non mais tu peux pas fermer ta gueule et écouter un peu ?!

Preben et le tact, ça avait toujours fait deux et il ne faisait que le prouver en ce moment alors qu’il tentait de reprendre le contrôle de leur discussion. Qu’est-ce qu’il lui avait pris de la prendre à part comme ça, aujourd’hui hein ? Il avait toujours sut que se montrer honnête avec elle, que de chercher à la rassurer alors qu’elle braillait qu’elle en avait rien à branlé, ce qui était faux d’ailleurs vu qu’elle était tellement en pétard qu’elle n’arrivait pas à le traiter de tous les noms possible -et un point pour le Nielsen !-, c’était une foutu mauvaise idée. Pourquoi est-ce qu’il avait dut aborder le sujet Omaha hein ? Quelle idée merdique ! Tout allait bien avant ça, ils riaient, ils avaient même commencé à flirter, enfin il lui semblait et là il avait décidé d’avoir un élan d’honnêteté suite à un élan de culpabilité. Ouais, il avait trainé autour d’une autre blonde pendant un moment et il avait effleuré le sujet en parlant de ses préférences pour les blondes -un sujet trop sensible pour les brunettes-, sauf qu’évidemment la demoiselle n’avait pas voulu le laisser terminer. À la place, elle c’était mise à gueuler, à demander des réponses mais à ne pas vouloir écouter les réponses et maintenant, elle fuyait comme une vraie gamine qui se prend pour une drama-queen. Non parce qu’en fait, ça n’allait pas du tout à la brune cette attitude, un outrage ! Ça lui faisait presque mal aux yeux, à Preben, de la regarder s’en aller comme ça. Et comme une fille c’est super compliqué pour un Nielsen et que comme sa famille il n’était pas très doué avec elles, le seul truc intelligent qu’il avait trouvé à lancé se résumait à…

– Bordel, t’es chiante Fred ! Depuis quand t’es aussi compliqué que les autres filles hein ?! Ramène ton cul ici comme une femelle raisonnable tu veux ?!

Bah oui, évidemment ça allait la ramener ! Sauf que non et même que les pas devinrent plus large alors qu’elle le plantait là et que lui, complètement à court d’idée, se passait une main sur la nuque. Il avait gaffé, ça au moins c’était clair. Ce qu’il ne comprenait pas, c’était toute cette réaction, toute cette montagne qu’elle montait autour de finalement rien. Et puis, pourquoi ne pas le laisser terminer avant de ne se mettre à agir comme une pétasse hein ? Grognant sous la frustration, il n’avait jamais aimé laisser ses conflits en suspens le blondinet, il tira doucement sur ses cheveux. Il n’avait qu’une envie, celle sensée d’ailleurs, et c’était de la planter là. Ouais, il n’avait qu’à retourner dans sa chambre ou encore de rejoindre ses potes, d’aller emmerder Kyle même si il le voulait ! Ça aurait de quoi l’occuper et puis ce serait toujours moins chiant que de se prendre la tête avec Winifred. Cette fille avait le chic d’être de plus en plus compliquée depuis leur retrouvaille et franchement si au début il avait cru la comprendre, plus le temps passait et plus ses réactions le surprenait. Il fallait qu’il voit la vérité en face, le syndrome prémenstruel de sa vieille amie était de plus en plus long et persistant au fil des années. Merde, qu’est-ce que ça allait être dans 10 ans hein ? Il allait en prendre plein la gueule oui. Il n’avait donc aucune intention d’aller la rejoindre, de courir derrière MAdame pour qu’elle se calme, oh ça non !

Pourtant, c’est ce qu’il se retrouva en train de faire, courant dans les couloirs en continuant de grognant, se répétant mentalement qu’il le faisait parce qu’il n’aimait pas laisser les conflits en suspens et qu’il prenait tout simplement la situation en main ! Il agissait comme un homme en somme, même si au final il la cherchait partout comme un con - chez lui ça venait naturellement, que voulez-vous-. Il l’aurait surement perdue de vue s’il n’avait pas été plus rapide qu’elle, mais il la battait toujours en sport -ah AH !- et il la vit se glisser dans la bibliothèque, une putain de mauvaise idée de sa part à elle. Bien sûr, une fois dans la salle des tortures et des moches, non mais vous avez déjà vu de beaux sportifs trainer dans le coin hein, il ne la vit pas tout de suite. Comme le con qu’il savait être en tout temps, il se mit à haleter son prénom avec un renouveau d’agacement.

– Fred ? Fred ?! Bordel, t’es où hein ?!

C’était sans compter sur la présence de la bibliothécaire, qui apprécia tout de suite moins son petit cri de ralliement. Dès que la femme vint dans sa direction, il grogna. La salle des tortures, il l’avait bien dit ! Il se prit alors un joli petit reproche dont il se serait passé et histoire de la calmer, mais surtout de ne pas être foutu à la porte, parce qu’il devait encore retrouver la salope qui le faisait jouer à cache-cache, il offrit un petit sourire faussement repentant à la femme et s’excusa pour ensuite apercevoir une tête brune bien connu, qu’il reconnut bien entendu grâce à son rire. C’était un son qui lui fichait des frissons dans le ventre, un bruit qu’il aimait plus que tout. Bref, han la salope ! Elle osait se cacher en plus ! Fronçant les sourcils, il pressa le pas et tenta de la rejoindre mais elle avait déjà disparu. Ça n’allait pas se passer ainsi, oh ça non !

Fouillant les rayons des environs, il finit par reconnaitre son parfum, parce que entourée par les vieux volumes sont odeur de menthe était reconnaissable et il la suivit jusqu’à retrouver la brune. Il eut même la chance de la surprendre, arrivant devant elle et non pas dans son dos comme elle en s’en doutait. Lorsqu’il vit la surprise sur son adorable visage, ses yeux s’écarquillant derrière le verre de ses lunettes et sa poitrine se soulevant d’un coup rapide, un petit sourire de vainqueur glissa sur le coin droit de sa bouche. Un sourire qui ne fit pas d’ombre à son superbe froncement de sourcil évidemment et que bientôt Winifred effaçait en lui balançant un livre dessus. Ben eut tout juste le temps de redresser un avant-bras pour s’en protéger, celui-ci butant contre son bras dans un bruit mat alors que le blond grognait et chuchotait tout haut. En fait il ne chuchotait plus vraiment puisqu’il le faisait trop fort mais voilà, l’effort y était alors qu’il fixait la brune avec agacement et qu’il repoussait les livres de ses mains rapides.

– Outch ?! OUTCH ! Merde, c’quoi ton putain de problème ! Lâche ça et vient avec moi, merde !

Toujours très articulé, Preben fit finalement de sa main droite sa prisonnière alors qu’il tirait, sans ménagement, sur le bras de la jeune femme, afin qu’elle le suive. Là, il longea les rayons, changea à quelques reprises puis s'assurant qu’ils étaient tout au fond de la bibliothèque et que personne ne viendrait les déranger, il la plaqua tout bonnement contre un mur. Ses avant-bras vinrent se poser de chaque côté de sa tête, la coinçant entre lui et le mur mais surtout, en face de lui alors qu’il plantait son regard de tempête dans le sien de glace.

– Tu veux bien me dire ce que tu as ?! T’as tes règles ou t’aime juste me prouver que t’es aussi conne que les autres cruches qui me tournent autour ? Non parce que là, tu fais un drame pour rien hein ! Si tu me laissais terminer avant de grimper sur tes grands cheveux, tu verrais bien que là t’a juste l’air d’une putain de jalouse !

C’est ce qu’elle était ? Là il était troublé le Preben, lui qui n’avait même pas réalisé que son expression n’était pas bonne en utilisant cheveux, il se demandait ce qu’il devrait comprendre par le comportement de sa vieille amie. Relaxant son visage pour la dévisager avec surprise, il resserra pourtant sa position lorsqu’il sentit sa captive se tortiller. Aucune sortie ne serait possible, ça non ! Il pressa même sa hanche droite à la sienne et pencha un peu plus son visage sur la droite, son souffle caressant sa joue.

– Alors c’est ça ? T’es jalouse d’une blonde ?

Un sourire espiègle en coin, un tantinet satisfait aussi, il l’étudia du regard et émit un petit grognement de gorge, de pure contentement oui, alors qu’il se penchait un peu plus sur elle.

– Je sais que tu viens de m’accuser à tort, que tu as même lancer le chien de garde sur moi avant de ne tenter de me tuer à coup de livre mais là… j’avoue que je pourrais te pardonner, rien que pour glisser deux doigts contre ta peau. C’est sexy ce petit air de fureur tu sais… ça m’excite mais… c’est peut-être une autre ruse.

Là il soupira, comme si elle le troublait plus que possible, comme si elle lui faisait vivre un gros dilemme et il fronça à nouveau les sourcils alors qu’il l’observait.
Does me wanting to fuck you make this akward ?
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MessageSujet: Re: Of how men can be men whores [WiniBen]   Sam 18 Fév - 15:17



THE WORST FEELING IS LIKE PRETENDING YOU DON'T CARE ABOUT SOMETHING, WHEN REALLY IT'S ALL YOU CAN THINK ABOUT.

Mais qu'est-ce qui se passe Fred ? T'étais pas comme ça avant. T'aurais jamais fait ça avant. T'aurais pas prit tes jambes à ton cou comme une vulgaire fillette, une pauvre adolescente névrosée, oui. Avant, tu ne t'aurais jamais inquiété de la sorte. Quand tu disais que t'en avais vraiment rien à branler de ce qu'il pouvait te raconter, tu le pensais. Dans le pire des cas, si t'aimais pas ce que t'entendais, tu le frappais et tu l'engueulais, c'est tout. Les choses se réglaient toujours directement avant. Tu lui criais ce que t'avais à dire et il en faisait de même. Et comme deux garçons venant de se taper sur la gueule, ce qui pouvait également arriver avec toi, les choses revenaient à la normale, vous vous étiez compris. T'étais pas une putain de nunuche en manque d'amour qui s'enfuyait dès que le nom d'une fille était prononcé. Elle était où cette Fred ?

Elle ne le sait pas et elle t'emmerde, tout simplement. Cette Fred n'a pas subi ce qu'elle a subi. Elle a ses raisons d'agir comme ça, voilà ce qu'elle se répète malgré cette petite voix qui pointe toutes les fautes aux bons endroits. Avant, le nom d'une fille autre qu'elle était une blague plus qu'autre chose à ses oreilles. Après tout, c'était elle qui entourait ses bras autour de son cou par la suite. C'était ses lèvres à elle qui goûtaient les siennes, effaçant le prénom de cette greluche quelconque par la même occasion. Mais maintenant, cette certitude, elle ne l'avait plus. Plus depuis Erinna, plus depuis Athos et sa fourberie. Elle se demande même pourquoi elle a eu la prétention de croire qu'elle l'avait déjà eu. Alors l'entendre une nouvelle fois, une troisième fois, c'était hors de question. Ses pieds avaient bougé d'eux-mêmes, répondant à l'appel de son coeur qui grinçait, menaçant de se fissurer à nouveau, alors que sa tête essayait de la convaincre de rester. De rebrousser le chemin et d'essayer de faire comme avant.

Et pourtant, elle savait très bien que c'était impossible. Après tout, il avait tout changé, ça ne serait jamais plus pareil entre eux. Pas complètement du moins. La peur avait prit le dessus, sentiment qui semblait l'habiter de plus en plus au fil des âges alors qu'il se tenait devant elle, dans un des nombreux rayons de la bibliothèque. La surprise la secoua également et elle chercha désespérément que faire durant l'espace d'un instant. Elle n'avait vraiment pas envie d'avoir cette conversation. Alors, posant les yeux sur le livre qu'elle tenait, elle y vit un moyen de libération. Ou du moins une arme potentielle pour faire diversion. Qui ne tente rien n'a rien, c'est bien ce qu'on dit. Malheureusement, dans ce cas-ci, ça se résumerait plus en un 'peu importe ce que tu tentes, t'es foutue'.

Non mais franchement, le livre semblait tombé sur le sol telle une mouche morte et il y avait Ben, se plaignant comme un gamin. C’était juste un livre. Pas une encyclopédie, malheureusement. L’autre chose qu’elle réalisait ensuite, c’est qu’elle n’avait même pas profité de la situation pour bouger d’un pouce et qu’elle se faisait empoigner le bras. Et la voilà, se faisant traîner comme une poupée de chiffon façon Nielsen au travers de la bibliothèque, ses talons traînant au sol, tentant vainement de résister à sa poigne de fer alors que tout ce que cela lui causait, c’était d’user ses semelles beaucoup plus rapidement. Grommelant, elle se fit entraîner contre son gré jusqu’à ce qu’elle ait une rencontre très romantique avec un mur quelconque, gracieuseté de Preben. Serrant les dents, elle massa distraitement son bras alors qu’elle observait sa position stratégique, lui bloquant complètement la moindre chance de sortie.

Et les mots qui sortaient de cette sale bouche n’aidaient pas, lui faisant prendre une mine renfrognée. Il voulait vraiment son poing sur la gueule ? Parce que justement, la comparée avec ces autres connes comme il disait si bien lui donnait vraiment envie de le faire. Non mais, pour qui se prenait-il celui-là ?

Enfin, elle avait bien envie jusqu’à ce qu’il dise ce truc. Cheveux.

Cheveux, vraiment ? Elle arqua soudainement un sourcil, tout le reste n’étant plus d’aucune importance alors que son attention était entièrement sur cette petite erreur de sa part, attendant de voir s’il allait réaliser. Mais non. Elle pinça les lèvres, se décalant légèrement vers la gauche alors que son regard évitait soudainement le sien. Cependant, la pression contre sa hanche lui fit rapidement relever les yeux vers lui et elle les plissa, évaluant sa petite tirade alors que son cerveau n’enregistrait plus vraiment ce qu’il lui disait, fixé sur un seul objectif.

« C’est pour mieux me moquer mon enfant… On dit chevaux en passant, pas cheveux. »

Et comme elle le pensait, le blond s'écarta d'un coup, pestant contre la brune qui avait maintenant un joli sourire moqueur, si on osait même dire victorieux. Ouais, elle avait cassé l'ambiance qu'il tentait d'installer, et alors ? Elle s'en fichait bien oui. Et même si elle avait sa porte de sortie, soudainement elle n'avait plus très envie de l'emprunter. Non, parce que malgré tout, il avait réussi à la faire tiquer sur quelque chose.

« Et non, je ne suis pas jalouse. Les blondes me pourrissent la vie, c’est un fait. »

Elle croisa les bras, portant son poids sur un pied.

« Maintenant si t’as finis de me traîner partout et que c'est juste une question de 'jalousie' comme tu dis si bien, j’ai d’autres trucs à faire. »

Ouais bon, elle aurait peut-être mieux fait de garder sa porte de sortie initiale.
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Of how men can be men whores [WiniBen]

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