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 N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère

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Stephy
charming anti-PRINCE
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MessageSujet: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Sam 13 Juil - 18:32

Fitna Deidamia
NicMeadhra
FEAT. Holland Roden
17 ans ϟ Primaire ϟ Hyène & Sangsue ϟ Sans-mêlée

Fitna ; Mot arabe qui signifie « ce qui engendre le trouble - la tentation, la discorde, le désordre. »

Fitna, ce n’est pas un prénom délicat pour une jeune femme délicieuse, ce n’est pas un prénom fait pour être joliment déposé sur la langue et encore moins pour embellir un adorable minois. Fitna c’est un avertissement subtil, une mise en garde apposé directement sur une source de problèmes multiples, le tout joliment emballé. Parce que là où le délice commence, le supplice fait des ravages et le jeu n’en vaut souvent pas la chandelle, pas si on doit s’y brûler au quatrième degré et risquer d’y laisser quelques organes. C’est une source de problème continuelle, un maelström d’émotion qui bouille à la surface, en fait c’est comme se trouver près d’un volcan. Elle est magnifique, elle peut vous réchauffer, elle sait le faire et elle aime même le faire, mais elle explose tellement souvent que vous avez toutes les chances d’en sortir salement amoché, pour peu que vous vous y investissiez. Parce que Fitna ne sait pas se contrôler. Parce que Fitna ne sait plus comment aimer.

Fitna c’est une force de la nature qui ne possède aucune limite; une tempête particulièrement violente, une mer capricieuse, une sécheresse torride ou un hiver glacial. Elle n’est jamais facile à gérer, pas simplement parce qu’elle le décide, mais aussi parce qu’elle ne sait pas comment faire autrement. C’est comme une pièce à deux faces, pile vous gagnez, face elle gagne, sauf que Fitna a triché, Fitna a échangé sa pièce pour une double face parce qu’elle n’est pas fairplay. Fitna c’est être trop orgueilleuse pour être malheureuse, mais aussi être trop capricieuse pour être heureuse, c’est vivre dans une nuance de gris alors que vous ne pouvez accepter que le noir ou le blanc. C’est non seulement faire subir aux autres le pire, mais aussi de se l’infliger, parce qu’on est toujours soit avec Fitna, soit contre elle.

Fitna c’est une créature gorgée de rancœur, tellement égocentrique, qu’elle punit avant d’avoir terminé de juger les autres. C’est être injuste, c’est avoir des préjugés et les assumer sans honte, c’est se faire sa propre justice et ne pas craindre le juste retour des choses. C’est être prêt à tout encaisser sans pleurer, souffrir en silence pour ensuite mieux se venger, c’est être éternellement innocente et à la fois agressive. Fitna c’est l’ambition sans la crainte des dégâts possible, c’est avancer sans se retourner, mais c’est aussi une énorme boule de frustration. Parce que si Fitna c’est se donner sans réellement laisser quoi que ce soit à chérir à l’autre, c’est aussi avoir besoin de leur chaleur pour survivre. Fitna c’est un besoin constant d’être rassurée, de se sentir belle, de se sentir désirée, de se sentir femme et le plus parfaite possible. Pas pour être acceptée, pas pour se sentir meilleure que les autres, simplement pour exister, simplement pour ne plus se recroqueviller au sol avec un trou dans la poitrine. C’est avoir un besoin immense, obsessif même ou douloureux, d’amour, d’attention et de chaleur. C’est avoir froid dans son corps, dont on doute trop fort, quand bien même on en prend grand soin.

Fitna c’est se donner le droit d’obtenir tout ce qu’on désire, c’est prendre sans se poser de question, c’est ne pas posséder d’empathie, mais c’est aussi de veiller sur le peu que l’on possède. Parce que si elle ne possède pas grand-chose ou grand monde, qu’elle aime les contrôler et les gérer à sa manière, Fitna est terriblement protectrice. Fitna c’est être une femme forte, assumée, dominante, c’est agresser pour le plaisir, chercher les conflits, pour ensuite regretter et recommencer. C’est ne pas savoir s’arrêter, ne pas savoir mesurer les pour et les contres, et pourtant se montrer loyal. Fitna c’est ne pas savoir ce que l’on souhaite vraiment, c’est vite se lasser et pourtant avoir tout le potentiel pour obtenir le bonheur. C’est être instable, se chercher, se trouver et se perdre à nouveau. C’est être supérieur au monde duquel on est issu, c’est faire pâlir d’envie les parents des autres filles de sang plus pur et ne pas même avoir à faire semblant de connaitre l’étiquette. Fitna c’est d’accepter la solitude, mais de ne pas la pardonner et surtout, de la fuir autant que possible. Parce que la douleur à élu domicile en soi. Parce que la vengeance, une fois sur la langue, à presque le même goût que l’amour y a jadis laissé.


a little something from you.

Medbh ; « Grande déité de la guerre, grande guerrière et puissante amante, elle apporte la puissance, le leadership, la force, le contrôle ainsi que le pouvoir. Cette déesse d'une grande force développe aussi la puissance sexuelle. »
Soumet le, Soumet les, tous autant qu’ils soient !
Medbh c’est le patronus dominant de la rouquine, une hyène tachetée qui marche élégamment à ses côtés, sa meilleure représentation animale. C’est l’animal que Fitna caresse du bout des doigts presque en permanence, lorsqu’elles marchent côte à côte, comme des égales. Medbh c’est une voix qui se faufile dans votre tête et vous souffle que vous n’avez pas à avoir le moindre doute ou remord, c’est ce qui vous pousse à être plus vicieuse encore, ne serait-ce que pour vous prouver que vous le pouvez. C’est ce qui vous encourage à maltraiter les autres, ce qui arrive à vous convaincre que faire le mal, faute de pouvoir vous apporter le bonheur, peut au moins engourdir toutes les émotions désagréables. Medbh c’est le coach qu’il faut à toute personne affublée d’une faible estime de soi et à la fois la plus sévère qui soit, parce qu’à la moindre faiblesse, elle disparait. C’est de dominer sa sorcière et de l’influencer fortement, de même pouvoir la rendre encore plus instable et de ne jamais hésiter à la faire perdre pied dans les sentiments les plus noirs qu’elle possède. Medbh c’est le patronus assumé, parce qu’elle est tout ce qu’on aperçoit à la surface de Fitna, un autoportrait troublant et plus angoissant que le véritable exemplaire.

Cliona ; « Déesse d'une grande beauté, elle inspire le développement de l'estime de soi et la confiance personnelle. Elle confère la fierté et les moyens pour accepter son apparence, quelle qu'elle soit, afin d'être en mesure de s'accepter tel que l'on est. »
Regarde toi, regarde toi vraiment et accepte toi !
Cliona c’est le patronus dominé de Fitna, une sangsue noire aux reflets brunâtre et lisse au touché, qui aime laisser de petit sillon de sang sous son passage. C’est la bestiole que la rouquine dissimule avec un regard presque paniqué, c’est la petite chose que l’on cache sous le coup de la honte et du dégoût. Cliona c’est celle qui vous chuchote que tout ira bien, qui vous rappelle que malgré tout vous avez encore du bon en vous, qu’il y a toujours des chances pour que tout s’arrange. C’est la marchande de rêve, un jimini cricket nouveau genre, qui faute de pouvoir vous faire réfléchir, tente au moins de vous rassurer. Cliona c’est aussi l’acceptation de cette partie hideuse de Fitna, celle qu’elle sait possédée mais qu’elle refuse de laisser paraitre au grand jour. C’est une représentation physique parfaite de ce que la rouquine s’imagine être : tout sauf désirable. Cliona c’est les bons sentiments cachés sous la carapace de titane que la rousse porte en permanence, c’est le patronus rejeté et dissimulé, celui dont on ne parle pas. Parce qu’il est faible, parce qu’il est repoussant, parce qu’il est la dure réalité.


You're not a sad story.












Avant que la femme soit, il y avait l’enfant, l’adorable petite fille aux boucles rousses qui riait à la moindre grimace et se plaisait à regarder les étoiles en compagnie de son frère. Avant Fitna, il y avait Nana, une petite fille rieuse et passionnée par le ballet, une futur danseuse professionnelle oui. Avant la douleur et la rancœur, il y avait l’affection sincère d’une enfant pour son frère ainé de quatre ans, un amour sans borne qui la faisait grimper sur son dos et lui embrasser les joues avec affection. Mais plus que les rires des deux enfants ou que les coups étouffés des chaussons de ballet sur le sol, il y avait surtout les chuchotements hantant la chambre des parents, lorsque la nuit tombait et qu'Archibald tentait d’endormir sa soeur. Parce que si beaucoup de chose devait changer avec les années, l’absence des parents NicMeadhra devait être l’un des points stables de leur vie à tous. Il n’y avait pas de baiser avant le coucher, pas de câlins ou de promesses diverses. Il n’y avait qu'Archie me racontant des histoires, modulant sa voix et me lançant des regards plein de malice. Il n’y avait que moi, allongée près de lui, prête à rire ou crier, souriante ou me mordillant un pouce. Il n’y avait que nous, deux enfants un peu paumés mais heureux, accrochés l’un à l’autre.

Parce que papa travaillait tard, parce que maman devait prendre soin des autres, parce que nous étions leur sublime progéniture et que nous avions droit à tout leur amour le reste du temps. Parce que lorsque le soleil se lèverait, il y aurait une maman fatiguée dans la cuisine, en train de terminer notre petit déjeuner, pour ensuite nous embrasser le front en nous rappelant la force de son amour. Parce que papa serait là dès samedi matin pour nous amener dieu sait où nous en aurions envie, parce qu’il serait assis au premier rang lors de mon prochain récital et qu’il applaudirait plus fort que tous les autres pères. Avant que Nana ne devienne Fitna, cette vie je l’adorais, parce que bien que NicMeadhra ne soit pas un nom très connu, nous parvenions à nous élever. Personne n’aurait cru que Nana était l’enfant de deux sang-mêlé, pas avec mes manières exemplaires ou ma façon de danser, personne n’aurait cru que Archie n’appartenait pas à une quelconque famille de haut rang tant il savait bien s’exprimer et avait une confiance digne d’un jeune lord. C’était la belle époque, celle où mes nuits étaient paisibles, parce qu’allongée là contre Archibald la vie était facile et que mon cœur n’avait pas de raison de s’affoler.












Il suffit souvent de peu pour qu’un cœur s’affole, pour que la température interne grimpe et qu’une jeune fille se transforme en un volcan sur le point de faire irruption. Moi il m’aura fallu dix ans d’amitié complice, deux ans d’un amour à sens unique, une année à lancer des signaux perdu en mer, cinq mois à réaliser qu’il avait bel et bien dit qu’il voulait essayer aussi, trois mois en relation « officielle » et finalement deux minutes de solitude avec Sebastian, pour que le mien s’affole. Les jeunes filles de quinze ans ne devraient pas être laissées seules avec un garçon, parce qu’elles ne sont pas complètement certaines de ce qu’elles veulent, parce qu’elles veulent parfois aller trop vite, parce que leurs mains tremblent lorsqu’elle verrouille leur porte derrière le dit garçon. Leur jeunesse n’excuse pas leur manque d’expérience ou leur naïveté, parce que vouloir perdre ma virginité avec Sebastian, c’était finalement tout sauf une bonne idée. Mon corps s’enflamme, ma respiration devient difficile, mon pouls accélère et je me presse à lui. Le roux appelle le clair de sa peau, le rose appelle sa bouche et le crème de ma chair se fond contre le noir de ses cheveux. Sebastian est beau, Sebastian est doux, Sebastien est bon et pourtant, je sais que Sebastian n’est pas tout ce que je pourrais obtenir. Il y a plus fort, plus large, plus grand au dehors de cette chambre, il y a plus âgé, plus expérimenté et plus viril, mais c’est de ses doigts fins dont je rêve et de ses long cheveux collés à mon ventre.

Les vêtements tombent, mais pas pour séduire, pas pour se dévoiler, mais pour récompenser. Parce qu’il a ce sourire qui réchauffe le cœur, parce que sa main trouve toujours la mienne dans le noir, parce que sa voix à une tonalité plus séduisante que toute l’équipe de quidditch réunie et pour encore tellement de chose. Le corps d’une jeune fille n’est pas conçu pour pouvoir tout emmagasiner cet amour, cette affection, ce désir aussi, alors j’explose contre lui. Je le griffe, je l’attire à moi, j’exige et je ronronne. Je me fais chatte, je me fais femme et je m’offre en toute innocence. Parce que tout le monde le fait ainsi, parce que c’est notre moment, parce que je lui ai fait confiance une fois de trop. Puis la tempête se lève, je suis dans une nouvelle vocation : celle de catastrophe naturelle. Mon corps est repoussé, rejeté, dénigré même alors que tout éclate. À quinze ans ce n’est jamais qu’une question de sexe, ce n’est jamais passager, ce n’est jamais qu’une mauvaise expérience, non. À quinze ans être nue devant l’autre c’est une épreuve de courage et une preuve de confiance, puis le courage manque sous la réalité douloureuse et la confiance tombe au sol, raide morte. La chambre se vide sous les cris, sous une pluie de vêtement lancé dans le corridor et par un corps repoussé à l’extérieur, le corps encore à moitié vêtu, le corps non offert. Sebastian est un récif, il a survécut à la tempête, celle de ma chambre, celle qui fait encore rage en moi, puis à celle qu'Archibald fait éclater à l’extérieur, avant de la lancer contre la porte de ma chambre.

La porte ne s’ouvrira pas avant qu’à quinze ans je le vois gagner une voiture à l’extérieur, la tête basse et la démarche nerveuse. Et mon chagrin ne pourra être consolé par un frère ainé, ni par de la glace, ni par ce retour dans l’immense lit de mes parents ou par la main chaude et large d'Archie dans mes cheveux. Le chagrin s’engouffre en moi, lacère tout et la vengeance se faufile dans ce cœur qui ne bat plus la chamade, parce que faute de pouvoir aimer, il peut maltraiter, lui aussi. Œil pour œil, dent pour dent Sebastian, mon cœur pour le tien, parce que de toute façon, je préférais le tien.












Une nuit peut changer une tonne de chose, une nuit et la jolie danseuse ne tient plus la main de l’adorable joueur de quidditch, une nuit et ils n’échangent plus même un seul regard, encore moins une parole. Peu importe si c’est lui ou elle, les estrades semblent vide sans elle, sans sa voix pour l’encourager lui, pour lui hurler qu’il est le meilleur. Peu importe si des mots s’entassent dans la gorge de la rouquine, qu’elle à cet air blessé et à la fois furieux, parce que le pire est à venir. Les rumeurs courent alors, l’amitié n’aurais jamais du devenir amour, on cherche le fautif, on accuse les horaires difficile de l’un, les lèvres trop rouge de l’autre, mais au final personne ne sait vraiment. C’est là qu’elle frappe, la tornade relâchée dans Poudlard, la tempête furieuse et violente, blessée et humiliée par le garçon au cheveux long. La vérité est chuchoté tout bas, entre deux éviers dans la toilette des filles, d’une oreille à l’autre dans un cours de potion, elle est discuté tout haut dans un corridor et elle est pratiquement hurlé durant l’heure du repas : Sebastian D. Prince est homosexuel.

C’est une catastrophe, c’est d’un vulgaire et on me pose des questions. Je ne mens pourtant pas, je dis la vérité, je la répète, je la chante presque et chaque nouveau visage outré me redonne du cœur au ventre. Ce n’est pas moi qui suis dégoûtante ou repoussante, c’est lui. Tout est de la faute de Sebastian, tout ! Le monde cesse de tourner autour de sa sublime personne, de toute manière il perd ses charmes un peu plus chaque jour que je passe loin de lui, pour moi, mais surtout pour les autres. Les rumeurs courent de plus en plus vite, le percute et quelques jours plus tard, il tombe à genoux près de moi, bousculé par d’autres garçons. Là, debout devant ce qui faisait jadis battre mon cœur, je suis puissante, je suis l’infini, je suis la victoire. Il y a bien ma main qui se tend vers lui, mais l’orgueil à raison de tout, il m’a blessée, il m’a rejetée, c’est à mon tour et ma main se serre. Une horreur est née, celle qui se contente de sourire aux méchants, celle qui s’acoquine avec eux et enterre pour de bon une amitié de tant d’année. En amour comme à la guerre, tout est permis et la rouquine compte amputer le brun. Elle devient celle qui parade au bras des coéquipiers du martyr moderne, elle se transforme en la jolie garce qui sourit avec plaisir lorsqu’on le pousse dans un couloir ou pire, elle qui rappelle à tout le monde ce qu’il est. Sebastian n’est plus un être humain, c’est un pariât, un insecte à écraser et mes talons haut n’ont jamais été aussi aiguisés. Je joue avec ma nourriture, je lui pourris la vie, j’en fais un drogué, une vrai victime et quand son regard croise le mien, je suis satisfaite. Parce qu’il souffre autant que moi, parce qu’il y a en lui un trou aussi gros que dans ma poitrine.












L’enfer, c’est un endroit propre à chacun, c’est un état d’être, une façon de vivre et surtout une condition que l’on peut imposer aux autres, pour peu qu’on en est la force et l’ambition. Fitna n’en avait jamais manqué et vous savez ce que l’on dit sur les roux, qu’ils sont maléfiques, des créatures du mal, eh bien elle en faisait un très bon exemple. La victime avait été toute désigné durant un an, un an où je m’étais amusée à torturer Sebastian, à le rabaisser plus bas que le sol, à faire courir des rumeurs horribles à son sujet. Parce que être homosexuel perd un jour de son sensationnalisme, parce que les gens finissent par oublier et en avoir assez d’entendre les mêmes histoires être ressasser, parce que la compassion des gens à une limite et qu’un beau jour vous réalisez que vous ne pouvez plus pleurer sur le même sujet. Alors les mensonges s’accumulent, les ragots font bon train et d’homosexuel une rouquine fait de son ancien meilleur ami un être désespéré, vendant ses charmes à des hommes plus vieux. Personne ne doit vouloir de lui et les quelques garçons qui s’approchent de lui, sans doute attiré par la curiosité, je les capture. J’en fais mes victimes et je les empoisonne avec ma bouche, je les souille de mon sceau, je les marque et je les brandis fièrement devant le regard hagard de celui qui me manque pourtant affreusement. Je gagne pendant un an, je le rends plus fort, je lui rends service même et c’est peut-être ce qui me lasse. Ce qui ne tue pas, rend plus fort, mais le brun ne devait pas devenir plus fort, il aurait dû s’écrouler au sol. Je m’en veux, je suis soulagée, je suis vexée, je ne sais pas ce que j’en pense.

Et puis il y a ce corps dans lequel Fitna vit, il y a ses délicieuses courbes, sa poitrine ronde, ses hanches bien dessinées et sa bouche pulpeuse. Un corps qui fait rêvé, un corps qui devient un outil, un corps dont la propriétaire fait semblant de réellement aimer, un corps dont elle prend soin à tout prix. Diète, sport, ballet, sommeil, tout est bon pour le garder au mieux de sa forme. Elle le barbouille de crème, le fait tremper dans toute sorte de lait et se peint les lèvres et les ongles, mais au final elle ne s’y sent toujours pas à l’aise. Parce qu’un jour Sebastian m’a repoussé, parce que mon amour à jadis été jeté aux orties avec mon corps comme seul coupable. Alors je fais semblant, je joue à la séductrice, je souris, je bats des cils et je termine ma nuit dans un lit quelconque. Le sexe opposé ne m’intéresse pas sincèrement, il me permet seulement de souffler, de combler temporairement le trou qui baille toujours au centre de mon corps, pas si parfait que ça au bout du compte. Il lui dit qu’elle est belle, il la désire, il en perd la tête, il la mord et exige qu’elle halète plus fort. La rousse se perd dans le plaisir, dans l’espoir d’être réellement belle, d’être à nouveau complète, mais lorsque le matin se lève rien ne change jamais. Je suis vide, une jolie poupée à qui on refuse les quelques grains s’étant échappé de son corps si souple, trop souple. Je quitte les lits sans hésitation, je souffle des baisers mais jamais de promesse et je recommence à faire semblant.

Parce que les secrets sont comme des poisons, ils sont là pour vous tuer à petit feu et moi, je meurs à une vitesse record. Parce que la poupée exécute ses duos derrière des portes verrouillées, parce qu’elle cajole son martyr personnelle devant leur famille respective, parce que ses petits jeux sensuels ou cruels sont tût. Les adultes n’ont pas à savoir, ma famille non plus, alors je ne ruine pas entièrement la vie de Sebastian et il laisse la mienne tranquille aussi. Sauf qu’Archibald sait, pour lui, pour nous, puis pour moi. Le trou devient un fossé au second rejet, je m’enlise et même si je bats des bras, que je supplie mon frère de me pardonner, il n’y a rien à faire. La petite fille est morte, elle a été sacrifiée dans son corps trop femme, trop mûr, trop tordu. Archie ne me parle plus depuis six mois, sauf en présence de nos parents, parce que c’est une des règles universelles du jeu : le mensonge est à l’honneur devant les adultes. Je suis une joueuse compulsive, je ne sais plus m’arrêter et j’étouffe sous ce manque d’amour évident. Puis il y a la brune, la meilleure amie, la seule personne restante pour jouer à la bouée de sauvetage, celle qui ralentit la noyade. Brunhilde sait calmer Nana, Brunhilde sait la faire souffler et rire un peu, Bunhilde est un îlot que visite parfois la rouquine, Brunhilde est le seul point stable de ma vie. Alors je la martyrise lorsque je n’en peux plus, j’en fais mon petit chien de poche, mon esclave à vie, puis je m’excuse, je la couvre de cadeau et de compliment. Bruni c’est celle qui mérite le peu de bon restant en moi, même Mebdh est d’accord avec moi et le premier qui lui fera du mal sera ma nouvelle victime désignée. Puis je me surprends à espérer que ce ne soit pas moi, le fameux bourreau. Parce que je me suis prise au jeu et que mes humeurs font des montagnes russes, que je ne suis pas stable, que j’aie davantage de plaisir à faire du mal aux autres, qu’à leur rendre service et que mon patronus m’y encourage. Je suis damnée, je suis vouée à faire ce que je fais le mieux : faire de votre existence un enfer. Alors je m’y applique.


Tell me who you really are.

ϟ pseudo et âge: Chupa Choops & 26 ans depuis peu
ϟ Où as-tu trouvé le forum? L’annuaire de FA !
ϟ Personnage: Scénario de Sebastian D. Prince.
ϟ As-tu un autre compte sur BP? Jordan C. Sznjerdmann :3:
ϟ Présence: Hm toujours le même refrain, je passe normalement tous les jours, sinon je saute un jour, maximum deux, mais rarement. Sinon, je RP environ 1x au 2-3 jours, voire plusieurs fois par jour si j’ai le temps. (et pas les enfants avec moi xp)
ϟ Une remarque? Je m’excuse à l’avance à Seb si cette fiche est d’un banal écœurant… promis je ferais mieux dans les RPs ! :rip:


You're not a sad story.

Ecrivez l'histoire de votre personnage, sous la forme que vous voulez, en un minimum de  30 lignes.


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ϟ pseudo et âge: Chupa Choops & 26 ans depuis peu
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ϟ Personnage: Scénario de Sebastian D. Prince.
ϟ As-tu un autre compte sur BP? Jordan C. Sznjerdmann  :3:
ϟ Présence: Hm toujours le même refrain, je passe normalement tous les jours, sinon je saute un jour, maximum deux, mais rarement. Sinon, je RP environ 1x au 2-3 jours, voire plusieurs fois par jour si j’ai le temps. (et pas les enfants avec moi xp)
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When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.


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MessageSujet: Re: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Dim 14 Juil - 1:18









Avant que la femme soit, il y avait l’enfant, l’adorable petite fille aux boucles rousses qui riait à la moindre grimace et se plaisait à regarder les étoiles en compagnie de son frère. Avant Fitna, il y avait Nana, une petite fille rieuse et passionnée par le ballet, une futur danseuse professionnelle oui. Avant la douleur et la rancœur, il y avait l’affection sincère d’une enfant pour son frère ainé de quatre ans, un amour sans borne qui la faisait grimper sur son dos et lui embrasser les joues avec affection. Mais plus que les rires des deux enfants ou que les coups étouffés des chaussons de ballet sur le sol, il y avait surtout les chuchotements hantant la chambre des parents, lorsque la nuit tombait et que Malik tentait d’endormir sa soeur. Parce que si beaucoup de chose devait changer avec les années, l’absence des parents NicMeadhra devait être l’un des points stables de leur vie à tous. Il n’y avait pas de baiser avant le coucher, pas de câlins ou de promesses diverses. Il n’y avait que Malik me racontant des histoires, modulant sa voix et me lançant des regards plein de malice. Il n’y avait que moi, allongée près de lui, prête à rire ou crier, souriante ou me mordillant un pouce. Il n’y avait que nous, deux enfants un peu paumés mais heureux, accrochés l’un à l’autre.

Parce que papa travaillait tard, parce que maman devait prendre soin des autres, parce que nous étions leur sublime progéniture et que nous avions droit à tout leur amour le reste du temps. Parce que lorsque le soleil se lèverait, il y aurait une maman fatiguée dans la cuisine, en train de terminer notre petit déjeuner, pour ensuite nous embrasser le front en nous rappelant la force de son amour. Parce que papa serait là dès samedi matin pour nous amener dieu sait où nous en aurions envie, parce qu’il serait assis au premier rang lors de mon prochain récital et qu’il applaudirait plus fort que tous les autres pères. Avant que Nana ne devienne Fitna, cette vie je l’adorais, parce que bien que NicMeadhra ne soit pas un nom très connu, nous parvenions à nous élever. Personne n’aurait cru que Nana était l’enfant de deux sang-mêlé, pas avec mes manières exemplaires ou ma façon de danser, personne n’aurait cru que Lik n’appartenait pas à une quelconque famille de haut rang tant il savait bien s’exprimer et avait une confiance digne d’un jeune lord. C’était la belle époque, celle où mes nuits étaient paisibles, parce qu’allongée là contre Malik la vie était facile et que mon cœur n’avait pas de raison de s’affoler.


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MessageSujet: Re: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Dim 14 Juil - 1:18

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MessageSujet: Re: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Dim 14 Juil - 1:24









Avant que la femme soit, il y avait l’enfant, l’adorable petite fille aux boucles rousses qui riait à la moindre grimace et se plaisait à regarder les étoiles en compagnie de son frère. Avant Fitna, il y avait Nana, une petite fille rieuse et passionnée par le ballet, une futur danseuse professionnelle oui. Avant la douleur et la rancœur, il y avait l’affection sincère d’une enfant pour son frère ainé de quatre ans, un amour sans borne qui la faisait grimper sur son dos et lui embrasser les joues avec affection. Mais plus que les rires des deux enfants ou que les coups étouffés des chaussons de ballet sur le sol, il y avait surtout les chuchotements hantant la chambre des parents, lorsque la nuit tombait et qu'Archibald tentait d’endormir sa soeur. Parce que si beaucoup de chose devait changer avec les années, l’absence des parents NicMeadhra devait être l’un des points stables de leur vie à tous. Il n’y avait pas de baiser avant le coucher, pas de câlins ou de promesses diverses. Il n’y avait qu'Archie me racontant des histoires, modulant sa voix et me lançant des regards plein de malice. Il n’y avait que moi, allongée près de lui, prête à rire ou crier, souriante ou me mordillant un pouce. Il n’y avait que nous, deux enfants un peu paumés mais heureux, accrochés l’un à l’autre.

Parce que papa travaillait tard, parce que maman devait prendre soin des autres, parce que nous étions leur sublime progéniture et que nous avions droit à tout leur amour le reste du temps. Parce que lorsque le soleil se lèverait, il y aurait une maman fatiguée dans la cuisine, en train de terminer notre petit déjeuner, pour ensuite nous embrasser le front en nous rappelant la force de son amour. Parce que papa serait là dès samedi matin pour nous amener dieu sait où nous en aurions envie, parce qu’il serait assis au premier rang lors de mon prochain récital et qu’il applaudirait plus fort que tous les autres pères. Avant que Nana ne devienne Fitna, cette vie je l’adorais, parce que bien que NicMeadhra ne soit pas un nom très connu, nous parvenions à nous élever. Personne n’aurait cru que Nana était l’enfant de deux sang-mêlé, pas avec mes manières exemplaires ou ma façon de danser, personne n’aurait cru que Archie n’appartenait pas à une quelconque famille de haut rang tant il savait bien s’exprimer et avait une confiance digne d’un jeune lord. C’était la belle époque, celle où mes nuits étaient paisibles, parce qu’allongée là contre Archibald la vie était facile et que mon cœur n’avait pas de raison de s’affoler.









Il suffit souvent de peu pour qu’un cœur s’affole, pour que la température interne grimpe et qu’une jeune fille se transforme en un volcan sur le point de faire irruption. Moi il m’aura fallu dix ans d’amitié complice, deux ans d’un amour à sens unique, une année à lancer des signaux perdu en mer, cinq mois à réaliser qu’il avait bel et bien dit qu’il voulait essayer aussi, trois mois en relation « officielle » et finalement deux minutes de solitude avec Sebastian, pour que le mien s’affole. Les jeunes filles de quinze ans ne devraient pas être laissées seules avec un garçon, parce qu’elles ne sont pas complètement certaines de ce qu’elles veulent, parce qu’elles veulent parfois aller trop vite, parce que leurs mains tremblent lorsqu’elle verrouille leur porte derrière le dit garçon. Leur jeunesse n’excuse pas leur manque d’expérience ou leur naïveté, parce que vouloir perdre ma virginité avec Sebastian, c’était finalement tout sauf une bonne idée. Mon corps s’enflamme, ma respiration devient difficile, mon pouls accélère et je me presse à lui. Le roux appelle le clair de sa peau, le rose appelle sa bouche et le crème de ma chair se fond contre le noir de ses cheveux. Sebastian est beau, Sebastian est doux, Sebastien est bon et pourtant, je sais que Sebastian n’est pas tout ce que je pourrais obtenir. Il y a plus fort, plus large, plus grand au dehors de cette chambre, il y a plus âgé, plus expérimenté et plus viril, mais c’est de ses doigts fins dont je rêve et de ses long cheveux collés à mon ventre.

Les vêtements tombent, mais pas pour séduire, pas pour se dévoiler, mais pour récompenser. Parce qu’il a ce sourire qui réchauffe le cœur, parce que sa main trouve toujours la mienne dans le noir, parce que sa voix à une tonalité plus séduisante que toute l’équipe de quidditch réunie et pour encore tellement de chose. Le corps d’une jeune fille n’est pas conçu pour pouvoir tout emmagasiner cet amour, cette affection, ce désir aussi, alors j’explose contre lui. Je le griffe, je l’attire à moi, j’exige et je ronronne. Je me fais chatte, je me fais femme et je m’offre en toute innocence. Parce que tout le monde le fait ainsi, parce que c’est notre moment, parce que je lui ai fait confiance une fois de trop. Puis la tempête se lève, je suis dans une nouvelle vocation : celle de catastrophe naturelle. Mon corps est repoussé, rejeté, dénigré même alors que tout éclate. À quinze ans ce n’est jamais qu’une question de sexe, ce n’est jamais passager, ce n’est jamais qu’une mauvaise expérience, non. À quinze ans être nue devant l’autre c’est une épreuve de courage et une preuve de confiance, puis le courage manque sous la réalité douloureuse et la confiance tombe au sol, raide morte. La chambre se vide sous les cris, sous une pluie de vêtement lancé dans le corridor et par un corps repoussé à l’extérieur, le corps encore à moitié vêtu, le corps non offert. Sebastian est un récif, il a survécut à la tempête, celle de ma chambre, celle qui fait encore rage en moi, puis à celle qu'Archibald fait éclater à l’extérieur, avant de la lancer contre la porte de ma chambre.

La porte ne s’ouvrira pas avant qu’à quinze ans je le vois gagner une voiture à l’extérieur, la tête basse et la démarche nerveuse. Et mon chagrin ne pourra être consolé par un frère ainé, ni par de la glace, ni par ce retour dans l’immense lit de mes parents ou par la main chaude et large d'Archie dans mes cheveux. Le chagrin s’engouffre en moi, lacère tout et la vengeance se faufile dans ce cœur qui ne bat plus la chamade, parce que faute de pouvoir aimer, il peut maltraiter, lui aussi. Œil pour œil, dent pour dent Sebastian, mon cœur pour le tien, parce que de toute façon, je préférais le tien.









Une nuit peut changer une tonne de chose, une nuit et la jolie danseuse ne tient plus la main de l’adorable joueur de quidditch, une nuit et ils n’échangent plus même un seul regard, encore moins une parole. Peu importe si c’est lui ou elle, les estrades semblent vide sans elle, sans sa voix pour l’encourager lui, pour lui hurler qu’il est le meilleur. Peu importe si des mots s’entassent dans la gorge de la rouquine, qu’elle à cet air blessé et à la fois furieux, parce que le pire est à venir. Les rumeurs courent alors, l’amitié n’aurais jamais du devenir amour, on cherche le fautif, on accuse les horaires difficile de l’un, les lèvres trop rouge de l’autre, mais au final personne ne sait vraiment. C’est là qu’elle frappe, la tornade relâchée dans Poudlard, la tempête furieuse et violente, blessée et humiliée par le garçon au cheveux long. La vérité est chuchoté tout bas, entre deux éviers dans la toilette des filles, d’une oreille à l’autre dans un cours de potion, elle est discuté tout haut dans un corridor et elle est pratiquement hurlé durant l’heure du repas : Sebastian D. Prince est homosexuel.

C’est une catastrophe, c’est d’un vulgaire et on me pose des questions. Je ne mens pourtant pas, je dis la vérité, je la répète, je la chante presque et chaque nouveau visage outré me redonne du cœur au ventre. Ce n’est pas moi qui suis dégoûtante ou repoussante, c’est lui. Tout est de la faute de Sebastian, tout ! Le monde cesse de tourner autour de sa sublime personne, de toute manière il perd ses charmes un peu plus chaque jour que je passe loin de lui, pour moi, mais surtout pour les autres. Les rumeurs courent de plus en plus vite, le percute et quelques jours plus tard, il tombe à genoux près de moi, bousculé par d’autres garçons. Là, debout devant ce qui faisait jadis battre mon cœur, je suis puissante, je suis l’infini, je suis la victoire. Il y a bien ma main qui se tend vers lui, mais l’orgueil à raison de tout, il m’a blessée, il m’a rejetée, c’est à mon tour et ma main se serre. Une horreur est née, celle qui se contente de sourire aux méchants, celle qui s’acoquine avec eux et enterre pour de bon une amitié de tant d’année. En amour comme à la guerre, tout est permis et la rouquine compte amputer le brun. Elle devient celle qui parade au bras des coéquipiers du martyr moderne, elle se transforme en la jolie garce qui sourit avec plaisir lorsqu’on le pousse dans un couloir ou pire, elle qui rappelle à tout le monde ce qu’il est. Sebastian n’est plus un être humain, c’est un pariât, un insecte à écraser et mes talons haut n’ont jamais été aussi aiguisés. Je joue avec ma nourriture, je lui pourris la vie, j’en fais un drogué, une vrai victime et quand son regard croise le mien, je suis satisfaite. Parce qu’il souffre autant que moi, parce qu’il y a en lui un trou aussi gros que dans ma poitrine.









L’enfer, c’est un endroit propre à chacun, c’est un état d’être, une façon de vivre et surtout une condition que l’on peut imposer aux autres, pour peu qu’on en est la force et l’ambition. Fitna n’en avait jamais manqué et vous savez ce que l’on dit sur les roux, qu’ils sont maléfiques, des créatures du mal, eh bien elle en faisait un très bon exemple. La victime avait été toute désigné durant un an, un an où je m’étais amusée à torturer Sebastian, à le rabaisser plus bas que le sol, à faire courir des rumeurs horribles à son sujet. Parce que être homosexuel perd un jour de son sensationnalisme, parce que les gens finissent par oublier et en avoir assez d’entendre les mêmes histoires être ressasser, parce que la compassion des gens à une limite et qu’un beau jour vous réalisez que vous ne pouvez plus pleurer sur le même sujet. Alors les mensonges s’accumulent, les ragots font bon train et d’homosexuel une rouquine fait de son ancien meilleur ami un être désespéré, vendant ses charmes à des hommes plus vieux. Personne ne doit vouloir de lui et les quelques garçons qui s’approchent de lui, sans doute attiré par la curiosité, je les capture. J’en fais mes victimes et je les empoisonne avec ma bouche, je les souille de mon sceau, je les marque et je les brandis fièrement devant le regard hagard de celui qui me manque pourtant affreusement. Je gagne pendant un an, je le rends plus fort, je lui rends service même et c’est peut-être ce qui me lasse. Ce qui ne tue pas, rend plus fort, mais le brun ne devait pas devenir plus fort, il aurait dû s’écrouler au sol. Je m’en veux, je suis soulagée, je suis vexée, je ne sais pas ce que j’en pense.

Et puis il y a ce corps dans lequel Fitna vit, il y a ses délicieuses courbes, sa poitrine ronde, ses hanches bien dessinées et sa bouche pulpeuse. Un corps qui fait rêvé, un corps qui devient un outil, un corps dont la propriétaire fait semblant de réellement aimer, un corps dont elle prend soin à tout prix. Diète, sport, ballet, sommeil, tout est bon pour le garder au mieux de sa forme. Elle le barbouille de crème, le fait tremper dans toute sorte de lait et se peint les lèvres et les ongles, mais au final elle ne s’y sent toujours pas à l’aise. Parce qu’un jour Sebastian m’a repoussé, parce que mon amour à jadis été jeté aux orties avec mon corps comme seul coupable. Alors je fais semblant, je joue à la séductrice, je souris, je bats des cils et je termine ma nuit dans un lit quelconque. Le sexe opposé ne m’intéresse pas sincèrement, il me permet seulement de souffler, de combler temporairement le trou qui baille toujours au centre de mon corps, pas si parfait que ça au bout du compte. Il lui dit qu’elle est belle, il la désire, il en perd la tête, il la mord et exige qu’elle halète plus fort. La rousse se perd dans le plaisir, dans l’espoir d’être réellement belle, d’être à nouveau complète, mais lorsque le matin se lève rien ne change jamais. Je suis vide, une jolie poupée à qui on refuse les quelques grains s’étant échappé de son corps si souple, trop souple. Je quitte les lits sans hésitation, je souffle des baisers mais jamais de promesse et je recommence à faire semblant.

Parce que les secrets sont comme des poisons, ils sont là pour vous tuer à petit feu et moi, je meurs à une vitesse record. Parce que la poupée exécute ses duos derrière des portes verrouillées, parce qu’elle cajole son martyr personnelle devant leur famille respective, parce que ses petits jeux sensuels ou cruels sont tût. Les adultes n’ont pas à savoir, ma famille non plus, alors je ne ruine pas entièrement la vie de Sebastian et il laisse la mienne tranquille aussi. Sauf qu’Archibald sait, pour lui, pour nous, puis pour moi. Le trou devient un fossé au second rejet, je m’enlise et même si je bats des bras, que je supplie mon frère de me pardonner, il n’y a rien à faire. La petite fille est morte, elle a été sacrifiée dans son corps trop femme, trop mûr, trop tordu. Archie ne me parle plus depuis six mois, sauf en présence de nos parents, parce que c’est une des règles universelles du jeu : le mensonge est à l’honneur devant les adultes. Je suis une joueuse compulsive, je ne sais plus m’arrêter et j’étouffe sous ce manque d’amour évident. Puis il y a la brune, la meilleure amie, la seule personne restante pour jouer à la bouée de sauvetage, celle qui ralentit la noyade. Brunhilde sait calmer Nana, Brunhilde sait la faire souffler et rire un peu, Bunhilde est un îlot que visite parfois la rouquine, Brunhilde est le seul point stable de ma vie. Alors je la martyrise lorsque je n’en peux plus, j’en fais mon petit chien de poche, mon esclave à vie, puis je m’excuse, je la couvre de cadeau et de compliment. Bruni c’est celle qui mérite le peu de bon restant en moi, même Mebdh est d’accord avec moi et le premier qui lui fera du mal sera ma nouvelle victime désignée. Puis je me surprends à espérer que ce ne soit pas moi, le fameux bourreau. Parce que je me suis prise au jeu et que mes humeurs font des montagnes russes, que je ne suis pas stable, que j’aie davantage de plaisir à faire du mal aux autres, qu’à leur rendre service et que mon patronus m’y encourage. Je suis damnée, je suis vouée à faire ce que je fais le mieux : faire de votre existence un enfer. Alors je m’y applique.


full of honey and wounds
When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.


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MessageSujet: Re: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Dim 14 Juil - 1:25

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<center><div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]Avant que la femme soit, il y avait l’enfant, l’adorable petite fille aux boucles rousses qui riait à la moindre grimace et se plaisait à regarder les étoiles en compagnie de son frère. Avant Fitna, il y avait Nana, une petite fille rieuse et passionnée par le ballet, une futur danseuse professionnelle oui. Avant la douleur et la rancœur, il y avait l’affection sincère d’une enfant pour son frère ainé de quatre ans, un amour sans borne qui la faisait grimper sur son dos et lui embrasser les joues avec affection. Mais plus que les rires des deux enfants ou que les coups étouffés des chaussons de ballet sur le sol, il y avait surtout les chuchotements hantant la chambre des parents, lorsque la nuit tombait et qu'Archibald tentait d’endormir sa soeur. Parce que si beaucoup de chose devait changer avec les années, l’absence des parents NicMeadhra devait être l’un des points stables de leur vie à tous. Il n’y avait pas de baiser avant le coucher, pas de câlins ou de promesses diverses. Il n’y avait qu'Archie me racontant des histoires, modulant sa voix et me lançant des regards plein de malice. Il n’y avait que moi, allongée près de lui, prête à rire ou crier, souriante ou me mordillant un pouce. Il n’y avait que nous, deux enfants un peu paumés mais heureux, accrochés l’un à l’autre.

Parce que papa travaillait tard, parce que maman devait prendre soin des autres, parce que nous étions leur sublime progéniture et que nous avions droit à tout leur amour le reste du temps. Parce que lorsque le soleil se lèverait, il y aurait une maman fatiguée dans la cuisine, en train de terminer notre petit déjeuner, pour ensuite nous embrasser le front en nous rappelant la force de son amour. Parce que papa serait là dès samedi matin pour nous amener dieu sait où nous en aurions envie, parce qu’il serait assis au premier rang lors de mon prochain récital et qu’il applaudirait plus fort que tous les autres pères. Avant que Nana ne devienne Fitna, cette vie je l’adorais, parce que bien que NicMeadhra ne soit pas un nom très connu, nous parvenions à nous élever. Personne n’aurait cru que Nana était l’enfant de deux sang-mêlé, pas avec mes manières exemplaires ou ma façon de danser, personne n’aurait cru que Archie n’appartenait pas à une quelconque famille de haut rang tant il savait bien s’exprimer et avait une confiance digne d’un jeune lord. C’était la belle époque, celle où mes nuits étaient paisibles, parce qu’allongée là contre Archibald la vie était facile et que mon cœur n’avait pas de raison de s’affoler.[/size][/font][/justify]</div></div>
<div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]Il suffit souvent de peu pour qu’un cœur s’affole, pour que la température interne grimpe et qu’une jeune fille se transforme en un volcan sur le point de faire irruption. Moi il m’aura fallu dix ans d’amitié complice, deux ans d’un amour à sens unique, une année à lancer des signaux perdu en mer, cinq mois à réaliser qu’il avait bel et bien dit qu’il voulait essayer aussi, trois mois en relation « officielle » et finalement deux minutes de solitude avec Sebastian, pour que le mien s’affole. Les jeunes filles de quinze ans ne devraient pas être laissées seules avec un garçon, parce qu’elles ne sont pas complètement certaines de ce qu’elles veulent, parce qu’elles veulent parfois aller trop vite, parce que leurs mains tremblent lorsqu’elle verrouille leur porte derrière le dit garçon. Leur jeunesse n’excuse pas leur manque d’expérience ou leur naïveté, parce que vouloir perdre ma virginité avec Sebastian, c’était finalement tout sauf une bonne idée. Mon corps s’enflamme, ma respiration devient difficile, mon pouls accélère et je me presse à lui. Le roux appelle le clair de sa peau, le rose appelle sa bouche et le crème de ma chair se fond contre le noir de ses cheveux. Sebastian est beau, Sebastian est doux, Sebastien est bon et pourtant, je sais que Sebastian n’est pas tout ce que je pourrais obtenir. Il y a plus fort, plus large, plus grand au dehors de cette chambre, il y a plus âgé, plus expérimenté et plus viril, mais c’est de ses doigts fins dont je rêve et de ses long cheveux collés à mon ventre.

Les vêtements tombent, mais pas pour séduire, pas pour se dévoiler, mais pour récompenser. Parce qu’il a ce sourire qui réchauffe le cœur, parce que sa main trouve toujours la mienne dans le noir, parce que sa voix à une tonalité plus séduisante que toute l’équipe de quidditch réunie et pour encore tellement de chose. Le corps d’une jeune fille n’est pas conçu pour pouvoir tout emmagasiner cet amour, cette affection, ce désir aussi, alors j’explose contre lui. Je le griffe, je l’attire à moi, j’exige et je ronronne. Je me fais chatte, je me fais femme et je m’offre en toute innocence. Parce que tout le monde le fait ainsi, parce que c’est notre moment, parce que je lui ai fait confiance une fois de trop. Puis la tempête se lève, je suis dans une nouvelle vocation : celle de catastrophe naturelle. Mon corps est repoussé, rejeté, dénigré même alors que tout éclate. À quinze ans ce n’est jamais qu’une question de sexe, ce n’est jamais passager, ce n’est jamais qu’une mauvaise expérience, non. À quinze ans être nue devant l’autre c’est une épreuve de courage et une preuve de confiance, puis le courage manque sous la réalité douloureuse et la confiance tombe au sol, raide morte. La chambre se vide sous les cris, sous une pluie de vêtement lancé dans le corridor et par un corps repoussé à l’extérieur, le corps encore à moitié vêtu, le corps non offert. Sebastian est un récif, il a survécut à la tempête, celle de ma chambre, celle qui fait encore rage en moi, puis à celle qu'Archibald fait éclater à l’extérieur, avant de la lancer contre la porte de ma chambre.

La porte ne s’ouvrira pas avant qu’à quinze ans je le vois gagner une voiture à l’extérieur, la tête basse et la démarche nerveuse. Et mon chagrin ne pourra être consolé par un frère ainé, ni par de la glace, ni par ce retour dans l’immense lit de mes parents ou par la main chaude et large d'Archie dans mes cheveux. Le chagrin s’engouffre en moi, lacère tout et la vengeance se faufile dans ce cœur qui ne bat plus la chamade, parce que faute de pouvoir aimer, il peut maltraiter, lui aussi. Œil pour œil, dent pour dent Sebastian, mon cœur pour le tien, parce que de toute façon, je préférais le tien.[/size][/font][/justify]</div></div>
<div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]Une nuit peut changer une tonne de chose, une nuit et la jolie danseuse ne tient plus la main de l’adorable joueur de quidditch, une nuit et ils n’échangent plus même un seul regard, encore moins une parole. Peu importe si c’est lui ou elle, les estrades semblent vide sans elle, sans sa voix pour l’encourager lui, pour lui hurler qu’il est le meilleur. Peu importe si des mots s’entassent dans la gorge de la rouquine, qu’elle à cet air blessé et à la fois furieux, parce que le pire est à venir. Les rumeurs courent alors, l’amitié n’aurais jamais du devenir amour, on cherche le fautif, on accuse les horaires difficile de l’un, les lèvres trop rouge de l’autre, mais au final personne ne sait vraiment. C’est là qu’elle frappe, la tornade relâchée dans Poudlard, la tempête furieuse et violente, blessée et humiliée par le garçon au cheveux long. La vérité est chuchoté tout bas, entre deux éviers dans la toilette des filles, d’une oreille à l’autre dans un cours de potion, elle est discuté tout haut dans un corridor et elle est pratiquement hurlé durant l’heure du repas : Sebastian D. Prince est homosexuel.

C’est une catastrophe, c’est d’un vulgaire et on me pose des questions. Je ne mens pourtant pas, je dis la vérité, je la répète, je la chante presque et chaque nouveau visage outré me redonne du cœur au ventre. Ce n’est pas moi qui suis dégoûtante ou repoussante, c’est lui. Tout est de la faute de Sebastian, tout ! Le monde cesse de tourner autour de sa sublime personne, de toute manière il perd ses charmes un peu plus chaque jour que je passe loin de lui, pour moi, mais surtout pour les autres. Les rumeurs courent de plus en plus vite, le percute et quelques jours plus tard, il tombe à genoux près de moi, bousculé par d’autres garçons. Là, debout devant ce qui faisait jadis battre mon cœur, je suis puissante, je suis l’infini, je suis la victoire. Il y a bien ma main qui se tend vers lui, mais l’orgueil à raison de tout, il m’a blessée, il m’a rejetée, c’est à mon tour et ma main se serre. Une horreur est née, celle qui se contente de sourire aux méchants, celle qui s’acoquine avec eux et enterre pour de bon une amitié de tant d’année. En amour comme à la guerre, tout est permis et la rouquine compte amputer le brun.  Elle devient celle qui parade au bras des coéquipiers du martyr moderne, elle se transforme en la jolie garce qui sourit avec plaisir lorsqu’on le pousse dans un couloir ou pire, elle qui rappelle à tout le monde ce qu’il est. Sebastian n’est plus un être humain, c’est un pariât, un insecte à écraser et mes talons haut n’ont jamais été aussi aiguisés. Je joue avec ma nourriture, je lui pourris la vie, j’en fais un drogué, une vrai victime et quand son regard croise le mien, je suis satisfaite. Parce qu’il souffre autant que moi, parce qu’il y a en lui un trou aussi gros que dans ma poitrine.[/size][/font][/justify]</div></div>
<div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]L’enfer, c’est un endroit propre à chacun, c’est un état d’être, une façon de vivre et surtout une condition que l’on peut imposer aux autres, pour peu qu’on en est la force et l’ambition. Fitna n’en avait jamais manqué et vous savez ce que l’on dit sur les roux, qu’ils sont maléfiques, des créatures du mal, eh bien elle en faisait un très bon exemple. La victime avait été toute désigné durant un an, un an où je m’étais amusée à torturer Sebastian, à le rabaisser plus bas que le sol, à faire courir des rumeurs horribles à son sujet. Parce que être homosexuel perd un jour de son sensationnalisme, parce que les gens finissent par oublier et en avoir assez d’entendre les mêmes histoires être ressasser, parce que la compassion des gens à une limite et qu’un beau jour vous réalisez que vous ne pouvez plus pleurer sur le même sujet. Alors les mensonges s’accumulent, les ragots font bon train et d’homosexuel une rouquine fait de son ancien meilleur ami un être désespéré, vendant ses charmes à des hommes plus vieux. Personne ne doit vouloir de lui et les quelques garçons qui s’approchent de lui, sans doute attiré par la curiosité, je les capture. J’en fais mes victimes et je les empoisonne avec ma bouche, je les souille de mon sceau, je les marque et je les brandis fièrement devant le regard hagard de celui qui me manque pourtant affreusement. Je gagne pendant un an, je le rends plus fort, je lui rends service même et c’est peut-être ce qui me lasse. Ce qui ne tue pas, rend plus fort, mais le brun ne devait pas devenir plus fort, il aurait dû s’écrouler au sol. Je m’en veux, je suis soulagée, je suis vexée, je ne sais pas ce que j’en pense.

Et puis il y a ce corps dans lequel Fitna vit, il y a ses délicieuses courbes, sa poitrine ronde, ses hanches bien dessinées et sa bouche pulpeuse. Un corps qui fait rêvé, un corps qui devient un outil, un corps dont la propriétaire fait semblant de réellement aimer, un corps dont elle prend soin à tout prix. Diète, sport, ballet, sommeil, tout est bon pour le garder au mieux de sa forme. Elle le barbouille de crème, le fait tremper dans toute sorte de lait et se peint les lèvres et les ongles, mais au final elle ne s’y sent toujours pas à l’aise. Parce qu’un jour Sebastian m’a repoussé, parce que mon amour à jadis été jeté aux orties avec mon corps comme seul coupable. Alors je fais semblant, je joue à la séductrice, je souris, je bats des cils et je termine ma nuit dans un lit quelconque. Le sexe opposé ne m’intéresse pas sincèrement, il me permet seulement de souffler, de combler temporairement le trou qui baille toujours au centre de mon corps, pas si parfait que ça au bout du compte. Il lui dit qu’elle est belle, il la désire, il en perd la tête, il la mord et exige qu’elle halète plus fort. La rousse se perd dans le plaisir, dans l’espoir d’être réellement belle, d’être à nouveau complète, mais lorsque le matin se lève rien ne change jamais. Je suis vide, une jolie poupée à qui on refuse les quelques grains s’étant échappé de son corps si souple, trop souple. Je quitte les lits sans hésitation, je souffle des baisers mais jamais de promesse et je recommence à faire semblant.

Parce que les secrets sont comme des poisons, ils sont là pour vous tuer à petit feu et moi, je meurs à une vitesse record. Parce que la poupée exécute ses duos derrière des portes verrouillées, parce qu’elle cajole son martyr personnelle devant leur famille respective, parce que ses petits jeux sensuels ou cruels sont tût. Les adultes n’ont pas à savoir, ma famille non plus, alors je ne ruine pas entièrement la vie de Sebastian et il laisse la mienne tranquille aussi. Sauf qu’Archibald sait, pour lui, pour nous, puis pour moi. Le trou devient un fossé au second rejet, je m’enlise et même si je bats des bras, que je supplie mon frère de me pardonner, il n’y a rien à faire. La petite fille est morte, elle a été sacrifiée dans son corps trop femme, trop mûr, trop tordu. Archie ne me parle plus depuis six mois, sauf en présence de nos parents, parce que c’est une des règles universelles du jeu : le mensonge est à l’honneur devant les adultes. Je suis une joueuse compulsive, je ne sais plus m’arrêter et j’étouffe sous ce manque d’amour évident. Puis il y a la brune, la meilleure amie, la seule personne restante pour jouer à la bouée de sauvetage, celle qui ralentit la noyade. Brunhilde sait calmer Nana, Brunhilde sait la faire souffler et rire un peu, Bunhilde est un îlot que visite parfois la rouquine, Brunhilde est le seul point stable de ma vie. Alors je la martyrise lorsque je n’en peux plus, j’en fais mon petit chien de poche, mon esclave à vie, puis je m’excuse, je la couvre de cadeau et de compliment. Bruni c’est celle qui mérite le peu de bon restant en moi, même Mebdh est d’accord avec moi et le premier qui lui fera du mal sera ma nouvelle victime désignée. Puis je me surprends à espérer que ce ne soit pas moi, le fameux bourreau. Parce que je me suis prise au jeu et que mes humeurs font des montagnes russes, que je ne suis pas stable, que j’aie davantage de plaisir à faire du mal aux autres, qu’à leur rendre service et que mon patronus m’y encourage. Je suis damnée, je suis vouée à faire ce que je fais le mieux : faire de votre existence un enfer. Alors je m’y applique.[/size][/font][/justify]</div></div></center>


full of honey and wounds
When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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MessageSujet: Re: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Dim 14 Juil - 4:16

Fiche sur le fo :
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<center><img src="http://media.tumblr.com/tumblr_m83nfoLkno1ruqbic.gif" class="imagepresa"><div class="pseudopresa">Fitna Deidamia
NicMeadhra </div><div class="titrepresa"><center>FEAT. Holland Roden</center></div> <center><div class="cadrepresa"><XT><center>17 ans ϟ Primaire ϟ Hyène & Sangsue ϟ Sans-mêlée</center></XT><div class="txt">
[b][color=#730222]Fitna[/color] ; Mot arabe qui signifie « ce qui engendre le trouble - la tentation, la discorde, le désordre. »[/b]

Fitna, ce n’est pas un prénom délicat pour une jeune femme délicieuse, ce n’est pas un prénom fait pour être joliment déposé sur la langue et encore moins pour embellir un adorable minois. Fitna c’est un avertissement subtil, une mise en garde apposé directement sur une source de problèmes multiples, le tout joliment emballé. Parce que là où le délice commence, le supplice fait des ravages et le jeu n’en vaut souvent pas la chandelle, pas si on doit s’y brûler au quatrième degré et risquer d’y laisser quelques organes. C’est une source de problème continuelle, un maelström d’émotion qui bouille à la surface, en fait c’est comme se trouver près d’un volcan. Elle est magnifique, elle peut vous réchauffer, elle sait le faire et elle aime même le faire, mais elle explose tellement souvent que vous avez toutes les chances d’en sortir salement amoché, pour peu que vous vous y investissiez. Parce que Fitna ne sait pas se contrôler. Parce que Fitna ne sait plus comment aimer.

Fitna c’est une force de la nature qui ne possède aucune limite; une tempête particulièrement violente, une mer capricieuse, une sécheresse torride ou un hiver glacial. Elle n’est jamais facile à gérer, pas simplement parce qu’elle le décide, mais aussi parce qu’elle ne sait pas comment faire autrement. C’est comme une pièce à deux faces, pile vous gagnez, face elle gagne, sauf que Fitna a triché, Fitna a échangé sa pièce pour une double face parce qu’elle n’est pas fairplay. Fitna c’est être trop orgueilleuse pour être malheureuse, mais aussi être trop capricieuse pour être heureuse, c’est vivre dans une nuance de gris alors que vous ne pouvez accepter que le noir ou le blanc. C’est non seulement faire subir aux autres le pire, mais aussi de se l’infliger, parce qu’on est toujours soit avec Fitna, soit contre elle.

Fitna c’est une créature gorgée de rancœur, tellement égocentrique, qu’elle punit avant d’avoir terminé de juger les autres. C’est être injuste, c’est avoir des préjugés et les assumer sans honte, c’est se faire sa propre justice et ne pas craindre le juste retour des choses. C’est être prêt à tout encaisser sans pleurer, souffrir en silence pour ensuite mieux se venger, c’est être éternellement innocente et à la fois agressive. Fitna c’est l’ambition sans la crainte des dégâts possible, c’est avancer sans se retourner, mais c’est aussi une énorme boule de frustration. Parce que si Fitna c’est se donner sans réellement laisser quoi que ce soit à chérir à l’autre, c’est aussi avoir besoin de leur chaleur pour survivre. Fitna c’est un besoin constant d’être rassurée, de se sentir belle, de se sentir désirée, de se sentir femme et le plus parfaite possible. Pas pour être acceptée, pas pour se sentir meilleure que les autres, simplement pour exister, simplement pour ne plus se recroqueviller au sol avec un trou dans la poitrine. C’est avoir un besoin immense, obsessif même ou douloureux,  d’amour, d’attention et de chaleur. C’est avoir froid dans son corps, dont on doute trop fort, quand bien même on en prend grand soin.

Fitna c’est se donner le droit d’obtenir tout ce qu’on désire, c’est prendre sans se poser de question, c’est ne pas posséder d’empathie, mais c’est aussi de veiller sur le peu que l’on possède. Parce que si elle ne possède pas grand-chose ou grand monde, qu’elle aime les contrôler et les gérer à sa manière, Fitna est terriblement protectrice. Fitna c’est être une femme forte, assumée, dominante, c’est agresser pour le plaisir, chercher les conflits, pour ensuite regretter et recommencer. C’est ne pas savoir s’arrêter, ne pas savoir mesurer les pour et les contres, et pourtant se montrer loyal.  Fitna c’est ne pas savoir ce que l’on souhaite vraiment, c’est vite se lasser et pourtant avoir tout le potentiel pour obtenir le bonheur. C’est être instable, se chercher, se trouver et se perdre à nouveau. C’est être supérieur au monde duquel on est issu, c’est faire pâlir d’envie les parents des autres filles de sang plus pur et ne pas même avoir à faire semblant de connaitre l’étiquette. Fitna c’est d’accepter la solitude, mais de ne pas la pardonner et surtout, de la fuir autant que possible. Parce que la douleur à élu domicile en soi. Parce que la vengeance, une fois sur la langue, à presque le même goût que l’amour y a jadis laissé.</div></center>

<div class="barrepresa">a little something from you.</div>
<center><div class="cadrepresa"><div class="txt">[color=#730222]Medbh ;[/color] « Grande déité de la guerre, grande guerrière et puissante amante, elle apporte la puissance, le leadership, la force, le contrôle ainsi que le pouvoir. Cette déesse d'une grande force développe aussi la puissance sexuelle. »
<center><span style="color: #730222; font-family: Georgia; text-shadow: 0px 2px 2px #A6A6A6; margin-bottom: 0px; margin-top:0px;">Soumet le, Soumet les, tous autant qu’ils soient !</span></center>Medbh c’est le patronus dominant de la rouquine, une hyène tachetée qui marche élégamment à ses côtés, sa meilleure représentation animale. C’est l’animal que Fitna caresse du bout des doigts presque en permanence, lorsqu’elles marchent côte à côte, comme des égales. Medbh c’est une voix qui se faufile dans votre tête et vous souffle que vous n’avez pas à avoir le moindre doute ou remord, c’est ce qui vous pousse à être plus vicieuse encore, ne serait-ce que pour vous prouver que vous le pouvez.  C’est ce qui vous encourage à maltraiter les autres, ce qui arrive à vous convaincre que faire le mal, faute de pouvoir vous apporter le bonheur, peut au moins engourdir toutes les émotions désagréables. Medbh c’est le coach qu’il faut à toute personne affublée d’une faible estime de soi et à la fois la plus sévère qui soit, parce qu’à la moindre faiblesse, elle disparait. C’est de dominer sa sorcière et de l’influencer fortement, de même pouvoir la rendre encore plus instable et de ne jamais hésiter à la faire perdre pied dans les sentiments les plus noirs qu’elle possède. Medbh c’est le patronus assumé, parce qu’elle est tout ce qu’on aperçoit à la surface de Fitna, un autoportrait troublant et plus angoissant que le véritable exemplaire.

[color=#730222]Cliona ;[/color] « Déesse d'une grande beauté, elle inspire le développement de l'estime de soi et la confiance personnelle. Elle confère la fierté et les moyens pour accepter son apparence, quelle qu'elle soit, afin d'être en mesure de s'accepter tel que l'on est. »
<center><span style="color: #730222; font-family: Georgia; text-shadow: 0px 2px 2px #A6A6A6; margin-bottom: 0px; margin-top:0px;">Regarde toi, regarde toi vraiment et accepte toi !</span></center>Cliona c’est le patronus dominé de Fitna, une sangsue noire aux reflets brunâtre et lisse au touché, qui aime laisser de petit sillon de sang sous son passage. C’est la bestiole que la rouquine dissimule avec un regard presque paniqué, c’est la petite chose que l’on cache sous le coup de la honte et du dégoût. Cliona c’est celle qui vous chuchote que tout ira bien, qui vous rappelle que malgré tout vous avez encore du bon en vous, qu’il y a toujours des chances pour que tout s’arrange. C’est la marchande de rêve, un jimini cricket nouveau genre, qui faute de pouvoir vous faire réfléchir, tente au moins de vous rassurer. Cliona c’est aussi l’acceptation de cette partie hideuse de Fitna, celle qu’elle sait possédée mais qu’elle refuse de laisser paraitre au grand jour. C’est une représentation physique parfaite de ce que la rouquine s’imagine être : tout sauf désirable. Cliona c’est les bons sentiments cachés sous la carapace de titane que la rousse porte en permanence, c’est le patronus rejeté et dissimulé, celui dont on ne parle pas. Parce qu’il est faible, parce qu’il est repoussant, parce qu’il est la dure réalité. </div></div></center>  </div></div></center>

<div class="barrepresa">You're not a sad story.</div>
<div class="txt"><center><div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]Avant que la femme soit, il y avait l’enfant, l’adorable petite fille aux boucles rousses qui riait à la moindre grimace et se plaisait à regarder les étoiles en compagnie de son frère. Avant Fitna, il y avait Nana, une petite fille rieuse et passionnée par le ballet, une futur danseuse professionnelle oui. Avant la douleur et la rancœur, il y avait l’affection sincère d’une enfant pour son frère ainé de quatre ans, un amour sans borne qui la faisait grimper sur son dos et lui embrasser les joues avec affection. Mais plus que les rires des deux enfants ou que les coups étouffés des chaussons de ballet sur le sol, il y avait surtout les chuchotements hantant la chambre des parents, lorsque la nuit tombait et qu'Archibald tentait d’endormir sa soeur. Parce que si beaucoup de chose devait changer avec les années, l’absence des parents NicMeadhra devait être l’un des points stables de leur vie à tous. Il n’y avait pas de baiser avant le coucher, pas de câlins ou de promesses diverses. Il n’y avait qu'Archie me racontant des histoires, modulant sa voix et me lançant des regards plein de malice. Il n’y avait que moi, allongée près de lui, prête à rire ou crier, souriante ou me mordillant un pouce. Il n’y avait que nous, deux enfants un peu paumés mais heureux, accrochés l’un à l’autre.

Parce que papa travaillait tard, parce que maman devait prendre soin des autres, parce que nous étions leur sublime progéniture et que nous avions droit à tout leur amour le reste du temps. Parce que lorsque le soleil se lèverait, il y aurait une maman fatiguée dans la cuisine, en train de terminer notre petit déjeuner, pour ensuite nous embrasser le front en nous rappelant la force de son amour. Parce que papa serait là dès samedi matin pour nous amener dieu sait où nous en aurions envie, parce qu’il serait assis au premier rang lors de mon prochain récital et qu’il applaudirait plus fort que tous les autres pères. Avant que Nana ne devienne Fitna, cette vie je l’adorais, parce que bien que NicMeadhra ne soit pas un nom très connu, nous parvenions à nous élever. Personne n’aurait cru que Nana était l’enfant de deux sang-mêlé, pas avec mes manières exemplaires ou ma façon de danser, personne n’aurait cru que Archie n’appartenait pas à une quelconque famille de haut rang tant il savait bien s’exprimer et avait une confiance digne d’un jeune lord. C’était la belle époque, celle où mes nuits étaient paisibles, parce qu’allongée là contre Archibald la vie était facile et que mon cœur n’avait pas de raison de s’affoler.[/size][/font][/justify]
</div></div>
<div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]Il suffit souvent de peu pour qu’un cœur s’affole, pour que la température interne grimpe et qu’une jeune fille se transforme en un volcan sur le point de faire irruption. Moi il m’aura fallu dix ans d’amitié complice, deux ans d’un amour à sens unique, une année à lancer des signaux perdu en mer, cinq mois à réaliser qu’il avait bel et bien dit qu’il voulait essayer aussi, trois mois en relation « officielle » et finalement deux minutes de solitude avec Sebastian, pour que le mien s’affole. Les jeunes filles de quinze ans ne devraient pas être laissées seules avec un garçon, parce qu’elles ne sont pas complètement certaines de ce qu’elles veulent, parce qu’elles veulent parfois aller trop vite, parce que leurs mains tremblent lorsqu’elle verrouille leur porte derrière le dit garçon. Leur jeunesse n’excuse pas leur manque d’expérience ou leur naïveté, parce que vouloir perdre ma virginité avec Sebastian, c’était finalement tout sauf une bonne idée. Mon corps s’enflamme, ma respiration devient difficile, mon pouls accélère et je me presse à lui. Le roux appelle le clair de sa peau, le rose appelle sa bouche et le crème de ma chair se fond contre le noir de ses cheveux. Sebastian est beau, Sebastian est doux, Sebastien est bon et pourtant, je sais que Sebastian n’est pas tout ce que je pourrais obtenir. Il y a plus fort, plus large, plus grand au dehors de cette chambre, il y a plus âgé, plus expérimenté et plus viril, mais c’est de ses doigts fins dont je rêve et de ses long cheveux collés à mon ventre.

Les vêtements tombent, mais pas pour séduire, pas pour se dévoiler, mais pour récompenser. Parce qu’il a ce sourire qui réchauffe le cœur, parce que sa main trouve toujours la mienne dans le noir, parce que sa voix à une tonalité plus séduisante que toute l’équipe de quidditch réunie et pour encore tellement de chose. Le corps d’une jeune fille n’est pas conçu pour pouvoir tout emmagasiner cet amour, cette affection, ce désir aussi, alors j’explose contre lui. Je le griffe, je l’attire à moi, j’exige et je ronronne. Je me fais chatte, je me fais femme et je m’offre en toute innocence. Parce que tout le monde le fait ainsi, parce que c’est notre moment, parce que je lui ai fait confiance une fois de trop. Puis la tempête se lève, je suis dans une nouvelle vocation : celle de catastrophe naturelle. Mon corps est repoussé, rejeté, dénigré même alors que tout éclate. À quinze ans ce n’est jamais qu’une question de sexe, ce n’est jamais passager, ce n’est jamais qu’une mauvaise expérience, non. À quinze ans être nue devant l’autre c’est une épreuve de courage et une preuve de confiance, puis le courage manque sous la réalité douloureuse et la confiance tombe au sol, raide morte. La chambre se vide sous les cris, sous une pluie de vêtement lancé dans le corridor et par un corps repoussé à l’extérieur, le corps encore à moitié vêtu, le corps non offert. Sebastian est un récif, il a survécut à la tempête, celle de ma chambre, celle qui fait encore rage en moi, puis à celle qu'Archibald fait éclater à l’extérieur, avant de la lancer contre la porte de ma chambre.

La porte ne s’ouvrira pas avant qu’à quinze ans je le vois gagner une voiture à l’extérieur, la tête basse et la démarche nerveuse. Et mon chagrin ne pourra être consolé par un frère ainé, ni par de la glace, ni par ce retour dans l’immense lit de mes parents ou par la main chaude et large d'Archie dans mes cheveux. Le chagrin s’engouffre en moi, lacère tout et la vengeance se faufile dans ce cœur qui ne bat plus la chamade, parce que faute de pouvoir aimer, il peut maltraiter, lui aussi. Œil pour œil, dent pour dent Sebastian, mon cœur pour le tien, parce que de toute façon, je préférais le tien.[/size][/font][/justify]
</div></div>
<div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]Une nuit peut changer une tonne de chose, une nuit et la jolie danseuse ne tient plus la main de l’adorable joueur de quidditch, une nuit et ils n’échangent plus même un seul regard, encore moins une parole. Peu importe si c’est lui ou elle, les estrades semblent vide sans elle, sans sa voix pour l’encourager lui, pour lui hurler qu’il est le meilleur. Peu importe si des mots s’entassent dans la gorge de la rouquine, qu’elle à cet air blessé et à la fois furieux, parce que le pire est à venir. Les rumeurs courent alors, l’amitié n’aurais jamais du devenir amour, on cherche le fautif, on accuse les horaires difficile de l’un, les lèvres trop rouge de l’autre, mais au final personne ne sait vraiment. C’est là qu’elle frappe, la tornade relâchée dans Poudlard, la tempête furieuse et violente, blessée et humiliée par le garçon au cheveux long. La vérité est chuchoté tout bas, entre deux éviers dans la toilette des filles, d’une oreille à l’autre dans un cours de potion, elle est discuté tout haut dans un corridor et elle est pratiquement hurlé durant l’heure du repas : Sebastian D. Prince est homosexuel.

C’est une catastrophe, c’est d’un vulgaire et on me pose des questions. Je ne mens pourtant pas, je dis la vérité, je la répète, je la chante presque et chaque nouveau visage outré me redonne du cœur au ventre. Ce n’est pas moi qui suis dégoûtante ou repoussante, c’est lui. Tout est de la faute de Sebastian, tout ! Le monde cesse de tourner autour de sa sublime personne, de toute manière il perd ses charmes un peu plus chaque jour que je passe loin de lui, pour moi, mais surtout pour les autres. Les rumeurs courent de plus en plus vite, le percute et quelques jours plus tard, il tombe à genoux près de moi, bousculé par d’autres garçons. Là, debout devant ce qui faisait jadis battre mon cœur, je suis puissante, je suis l’infini, je suis la victoire. Il y a bien ma main qui se tend vers lui, mais l’orgueil à raison de tout, il m’a blessée, il m’a rejetée, c’est à mon tour et ma main se serre. Une horreur est née, celle qui se contente de sourire aux méchants, celle qui s’acoquine avec eux et enterre pour de bon une amitié de tant d’année. En amour comme à la guerre, tout est permis et la rouquine compte amputer le brun.  Elle devient celle qui parade au bras des coéquipiers du martyr moderne, elle se transforme en la jolie garce qui sourit avec plaisir lorsqu’on le pousse dans un couloir ou pire, elle qui rappelle à tout le monde ce qu’il est. Sebastian n’est plus un être humain, c’est un pariât, un insecte à écraser et mes talons haut n’ont jamais été aussi aiguisés. Je joue avec ma nourriture, je lui pourris la vie, j’en fais un drogué, une vrai victime et quand son regard croise le mien, je suis satisfaite. Parce qu’il souffre autant que moi, parce qu’il y a en lui un trou aussi gros que dans ma poitrine.[/size][/font][/justify]
</div></div>
<div style="background: url('http://illiweb.com/fa/pbucket.gif'); width: 460px; height: 420px; border: 0px solid;"><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><div style="width:436px; height:242px; overflow:auto; padding:2px;">[justify][font=arial][size=12]L’enfer, c’est un endroit propre à chacun, c’est un état d’être, une façon de vivre et surtout une condition que l’on peut imposer aux autres, pour peu qu’on en est la force et l’ambition. Fitna n’en avait jamais manqué et vous savez ce que l’on dit sur les roux, qu’ils sont maléfiques, des créatures du mal, eh bien elle en faisait un très bon exemple. La victime avait été toute désigné durant un an, un an où je m’étais amusée à torturer Sebastian, à le rabaisser plus bas que le sol, à faire courir des rumeurs horribles à son sujet. Parce que être homosexuel perd un jour de son sensationnalisme, parce que les gens finissent par oublier et en avoir assez d’entendre les mêmes histoires être ressasser, parce que la compassion des gens à une limite et qu’un beau jour vous réalisez que vous ne pouvez plus pleurer sur le même sujet. Alors les mensonges s’accumulent, les ragots font bon train et d’homosexuel une rouquine fait de son ancien meilleur ami un être désespéré, vendant ses charmes à des hommes plus vieux. Personne ne doit vouloir de lui et les quelques garçons qui s’approchent de lui, sans doute attiré par la curiosité, je les capture. J’en fais mes victimes et je les empoisonne avec ma bouche, je les souille de mon sceau, je les marque et je les brandis fièrement devant le regard hagard de celui qui me manque pourtant affreusement. Je gagne pendant un an, je le rends plus fort, je lui rends service même et c’est peut-être ce qui me lasse. Ce qui ne tue pas, rend plus fort, mais le brun ne devait pas devenir plus fort, il aurait dû s’écrouler au sol. Je m’en veux, je suis soulagée, je suis vexée, je ne sais pas ce que j’en pense.

Et puis il y a ce corps dans lequel Fitna vit, il y a ses délicieuses courbes, sa poitrine ronde, ses hanches bien dessinées et sa bouche pulpeuse. Un corps qui fait rêvé, un corps qui devient un outil, un corps dont la propriétaire fait semblant de réellement aimer, un corps dont elle prend soin à tout prix. Diète, sport, ballet, sommeil, tout est bon pour le garder au mieux de sa forme. Elle le barbouille de crème, le fait tremper dans toute sorte de lait et se peint les lèvres et les ongles, mais au final elle ne s’y sent toujours pas à l’aise. Parce qu’un jour Sebastian m’a repoussé, parce que mon amour à jadis été jeté aux orties avec mon corps comme seul coupable. Alors je fais semblant, je joue à la séductrice, je souris, je bats des cils et je termine ma nuit dans un lit quelconque. Le sexe opposé ne m’intéresse pas sincèrement, il me permet seulement de souffler, de combler temporairement le trou qui baille toujours au centre de mon corps, pas si parfait que ça au bout du compte. Il lui dit qu’elle est belle, il la désire, il en perd la tête, il la mord et exige qu’elle halète plus fort. La rousse se perd dans le plaisir, dans l’espoir d’être réellement belle, d’être à nouveau complète, mais lorsque le matin se lève rien ne change jamais. Je suis vide, une jolie poupée à qui on refuse les quelques grains s’étant échappé de son corps si souple, trop souple. Je quitte les lits sans hésitation, je souffle des baisers mais jamais de promesse et je recommence à faire semblant.

Parce que les secrets sont comme des poisons, ils sont là pour vous tuer à petit feu et moi, je meurs à une vitesse record. Parce que la poupée exécute ses duos derrière des portes verrouillées, parce qu’elle cajole son martyr personnelle devant leur famille respective, parce que ses petits jeux sensuels ou cruels sont tût. Les adultes n’ont pas à savoir, ma famille non plus, alors je ne ruine pas entièrement la vie de Sebastian et il laisse la mienne tranquille aussi. Sauf qu’Archibald sait, pour lui, pour nous, puis pour moi. Le trou devient un fossé au second rejet, je m’enlise et même si je bats des bras, que je supplie mon frère de me pardonner, il n’y a rien à faire. La petite fille est morte, elle a été sacrifiée dans son corps trop femme, trop mûr, trop tordu. Archie ne me parle plus depuis six mois, sauf en présence de nos parents, parce que c’est une des règles universelles du jeu : le mensonge est à l’honneur devant les adultes. Je suis une joueuse compulsive, je ne sais plus m’arrêter et j’étouffe sous ce manque d’amour évident. Puis il y a la brune, la meilleure amie, la seule personne restante pour jouer à la bouée de sauvetage, celle qui ralentit la noyade. Brunhilde sait calmer Nana, Brunhilde sait la faire souffler et rire un peu, Bunhilde est un îlot que visite parfois la rouquine, Brunhilde est le seul point stable de ma vie. Alors je la martyrise lorsque je n’en peux plus, j’en fais mon petit chien de poche, mon esclave à vie, puis je m’excuse, je la couvre de cadeau et de compliment. Bruni c’est celle qui mérite le peu de bon restant en moi, même Mebdh est d’accord avec moi et le premier qui lui fera du mal sera ma nouvelle victime désignée. Puis je me surprends à espérer que ce ne soit pas moi, le fameux bourreau. Parce que je me suis prise au jeu et que mes humeurs font des montagnes russes, que je ne suis pas stable, que j’aie davantage de plaisir à faire du mal aux autres, qu’à leur rendre service et que mon patronus m’y encourage. Je suis damnée, je suis vouée à faire ce que je fais le mieux : faire de votre existence un enfer. Alors je m’y applique.[/size][/font][/justify]
</div></div></center></div>

<div class="barrepresa">Tell me who you really are.</div>
<center><div class="cadrepresa"><div class="txt"><XT>ϟ pseudo et âge:</XT> Chupa Choops & 26 ans depuis peu
<XT>ϟ Où as-tu trouvé le forum?</XT> L’annuaire de FA !
<XT>ϟ Personnage:</XT> [url=http://www.bellum-patronum.com/t797-f-holland-roden-de-l-ombre-a-la-lumiere-the-first-and-last-girlfriend]Scénario[/url] de Sebastian D. Prince.
<XT>ϟ As-tu un autre compte sur BP?</XT> Jordan C. Sznjerdmann  :3:
<XT>ϟ Présence:</XT> Hm toujours le même refrain, je passe normalement tous les jours, sinon je saute un jour, maximum deux, mais rarement. Sinon, je RP environ 1x au 2-3 jours, voire plusieurs fois par jour si j’ai le temps. (et pas les enfants avec moi xp)
<XT>ϟ Une remarque?</XT> Je m’excuse à l’avance à Seb si cette fiche est d’un banal écœurant… promis je ferais mieux dans les RPs ! :rip: </div></div></center></center>


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When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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MessageSujet: Re: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Sam 20 Juil - 14:14

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J'ai vu des hommes se fendre à mes côtés
Ne sachant plus ni comment m’aimer. Ils ne devinrent que poussière d’étincelles. Celles qui s’éteignent quand elles deviennent réelles.
❧ Coeur de Pirate


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MessageSujet: Re: N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère    Sam 20 Juil - 14:15

Code:

<center><fieldset style="width:280px; background-color:#F5F5F0; border: 0px solid #FFFFFF;"><table cellspacing="0px"><tr><td><img width="150px" src="http://25.media.tumblr.com/9415c0a5418fe6461b1256ba30769b95/tumblr_mmnbprqXLn1r9xkz5o6_r1_250.gif"></img></td><td><img width="150px" src="http://24.media.tumblr.com/513b09c105e2872afcc9268de8499a7b/tumblr_mmnbprqXLn1r9xkz5o5_r1_250.gif"></img></td></tr></table><div style="margin-top: -10px; position:relative;"><span style="color:#F80029; font-family:Georgia; font-size:16px; margin-bottom:0px; margin-top:0px; text-shadow: 0px 1px 1px #DFCCD6; ">J'ai vu des hommes se fendre à mes côtés</span>
[justify][font=constantia][color=#FB8498][size=10][i]Ne sachant plus ni comment m’aimer.[/i] Ils ne devinrent que poussière d’étincelles. Celles qui s’éteignent quand elles deviennent réelles.[/size]<div style="float: right;">[color=#EA5465]❧ Coeur de Pirate[/color]</div>[/color][/font][/justify]</div></fieldset></center>


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N a n a ♔ Et sur ta bouche, je m’exaspère

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