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 Carl A. McLeod [BP]

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Stephy
charming anti-PRINCE
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Nombre de messages : 706
Date d'inscription : 30/05/2007

MessageSujet: Carl A. McLeod [BP]   Mer 12 Fév - 15:05

Carl Abel McLeod
FEAT. Danny Schwarz
23 ans ϟ Justice Magique ϟ Aigle Royal & Grizzli ϟ Sang Pur

Tu es Abel, plus que Carl, tu es un McLeod et de ce fait, tu es pur et intouchable. S’il existe bien un McLeod étant digne des préjugés qu’on leur porte, c’est toi. Les règles de ta famille sont d’or à tes yeux, aussi comme un bon petit soldat, un grand messie même, tu répands la bonne nouvelle autour de toi. De ce fait, tu te fais toujours un point d’honneur à faire régner l’intolérance autour de toi, mais jamais sans finesse, de par ton nom, mais aussi parce que c’est ainsi que font les grands hommes. Or, tu es plein d’ambition et tu sais qu’un jour tu seras un grand homme, si ce n’est le plus grand, alors il faut châtier sans en payer le prix, car là où les autres te lanceront la pierre en te reprochant tes idéaux et tes morales, toi tu te dois de rester droit et pur, du moins en apparence. Ta sournoiserie a de quoi faire pâlir d’envie plus d’un élève de serpentard, parce que tu sais calmer les accusations de par tes grands discours vident de sens réel, mais c’est là l’un de tes talents : tu sais parler, discourir. Tes mots sont beaux, tes phrases chantent aux oreilles des autres et tu aimes les utiliser, tu aimes en faire des armes ou des remparts, des couronnes de fleurs pour les plus méritantes et des ancres prêtes à noyer le premier sang de bourbe rencontré. Tu n’aimes pas faire dans la dentelle, tu déteste les ronds de pieds, mais tu les feras tout de même, tu t’inclineras devant une main tendue, pour peu que celle-ci soit de noble naissance et tu seras toujours « enchanté » de croiser le fils d’un ami de ta famille, quand bien même tu le trouve d’une stupidité inouïe. Or, cette endurance, ce sourire un peu fade que tu offres en guise de salut et cette patience que tu comptes parmi tes plus grandes qualités, tu les tiens de Benton. Sans ton double, tu aurais probablement fait perdre plus d’un point à ta maison et tu ne ferais pas non plus un très bon politicien en devenir, car plus que de t’imposer, tu as appris que tu devais te faire apprécier un minimum.

Évidemment quand il est question de ton jumeau, tu n’as plus rien de charmant aux yeux des autres, enfin pas quand ils osent l’approcher. Car là où Benton est accessible, toi tu es sélectif, difficile et très rigide. Obtus et têtu, tu ne laisses pas n’importe quelle main t’approcher ou te toucher, mais il en va de même pour celles se tendant vers ton frère d’âme et que tu chasses sans jamais réfléchir. Il n’y a pas d’histoire tordu entre vous, seulement une fusion que vous avez gardé intacte, mais tu refuses qu’on le touche sans bonne raison. Tu dis que tu le protèges, que tu veilles sur lui, mais au fond, c’est toi-même que tu protèges en le gardant loin des autres, hors de leur atteinte, de peur de le perdre pour de bon. Parce que si ton affection se limite à une poignée de gens, tu les aimes souvent trop fort et c’est bien connu, tu n’aimes pas partager. Il en va de même avec ta petite sœur, Delilah méritant toute ton attention et tes douceurs, alors que tu serais prêt à couper la main du premier type osant déposer un doigt sur sa peau. D’ailleurs, si tu couve trop Benton en ne le laissant que rarement échapper à ta surveillance et en riant de ses tares, votre sœur n’est pas en reste, puisque tu t’informes continuellement de ses vas et viens à Poudlard, des gens qu’elle fréquente et de son état de santé. Tu es fier de ses décisions d’ailleurs, car là où tu dois encore redresser ton jumeau, votre petite sœur sait faire preuve d’une majesté comparable à la tienne : chaste et réservée, jamais totalement désintéressée, elle n’a rien d’une catin ou d’une fille facile et ça, tu lui en es reconnaissant. Pareille à elle, tu as réservé ta virginité à celle qui sera un jour ta femme ou du moins, à celle qui fera battre ton cœur, et ce, sans aucune gêne ou honte sur ton inexpérience. Tu sais jouer avec les femmes, les faire ronronner, mais jamais sans leur offrir le fruit défendu car tu te considères comme supérieur à cela, comme Delilah et comme Benton, s’il le veut bien.

Convaincu d’être meilleur que les autres, ce n’est pourtant pas en te vantant que tu aimes étaler tes talents oratoires ou la nature de ton sang, irréprochable évidemment, mais bien par l’humiliation des autres. Toujours hautain, tu regardes avec dédain tout ce qui ne possède pas la pureté du sang, la valeur matériel au moins égale à la tienne ou encore un certain renom familial. Tu ne tolère pas les pratiques sexuelles abusives ou différentes des autres, tu es vieux jeu et tu l’assume totalement, imposant ton opinion aux autres. Tu n’as pourtant rien d’une brute, tu ne cognes jamais avec les poings, avec toi la cruauté n’a qu’à voir avec l’esprit ou la magie, car seul les moldus ont à se limiter à ce qu’ils possèdent à la naissance : leur corps. Toi tu te pavane avec ton nom, ton talent en magie et les bords aiguisés de ton esprit, qui ne demande jamais mieux qu’une nouvelle victime. Passé maître dans l’art de te moquer de tout ce qui n’est pas de ton rang, tu aimes qu’on tremble sur ton passage, que les conversations se taisent ou mieux, que l’on tente de te combattre. Après tout, tu es l’exemple McLeod à son meilleur, celui qui mène les foules en souriant, celui qui brise les cœurs sans même les écouter battre et qui finalement se fait un plaisir de piétiner les corps pavant sa route. La modestie t’ai étrangère, mais au moins tu as le bon goût de savoir te faire discret, d’ailleurs des deux jumeaux, tu te considères, comme tout le monde, comme le moins chaleureux et le moins « gentil » des deux. Car là où ton frère se montre accessible et bourré de qualité, toi tu t’obstine à rester aussi inflexible que possible. Tu pourrais brider davantage Benton, en faire un sosie de ta personne, car des deux tu es l’alpha, mais tu sais que tu ne le feras jamais, car plus que d’être fier de ce que tu es, tu veux l’admirer lui. Oui, tu es fier de ton double malgré ses tares, sa niaiserie sporadique ou ses choix douteux en amitié, tu es fier et tu l’aimes. Il en va de même pour Delilah, sur qui tu tentes de veiller en permanence, mais en fait, tu as surtout peur qu’elle te quitte pour de bon, qu’elle tire sa révérence alors que tu t’imposes à elle et tu imposes ta ligne de conduite à la grande dame qu’elle devait devenir. Ton pardon ne se donne d’ailleurs pas facilement, il est toujours couteux et jamais réellement compréhensif, parce que tu n’aimes pas devoir pardonner et oublier, c’est contre ta nature.


a little something from you.

Les animaux, ça n’a jamais été ton fort, jamais ton domaine d’expertise. Toi, tu as toujours préféré travailler avec les humains, que ce soit pour les guider, les flatter ou les humilier autant que possible, alors quand Aquila a fait son apparition, tu n’as pas su quoi en faire. Que fais-ton d’un aigle royal qui vous fixe depuis le pied de votre lit ? Rien, on ne fait rien de plus que de le fixer en retour et puis il avait déployé ses ailes, afin de t’impressionner peut-être et il avait eu raison, car plus que son port de tête princier, tu avais compris toute la majesté de son être dans ce simple mouvement gracieux. Tu ne l’avais pourtant pas apprécié tout de suite, parce que même si tu avais compris que quelque chose clochait entre vous, que vous étiez lié d’une quelconque façon, tu n’avais pas ressentie ce besoin que beaucoup avait autour de toi, celui de se sentir soutenu. Tu avais Benton, tu n’avais pas besoin d’un aigle et ça, même Aquila semblait le comprendre, alors il t’avait laissé en paix, se contentant de te suivre à travers les couloirs de Poudlard, se taisant et se faisant le plus discret possible. Il n’avait pas demandé à être là non plus et là où l’amitié ou les conflits jaillissait entre les autres sorciers et leur patronus soudainement matérialisé, toi tu ne te sentais pas concerné. Vous attendiez tous les deux que tout cela cesse, qu’Aquila s’en retourne, qu’il redevienne fumée, mais ça n’arriverait pas.

Tu en avais pris conscience au bout de trois mois, alors que tu lisais un ouvrage sur les arts noirs, dans ta salle commune, et que ton rapace t’avait adressé la parole pour t’avertir qu’un intrus approchait, sa voix résonnant doucement dans ta tête. Tu avais pu dissimuler le livre sans te faire prendre et pour cette attention de sa part, tu lui avais accordé le droit de s’approcher, de se poser sur ton épaule et de devenir une partie de toi. Oh, tu n’avais aucune envie de commencer à débattre avec lui, mais doté d’un esprit aussi fin que le tien, Aquila n’exigeait rien de ta part, au contraire, il préférait le calme. Aussi possessif que toi, pragmatique et n’ayant aucun mal à juger les situations au mieux, tu as appris à l’utiliser a son plein potentiel, ce qui le satisfait tout autant que toi. Utile pour observer les environs et pour jouer à la sentinelle, il joue à merveille son rôle de soutien. Quant à sa deuxième forme, tu as vite eu à faire à elle, Levi se montrant le bout du museau dès que Benton vint te rejoindre, le petit grizzli se pressant à tes jambes avec curiosité. D’un naturel protecteur et plutôt câlin, Levi te semble presque étranger, car là où tu te reconnais dans le comportement de l’aigle, le grizzli te semble trop gentil pour être toi, mais c’est là la preuve que tu es terriblement attaché à ta famille, car l’animal n’a que leur nom à la bouche, te parlant sans arrêt de Benton, Delilah ou Léandre. C’est un peu de sa faute d’ailleurs si tu socialises davantage et si tu as des mal de crânes épouvantables.


You're not a sad story.

Lorsqu’un enfant nait, la plupart du temps, il a droit à sa chance, au bénéfice du doute. Celui-ci pourra devenir ce dont il aura envie, que ce soit médecin, plombier ou joueur de seconde zone d’une quelconque équipe d’un sport encore inconnu, mais pas toi. Non, toi tu n’as jamais eu le choix, même lorsque tu vivais encore dans la matrice, ton avenir était planifié et les détails déjà étudiés par ton paternel. Oh, tu aurais pu t’en plaindre dès le départ, te hisser le premier hors du corps de ta mère et hurler tes récriminations, exigé que l’on te laisse respirer, que l’on te laisse découvrir et vivre, mais pas toi. S’il a toujours été écrit et sut que tu serais un jour un grand politicien, tu possédais déjà de la finesse en émergeant du cocon chaud que formait ta mère, mieux, tu avais même céder la place de premier né à ton frère, à ton double que déjà tu chérissais plus que tout, plus que toi-même. Alors tu n’avais pas crié, non, tu t’étais contenté d’entrouvrir les yeux et de couler un long regard à celui qui serait à jamais ton modèle, ton mentor et ton guide : tu avais enfin rencontré ton père et s’il avait souri, ce n’est pas par affection mais par fierté, parce que tu avais su te taire et te montrer à la hauteur de ses espoirs. Et de ce fait, tu n’avais pas hésité un seul instant, déjà tout petit garçon, à laisser le beau rôle à Benton, ce double à travers qui tu t’étonnais parfois de vivre, ton sourire ne venant souvent qu’en le regardant lui. Ce n’est pas que tu n’aimais pas les autres, mais plutôt que tu ne les comprenais pas toujours, car plus que d’aimer maman ou Oscar, comme Benton semblait le faire si facilement, toi tu cherchais l’approbation de papa. D’ailleurs, tu n’as jamais aimé que l’on t’appelle Carl, parce que c’est le seul caprice sur lequel ton paternel avait un jour cédé, le seul compromis jamais offert à ta mère : le prénom de son unique frère, un hommage. Et de ce fait, comme le disait si souvent ton père, tu étais né en Abel et tu vivrais comme tel, non pas sacrifié par un frère indigne, et cela serait ta part de travail, mais en étant un modèle pour les autres. Dès ta naissance on avait jugé que tu serais l’ainé de la paire, que le plus calme des deux enfants nés seraient le chef de l’autre, celui qui jugerait et déciderait. Tu es né juge, tu es né chef, tu es né Abel et Carl, tu es né pour obéir et faire régner les McLeod.


La plupart des gens vous diront que de vivre à deux ou à plus, représente la plupart du temps un défi, parce qu’il n’est pas aisé de devoir supporter l’autre, mais pour les jumeaux, ce sentiment n’a jamais lieu d’être. Non, toi tu avais toujours apprécié Benton, au contraire d’Oscar que tu ne pouvais pas supporter à long terme, ton jumeau était ton frère et ton meilleur ami, ton plus grand allié mais aussi ta plus grande faiblesse, mais plus que tout, il serait ton plus grand défi. Des deux, tu as toujours été le plus sérieux, le plus efficace et le plus intéressé par le dogme familial, parce que là où Benton arrivait à jouer avec ses avions quand papa parlait et qu’Oscar le fixait avec quelque chose de forcé, toi tu buvais ses paroles avec grand intérêt. Tu as longtemps été impressionné par ton géniteur, mieux, tu adorais ses discours et sa façon de s’exprimer, que ce soit en geste ou en parole. Les punitions que l’on te faisait subir ne te semblait d’ailleurs jamais injuste, même lorsque tu devais payer le prix des bêtises de ton jumeau avec lui, parce que au final tu étais d’accord : ce que Benton faisait de mal, tu en étais aussi responsable. Parfois ton frère était un fardeau, parce qu’il était trop amical, trop gentil, trop dissipé, mais jamais tu ne l’as considéré comme tel, jamais. Tu aurais pu le punir, le frapper, l’engueuler, mais non, au contraire, ce que tes parents voyaient parfois d’un mauvais œil, tu préférais le gommer et le transformer. La punition, tu la laissais à votre père, toi tu préférais le convaincre, faire des arabesques merveilleuses avec tes mots et éblouir les grands yeux de Benton, que tu aimais tant voir s’illuminer. Mais il serait trop facile de dire que tu étais le meilleur des deux, ce que tu n’as jamais pensé d’ailleurs, parce que tu n’étais pas devenu le chef de votre duo sans son accord, sans son obéissance et ces deux choses, Benton te les avait offertes sans jamais hésiter. Vous vous complétiez à merveille d’ailleurs car là où tu étais rigide et aussi droit qu’un i, lui arrivait à t’impressionner de par son imagination et ses idées hors du commun, là où tu ne socialisais pas facilement, lui te présentais ses amis. Chacun donnait à l’autre ce dont il manquait, alors tu avais appris à charmer les autres, à te montrer moins dur en apparence et donc à devenir fourbe, car c’était là ton compromis. Et lui, lui tu lui avais appris à trier le bon grain du mauvais, à éviter d’être vu avec les gens différents de vous, soit de caste inférieure ou avec des idées hors du moule. Tu l’avais bridé et avec les années tu en avais pris conscience, mais tu n’avais pas le choix, car votre vie avait été planifiée et qu’un McLeod se devait de suivre la bonne voie. Or, tu ne laisserais jamais Benton dérivé, jamais, car il était une partie de toi, la meilleure probablement, la plus humaine aussi et ça, tu t’étais juré de la protéger.


Puis il y a eu Delilah, l’unique fille de votre unité familiale et là où tu n’arriverais jamais à ressentir quoi que ce soit de profond pour ton frère ainé, Oscar, ton amour pour elle te vint tout naturellement. Peut-être parce qu’elle était une fille, peut-être parce qu’elle était plus jeune, mais au fond tu connais la vérité : tu aimes et aimeras toujours Lilah parce qu’elle te sera à jamais inférieure. Ça semble égoïste et méchant, mais tu es ainsi fait, tu vois clair et tu aurais dû être l’ainé de votre famille, le premier né et l’exemple ultime de ce qu’un McLeod peut devenir, meilleurs que les rejetons des autres branches McLeod. Évidemment, tu as toujours apprécié tes cousins, tout comme tu as toujours regardé Arthur avec respect, mais Lilah avait quelque chose de différent, quelque chose de plus poignant que les autres. Là où tu ne laissais personne envahir votre bulle à Benton et toi, elle en avait le droit, tu aimais déjà la prendre sur tes genoux petit, tu aimais lui caresser les cheveux et là où maman ne t’avais jamais réellement intrigué, ta petite sœur su développer une curiosité chez toi. De quoi sont faites les petites filles ? Surement pas de sucre et baiser, mais de douceur et de fermeté, de sourire et d’ambition, c’est donc le précieux trésor nommé Delilah qui a fait de toi un homme difficile et compliqué à satisfaire. De toute façon, avec Benton tout près de toi, tu n’as jamais sentie une quelconque carence sociale, ni affective, ni physique. Au fond, tous les trois, vous vous suffisiez et si tu avais toujours écrasé ton jumeau avec affection, lui indiquant le chemin à prendre, tu fus le premier soulagé de le voir en faire de même avec votre sœur. Et puis là où tu te montrais souvent dur avec ton double, tu avais toujours fais attention à être plus tendre avec elle, plus délicat, mais avec la fermeté. Parce que Delilah était une fille, parce que c’était ton unique sœur, parce qu’elle ne te pardonnerait jamais aussi aveuglément que Benton aussi, tu t’étais assuré d’être aimé d’elle et quand la maladie c’était déclaré, là où tu aurais rejeté quiconque, elle tu l’avais accepté. Pourtant, ça n’avait rien à voir avec le fait qu’elle soit ta précieuse petite sœur, non, tu avais accepté de garder son secret et de l’endosser avec elle, de l’aider et de l’aimer même, parce qu’elle avait décidée, elle-même, de ne pas être une martyre. Lilah ne vivrait pas très longtemps, elle perdrait peu à peu le contrôle de son corps et si tu aimais ses gestes gracieux, si tu aimais lui embrasser le front après qu’elle ce soit cogné la mâchoire contre l’épaule, tu avais décidé de faire face à ses côtés, de former une unité avec elle au centre. Peut-être que son corps lui échappait, peut-être qu’un jour elle ne pourrait pas dissimuler ses faiblesses, mais alors tu comptais sur Benton pour t’aider à la soutenir et entre vous deux, rien ne lui arriverait jamais.


Évidemment, tu n’avais jamais cru qu’un jour, une autre personne saurait se faufiler une place auprès de ton frère et toi. Fusionnel et toujours lié, même de loin, tu avais d’abord assez mal accepté l’idée que Benton aime Léandre, l’un de vos cousins, l’un des rejetons d’Arthur le tout puissant. Tu étais jaloux de lui au départ, pas parce qu’il valait mieux que toi, pas du tout même non, mais parce qu’il était l’un des fils du très grand Arthur, votre chef à tous. Mais on ne refuse pas la compagnie de l’un des siens, entre McLeod on se soutient et tu avais su céder devant ton jumeau, comme un jour ton père avait céder ton prénom à ta mère. Évidemment, ça n’avait pas été sans le prix de tes railleries et de tes farces, souvent cruelles et de mauvais gouts, mais c’était ainsi que ton monde fonctionnait, ainsi que tu testais votre cadet, que Benton aimait évidemment beaucoup trop. Ton jumeau n’avait pas besoin de lui pour être heureux, tu savais que tu pouvais lui suffire, mais ce que tu devais apprendre c’était surtout que tu ne pouvais pas tout refuser à celui-ci. Tu avais donc laissé sa chance au gamin, tu l’avais laissé trainer autour de vous, comme un chiot un peu embêtant auquel on n’hésite pas à donner un coup de pied pour le mater et c’est peut-être cette liberté qui t’avais finalement persuadé de l’apprécier. Oui, tu t’y étais attaché et lorsque tu fus enfin en âge de pratiquer les arts occultes avec Benton, un art que votre père appréciait depuis toujours et qui appartenait à votre héritage, tu n’avais pas hésité un seul instant à permettre à Benton de l’amener avec lui. Parce que non, tu n’aurais jamais invité Léandre de ton propre chef, jamais, d’ailleurs tu avais toujours tracé une ligne nette entre lui et toi : il était l’ami de ton jumeau, pas le tien. Tu faisais mine de le supporter et de l’apprécier un minimum, jamais plus, parce que tu n’avais jamais été doué avec les autres, sauf Benton et Delilah. Puis il y eut cet accident, cette chute qui lui coûta cher, trop cher et comme tu avais fermé les yeux sur le handicap de ta sœur, tu avais abaissé tes barrières pour Léandre aussi, te tenant à son chevet avec ton double, inquiet. Est-ce que tu avais alors envié son état, son insensibilité ? Probablement, mais seulement jusqu’à ce qu’il se montre perturbé, alors il avait été entendu avec Benton que vous feriez tout pour le ramener dans la bonne voie, que si Arthur devait encore perdre un enfant, ce ne serait pas celui-là. Léandre pénétra alors enfin réellement votre intimité à ton jumeau et toi, bénéficiant de votre affection, mais aussi de votre respect et de votre protection, pour ce qu’il pouvait en faire. Tu aurais pu te rapprocher enfin de lui, en faire le triplé de votre union à Benton et toi, mais ça aurait été comme trahir ton jumeau. L’affection n’est pas toujours bruyante, elle n’a pas toujours à prendre la forme d’une main posée sur le dos de quelqu’un ou celle d’un sourire, entre vous elle suffisait d’un regard ou d’une invitation à pratiquer quelque sort occulte. Léandre aurait pu être votre troisième item et ça, même si tu ne voulais pas l’avouer, tu le réalisais un peu plus chaque jour.


Or, tu avais toujours été un garçon ambitieux, déjà tout petit tu brillais par ta finesse et ton esprit pragmatique, mais en grandissant tu avais appris à maitriser ta langue et les mots, à savoir mettre les foules à tes pieds et si tu n’en étais pas peu fier, ta vantardise avait préféré émerger de toi sous la forme de l’intolérance. Léandre et Delilah était sauvé à tes yeux, mais tout ce qui n’était pas aussi fort que toi devait s’abaisser plus bas que terre et si tu n’avais pas fait de cas de l’histoire de Violett, l’enfant cracmolle inutile et la plus grande honte de la famille, tu n’en avais pas pour autant moins apprécié son avènement. Arthur avait dut accuser son premier coup et toi qui l’avais toujours regardé avec respect, tu avais alors enfin réalisé qu’en réalité, tu voulais l’écraser lui aussi. Lui qui avait osé regarder Delilah avec une certaine forme de honte, tu t’étais juré qu’un jour, tu le ferais s’incliner devant toi. On dit des McLeod qu’ils sont unis et toujours prêt à s’entre-aider, mais tu n’as pas changé d’avis pour autant, tu comptes aider ta famille et faire perdurer votre nom, mieux, tu comptes changer le cours de l’histoire et y inscrire votre nom en majuscule. Mais pas en l’honneur d’Arthur, pas pour qu’on le félicite, non, et quand Lysander lui avait fait perdre pied à nouveau, tu avais été le premier à éclater de rire, ce qui ne t’allais pas du tout bien évidemment. Oui, tu es cruel, oui tu es sans pitié, mais tu es un McLeod et ça, personne ne peut le nier, surtout pas Arthur. Il a peut-être écrit les règlements, mais toi tu en feras des lois, t’élevant au-dessus du grand homme. Tu n’as pourtant personne à venger au sein de ses enfants, les causes de Violett ou de Lysander ne font naitre aucun écho de compassion en toi, mais tu as soif de sang, soif de pouvoir et là où Arthur à sut se montrer le plus fort et le plus cruel, tu sais pouvoir faire mieux, savoir-faire pire. Que tout le monde s’incline devant ta grandeur, car un jour tu seras roi et là, ton père saura qu’Abel à enfin vaincu, que sa ferveur a été récompensé.


Tell me who you really are.

ϟ pseudo et âge: Bat'phanie (nanananan) et 26 ans ! :tiph:
ϟ Où as-tu trouvé le forum? Hem... c'est mon QC :maieuh:
ϟ Personnage: Ancien Scenar de Léandre ~
ϟ As-tu un autre compte sur BP? Oui, trois. :rip:Jordan, Fitna et Ermenegilde (je suis partout :hen:)
ϟ Présence: Je passe tous les jours, ou presque. :hihi:
ϟ Une remarque? Je vous aimes :potté:


full of honey and wounds
When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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Carl A. McLeod [BP]

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