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 Diggory [IOAD]

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Stephy
charming anti-PRINCE
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Nombre de messages : 721
Date d'inscription : 30/05/2007

MessageSujet: Diggory [IOAD]   Jeu 20 Nov - 16:11


Diggory Klaus Nielsen
Nothing ever ends poetically. It ends and we turn it into poetry.
All that blood was never once beautiful. It was just red.
✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



follow the cat to wonderland
Dans l’univers sombre, inquiétant, si ce n’est pas purement angoissant de l’asile de Rosewood, toi tu te veux drôle et amusant. Une bouffée d’air fraiche, un éclat de rire, un tourbillon de folie peuplant ses couloirs, éclatant dans une salle commune. Tu passes en courant dans un corridor, ta voix faisant des ricochets sur les murs, alors que tu ris à t’en plisser les yeux. Ton joli minois arrache des sourires et c’est à lequel des gardes malades t’attrapera le premier. On te dit courageux, on te dit brave, mais on dit tellement de chose ici, que tu ne sais plus toujours très bien ce que tu es et que ce tu n’es pas. Tu n’as pas la langue dans ta poche, ça c’est certain, tu as même une grande gueule, tu râles quand quelque chose te déplais, quand tu trouves ça stupide, quand tu en as marre. Mais tu ris aussi, beaucoup, tu joues des tours, tu donnes des coups de coudes à tes camarades et tu glousses. Immature ? Oh oui, con à tes heures même. Dissipé aussi, tu cours après tes idées, pas qu’après les soucis et pourtant, dieu sait qu’eux aussi, tu les pourchasses. Tu as un don pour te mettre les pieds dans la merde, mais ça n’a rien de nouveau. Il y a six mois de ça, tu étais tout aussi pire à l’extérieur. Tu ne sais pas être tranquille, tu as la bougeotte, ton pied tape au sol, tu tambourine des doigts sur ta cuisse, impossible pour toi de cesser de bouger. Tout capte ton intérêt et une idée s’enfuit de ton esprit que déjà une troisième surpasse la seconde qui t’effleure tout juste. Alors tu endosses tout ce qu’on fait de mal autour de toi, tu prends la faute de tes frères, tu acceptes le blâme pour tous et chacun. Les punitions ne te font pas peur. Peut-être es-tu réellement brave ? Peut-être. Toi, tu le vis relativement bien, mais en retour, les autres te subissent, les autres s’épuisent devant ton sourire, s’essoufflent sous tes courses, grimacent sous tes cris d’encouragement. Tu aimes la foule, tu aimes être touché, être accompagné, parce que tu as été seul trop longtemps, mais la foule t’aime-t-elle seulement ? Parfois, parfois.

Joueur, coquin, tu te fais irrésistible pour qui veut bien te regarder, s’attarder sur toi. Tu aimes être aimé, tu aimes tout autant te donner et tu distribue des bouts de ton cœur. Mais tu te veux maladroit, tu échappes parfois les cœurs, les sentiments et même si tu veux les recoller, tu oublis bien souvent où vont les pièces du puzzle. Quand tu n’oublies pas ce que tu faisais tout simplement, allant plutôt redistribuer tes douceurs, ta candeur. On te dit alors cruel, sans cœur, mais comment pourrais-tu avoir réellement tout un organe, si tu l’offres sans relâche ? Tout ça ne fait pas de sens pour toi. Et puis il y a ce manque qui creuse en toi, qui te rend charmant, qui te fait homme-enfant, éternel adolescent : celui du parent. Tu n’en as pas eu, mais tu en désirais tellement un. Tellement. Et maintenant, tu le désires encore plus fort. Plus vicieusement. Ce sont les mains des femmes que tu aimes sentir sur toi, les langues des hommes que tu veux goûter et leur attention qui t’arrache des frissons. Tu es envahissant, tes doigts courent dans leurs cheveux, tes lèvres cherchent les leurs et le péché que tu représentes, l’interdit de ta bouille d’enfant, ne suffit pas toujours à arrêter leur élan. Surtout pas que tu chuchotes. Tu n’es pas une sirène, mais tu aurais pu, tu aurais peut-être dû. Et tu les aimes plus vieux, pareille aux alcools goûteux que tu volais avec tes amis, petit rebelle dans l’âme, petit être à problème. C’est un souci, c’est une obsession, on te l’a dit et tu veux bien le croire. Tu veux t’y perdre en réalité et puis ce monde étrange dans lequel tu évolues, tu l’aimes autant que tu le crains. Tu y es plus à ta place que tu ne l’as jamais été au dehors. Tant mieux. Tant mieux.
☞ PATRONYME : Nielsen, un nom Danois, un bout de puzzle égaré au fond d'une boite trop vide. On t'as raconté que tu avais été trouvé avec une couverture portant ce nom à l'intérieur. Vérité ou invention ? Tu n'en as aucune idée et franchement, tu t'en fiches.
☞ PRENOM : Diggory, qui signifie « perdu » un prénom qui te va plutôt bien, même si tu le trouves vieillot et laid. Du coup, tu te fais surnommé Digg ou Rory, les prénoms court c'est tellement mieux, foi de garçon perdu ! Quant à Klaus, soit « victoire », tu l'aimes bien, mais sans plus. Probablement parce que c'est un prénom relié aux origines de ce nom qu'on t'a légué, un clin d'oeil à tes probables origines. Pfeu.
☞ DATE & LIEU DE NAISSANCE : Tu n'as aucune idée de la date précise de ta naissance, quand on t'a trouvé, tu devais avoir deux ou trois jours de vie. On t'a donc offert une date de naissance au hasard : le 15 janvier, une date stupide où on t'offrait un muffin. Du reste, tu n'as jamais connu autre chose que Rosewood, une ville qui ne t'a jamais impressionné, une ville que tu n'as jamais réellement aimé. En fait, il fut même un temps où tu comptais la quitter, dorénavant, tu y es coincé.
☞ AGE : Quinze ans, c'est tellement jeune pour être ici. Trop jeune pour être fou. Et pourtant, tu ne contestes pas ta présence en ses lieux. Tu n'aimais pas l'école, tu ne te voyais pas de futur. Et puis plus le temps passe et plus tu te dis que c'est peut-être ici que les jeunes de ton âge devrait être placé, sous supervision, sous médication, contrôle totale sur la futur population.
☞ ORIGINES & NATIONALITE : On te soupçonne d'origine danoise, à cause du mot laissé trouvé près de toi, de ton nom oui, mais tu as toujours été considéré américain. Qu'importe ton nom de famille ou ton second prénom, c'est ici que tu as vu le jour et c'est à cet endroit que tu comptes, un beau jour, crever. À moins que ce soit à Wonderland ?
☞ ETUDES/METIER : À quinze ans, on a tout fait et à la fois rien du tout. Tu n'as pas terminé tes études, toi pupille de l'état, tu étais tout juste bon à vandaliser les lieux publiques. Tu faisais de ta jeunesse un métier, avec tout ce que ça impliquait : les jurons, les tags et les balades nocturnes. Tu n'étais pas non plus bon élève, on te disait intelligent, mais en fait tu étais trop impulsif, trop hyperactif et dissipé, pour t'y intéresser.
☞ ORIENTATION SEXUELLE : Le genre ne t'a jamais intéressé, homme ou femme, tu sais que tous les plaisir sont à explorer. Toi, tu ne t'intéresses qu'à l'âge, qu'à l'expérience, voilà ce qui compte réellement à tes yeux. Tu n'es donc pas attiré par un genre précis, seulement par tout ce qui a vingt cinq ans et plus.
☞ STATUT : Célibataire, évidemment. Pourtant, tu pourrais tomber amoureux, tu aimerais même te laisser bercer par des bras réconfortants, aimer jusqu'à t'en faire saigner le cœur. Mais ici, à l'asile, tu vois difficilement comment tu pourrais y arriver. Chacun y a sa chambre, chacun y a sa place et l'amour n'est pas un légume qu'on vous permet de faire pousser dans le jardin.
☞ SITUATION FAMILIALE : Orphelin depuis toujours, tu es une des nombreuses pupilles de l'état qu'on a fourré dans un asile pour ne plus avoir à le gérer. Trop turbulent, trop dérangeant, tu as gagné une place de choix sur les listes et avant que tu n'ai la chance de rectifier ton comportement, ou du moins d'essayer, tu te retrouvais dans une chambre de l'asile. Tu n'as donc personne pour crier à l'injustice, celle d'enfermé un gamin dans un endroit pareille, tu n'as plus qu'à accepter ton sort.
☞ NEVROSE : Trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité, depuis tout petit déjà tu cours dans tous les sens, tu n'arrives pas à te concentrer. Tes notes en ont pris un coup en classe, puis tes tags ont commencés à être à moitié fait, bref tu as du mal à être totalement « présent ». C'est frustrant pour les autres, évidemment, mais encore plus pour toi. Tu es dissipé, tu oublis ce que tu fais alors que tu y es encore, tu n'arrives pas à bien traité les informations, les actions, mais surtout à leur donner la bonne priorité. Sinon, on t'a aussi reconnu chronophile, soit fortement attiré par les personnes plus âgés que toi, ce que tu ne nies pas, au contraire. Les jeunes de ton âge ne te font aucunement envie. Pourquoi perdrais-tu du temps avec des corps jeunes comme le tien ? Non, toi tu cherches l'expérience, le savoir, la peau aux milles parfums, les âmes confortablement installées dans des corps épanouis. Tu évites de toucher tout ce qui a moins de 25 ans, ce qui est le minimum pour toi.
☞ PERSONNAGE DE CONTE : Garçon perdu; Curly. Soit celui endossant toujours toutes les fautes, même quand elles ne te concernent pas. De toute manière, ne t'as-t-on pas toujours dit que tout était de ta faute ? Voilà. Tu as vite retenu la leçon.
☞ GROUPE : Where is My Mind ?
☞ CARACTERE DE CHIEN : Turbulent, Con, Bavard, Joueur, Immature, Charmeur, Dissipé, Vif d'esprit, Social, Rebelle, Franc, Abrupte, Envahissant, Rassembleur, Attachant, Amusant
☞ CREATEURS :
gif © griever4leon.tumblr


behind the mirror

PRÉNOM/SURNOM ; bat'phanie, nananananan ! (aka Bruce "awesome" Norris ofc ! :adam: )
AGE ; vingt-sept, donc il me faut un MEGA gros gâteau ! :32:
SEXE ; dudette et moi je penche pour le 69 *va se pendre avec sa cape*
COMMENT AVEZ VOUS CONNU LE FORUM? ; beeeeeeh il se trouve que connais Maïssane, même si je n'arrive plus à la coincer sur skype. Je suis maudite, un truc du genre... Suspect BREF elle m'a vendu son concept et puis y'a aussi une certaine sorcière rousse qui me harcelait pour que je ramène mes fesses. Coquine va ! :prynce:
ET COMMENT TU LE TROUVES? ; il est fucking beau ! OUAIS FUCKING ! J'ASSUME MON LANGAGE ! :yeah: Sérieux, si j'avais un manche a balai comme Diggo, je serais... bref !
PEUT-ON ON FAIRE UN PREDEFINI DE VOTRE PERSO. SI VOUS ETES SUPPRIME ? ; Déjà D'OÙ TU CROIS QUE JE VAIS FOUTRE LE CAMP TOI ?! :fight: Plus sérieusement, ouaiiiiiis si je me tire (qui sait) vous pouvez reprendre le petit.
QU'ON LUI COUPE LA TETE ; Thomas Brodie-Sangster (qui est sooooo cute quoi)
CODE RÈGLEMENT ; code bon by la sirène rousse I love you
AUTRE CHOSE A AJOUTER? ; Bon ben vous l'avez vu, j'avais réservé Rafael Lazzini, MAIS je ne le jouerais pas tout de suite. Disons que ma chérie, pour qui j'allais le jouer, n'a pas le temps de venir tout de suite DONC vous pouvez retirer ma réservation. Et encore merci les cocottes, c'était gentil. :subhan:
Sinon, je m'excuse, mais je vais faire ma chieuse. :peur: Ahem, alors en fait autant je trouve le forum sublime (franchement je ne le dirais jamais assez je pense...) autant je trouve qu'on est un peu à l'étroit dans la fiche. Je ne sais pas comment le dire correctement mais disons que pour les gens comme moi qui ne savent pas faire court et concis (pourtant fuck, j'aimerais ça !) en tapant juste l'âge sans détail, le nom sans explication, etc... bah c'est vraiment tout petit. C'est un peu désagréable à lire... enfin, ça c'est MON avis hein ! Du reste, wahou ! :nasser:




full of honey and wounds
When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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MessageSujet: Re: Diggory [IOAD]   Jeu 20 Nov - 16:12


☞ I don’t want to be a sweetheart ☜
I want to be the fucking love of your life. All the most powerful emotions
come from chaos - fear, anger, love - especially love. Love is chaos itself.
✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤ ✤



it's time for our sitting : who are you?


Votre personnage côtoie-t-il depuis longtemps l'asile de Rosewood ? Quand est-il arrivé ici ? Dans quelles circonstances et pourquoi ?
L’asile est devenu ta maison il y a déjà deux ans, la première t’as effrayée, a presque effacée l’enfant vivant en toi en te mettant à l’épreuve. Le malin n’est pas tendre avec les enfants, peu importe qu’ils soient innocents, pures et sans cœur, il se devait de te tester, de jouer avec toi. Puis la deuxième année c’est déployé et tu t’es pris au jeu. Tu as cessé d’avoir peur, de craindre ce qui t’arrivait, ce qui t’arriverait oui. Quant au pourquoi de la chose, c’est la faute des adultes, ses êtres que tu aimes tant, que tu désires depuis deux ans, probablement même davantage. Orphelin dépendant du soutien de l’état, de ses employés, tu as malheureusement séduis la mauvaise personne. Toi qui croyais que votre amour serait grandiose, que vos vices trouveraient écho chez l’autre, tu n’avais pas suffisamment fait attention. Enfant turbulent, enfant à problème, la tête dans les nuages, un sourire perpétuel aux lèvres, tu avais accumulé trop de casserole, trop de souci. Quand on vous a surpris dans son bureau, quand tu as du te reculer de son corps encore chaud du tien, tu n’avais pas même imaginé qu’on puisse se délester de toi aussi rapidement. La faute fut effacée, ce que tu t’acharnes à ne pas te rappeler, à oublier, comme Wonderland, un goût sucré et acidulé sur la langue. Tu ne veux plus savoir, savoir qu’on t’a jeté dans un asile en disant que tu avais des comportements malsains, que tu étais fou. Hyperactif, la tête ailleurs, désorganisé, oui, mais pas fou. Sauf de lui, sauf de son parfum, de sa barbe contre la peau de ton bas-ventre. Tu n’attends pourtant pas qu’on te sorte de cet endroit, dès les premiers trois mois tu as compris que ça n’arriverait pas. Tu es un sac à malice, un aimant à problème, un amant aussi, ta place est ici semble-t-il.

Se plait-il à l'asile ? Quel est son impression face à cet endroit ?
Aussi étonnant que cela puisse sembler, tu te plais ici, ta liberté te manque bien parfois, mais le contrôle qu’on exerce sur toi, cette impression d’être couvé, d’avoir des parents même, a quelque chose de réconfortant la nuit. Tu ne te l’expliques pas, tes amis ne comprennent pas tous, parce que oui tu as des amis en ses lieux, mais c’est ainsi et pas autrement. Tu t’es même attaché au personnel, c’est d’ailleurs pour cette raison que tu te permets de jouer avec eux, des tours surtout, de les agacer, les forçant parfois à t’envoyer dans une de ses chambres capitonnés, où tu ris et ris, jusqu’à en avoir mal au ventre. Tu as la nette impression d’être au bon endroit, au bon moment. Tu ne te vois pas ailleurs, plus avec lui du moins, pas auprès d’autres personnes faussement bonnes. Ici, tu sais à quoi t’en tenir, tu t’es fait des amis et tu as connus tellement pire. Du moins, c’est ce que tu racontes maintenant, mais il y a un an, tu aurais tout donné pour sortir de là, pour retrouver une vie normale, bien que mal ajusté à ta taille. En fait, plus tu y réfléchis et plus tu te plais ici, parce qu'au bout de deux ans, Wonderland à laissé sa trace en toi, parce qu'il te revient parfois des segments de cet autre toi que tu deviens. Le mal ne vit pas que dans cet endroit merveilleux, il c'est aussi niché en toi et il t'aide a mieux dormir la nuit.

Que ressent-il vis à vis de sa situation ? De ses conditions de vie ? De son traitement ? En a-t-il seulement conscience ? Est-il effrayé ? Tente-t-il de s'évader ? (parlez des sentiments de votre personnage face à son internement, à l'asile, à ses psychiatres ect...)
Au début, tu n’as rien compris à la situation, tu as paniqué, comme tout le monde. Tu pleurais, tu criais, tu oscillais entre conscience et délire, drogué et isolé, questionné et balloté d’un côté et de l’autre. Puis, il y a eu ces rêves au goût acidulé, cette impression pâteuse dans ta tête, pas que dans ta bouche et tu t’es surpris à attendre cette nouvelle sensation avec impatience. Depuis, tu t’y es fait, tu aimes les dimanches, tu les adores même et tu te fâche même quand tu vois tes camarades s’endormir avant toi, à croire qu’avec le temps, ton corps résiste plus fort. Stupidité oui. Les conditions de vie ne te dérangent pas réellement, probablement parce que tu veux débonnaire, parce que tu te ris de tout, que tu préfères dévaler les corridors en courant et en riant, ne t’inquiétant pas des séjours dans les chambres capitonnées ou de ses séances où on te malmène. Pas que tu ne souffres pas, ça non, tu souffres comme les autres, mais parce que tu sais que cette douleur t’aide à avancer. Tu es résigné, tu crois être au bon endroit. Tu n’as donc pas entièrement conscience de ce que tu subis, de l’injustice qui pèse sur toi, que d’accepter la situation est signe que ta raison t’échappe. Oh, il t’arrive de t’insurger et de t’opposer à certains traitements, tu rejettes les thérapies de groupe avec véhémence par exemple. Tu as beau être un joyeux luron la plupart du temps, tu ne veux pas exposer tes faiblesses aux autres, tu ne veux pas les laisser connaître tes petits secrets, tes désirs et fantasmes. Quant à t’évader, tu y as songé par le passé, mais plus maintenant. En fait, c’est même l’inverse qui t’angoisse dorénavant. Comment survivrais-tu sans tes dimanches embrumés ? Comment pourrais-tu seulement vivre loin de cette cage douillette qui te garde au chaud, à l’abri, qui veille sur toi comme un parent attentif ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus.

Quelles sont les névroses dont souffre votre personnage ? Comment sont-elles apparues ? Quel est le déclencheur et dans quelles circonstances se manifestent-elles ? Est-il à un stade avancé de sa maladie mentale ? Son état s'améliore-t-il depuis sa venue à Rosewood où au contraire se dégrade-t-il ?
Toi, souffrant ? Ça te fait rire, d’un éclat enfantin, d’un son presque malsain parfois. Tu ne te considères pas malade, tu vis bien avec tes imperfections, mais tu te sais pourtant atteint d’un trouble du déficit d’attention et d’hyperactivité. C’est arrivé très tôt, mais tu ne sais plus quand, pas précisément. A une époque, on trouvait normal que tu sois aussi excité, que tu cours dans tous les sens, puis tu as grandis, un peu, et tu t’es retrouvé à être le seul à toujours courir autant. Il n’y a pas de déclencheur, tu es ainsi en permanence, tu ne sais pas ralentir. Oh, les médicaments peuvent aider, mais ils ne font effet qu’un certain temps dans la journée. Tu deviens un peu zombie quand tu prends ton comprimé, tu ralentis, tu souris, tu deviens plus sensible, plus fatigué, mais quand il cesse de fonctionner, tu recommences à courir. Tes doigts pianotent sur un mur, ta jambe oscille à droite, à gauche, tu secoues un bout de pied, tu te tortille sur ton siège. Mais ça, ce n’est que ton hyperactivité, que tes réactions physiologiques. Plus que de te redresser en permanence, que de gigoter ici et là, que de te déplacer sans arrêt à travers une pièce, d’une fenêtre à l’autre, c’est ton esprit qui vagabonde. Tu es vif d’esprit, on te dit intelligent, mais rien ne semble vouloir rester bien longtemps dans ta tête. Tu papillonne d’une idée à une autre, tu ne connais pas la patience et ton acharnement n’est jamais qu’exceptionnelle. Les pensées filent dans ton esprit, comme le temps qui s’écoule trop vite ici-bas, te filant entre les doigts, pour ne te laisser que des silhouettes de projet ou de raisonnement. Tu n’es pas fou, tu n’es pas stupide, tu ne sais seulement pas comment trier ton esprit, tu ne sais plus ce qui se doit d’être prioritaire et ce qui peut attendre. On pourrait assurément dire que ton état s’améliore depuis ton arrivée à Rosewood, du moins le matin, quand tu viens d’avaler ton comprimé, mais en fait c’est tout le contraire. L’asile a un fâcheux effet sur ta personne, elle t’a rendu un brin imperméable à son côté malsain, à sa cruauté, te poussant à ne plus t’inquiéter outre mesure des risques et des dangers. Tu deviens plus enfant que tu ne l’étais à ton arrivé, de nouveau symptôme en approche qu’on chuchote quand on se consulte a ton sujet, mais toi tu te contentes de sourire. Aussi, on t’a diagnostiqué un trouble sexuel, la chronophilie, qu’on a commencé à tenter de te retirer, à coup de thérapie choque. Sans grand succès évidemment, puisque tu ne te considères aucunement malade, ça ne veut pas dire que tu ne trouves pas les séances éprouvantes ou difficiles, mais bien que sur ce point, tu comptes tenir bon. Tu aimes les adultes, tu les aimes de dix ans ton ainé au minimum et tu ne baisseras pas tes standards pour un quelconque professionnel. Jamais. En fait, cette partie de toi va de mal en pis depuis ton arrivée, la présence des infirmières, des psychiatres, des gardiens ne faisant que t’émoustiller. Tu es comme un junkie devant qui on étalerait des kilos de coke, tu ne demandes qu’à y fourrer ton nez. Et tant pis si tu en crève, tu ne demandes rien de mieux.

Comment se comporte votre personnage avec les patients de l'asile ? (ceux de l'aile ouest comme est) Et avec le personnel ? Les psychiatres et docteurs ?
Tu te montres agréable avec les autres, sur ton dossier tu as lu « social », tu as vu « sympathique » et tu cherches à le rester. La plupart te souris, on t’embrasse parfois la joue, on te tend la main et toi tu réponds. Toujours. Même le personnel arrive à te trouver attachant, enfin pour peu que tu ne cours pas dans les corridors ou ne t’amuse pas à leur dépend. Mais on te connait gamin, on sait que dans ce monde sombre, tu es un éclat de lumière, qu’un aura t’entoure. Tu ne fais d’ailleurs pas de différence entre les patients de l’aile ouest ou est, qu’importe les crimes des autres, ici tout le monde est malade. Tout le monde est fou. Toi y compris. Même le personnel, te fait parfois l’impression d’être souffrant. Alors tu souris à tout le monde, tu les salut, tu engages les conversations et souvent, on te trouve charmant, voire irrésistible, parce que tu es positif, parce que tu es gamin, parce que tu es joie et bonheur, deux mots bien rares entre ses murs. Mais parfois, on te déteste aussi, on te fuit et on t’ignore, parce que justement, tu es ce qui ne doit pas être ici. Quant au personnel, tu l’apprécies, tu le traites avec égard autant que faire se peut, mais tu es un semeur de trouble, tu aimes lancer des jeux stupides, tu aimes égayer la « maison », tu aimes un peu trop déranger et tu endosses toujours tes crimes, y compris ceux des autres. Tu veux être leur préféré, tu veux qu’ils s’attachent à toi, tous ses adultes qu’on met à ta portée, qu’on te laisse côtoyer, un véritable paradis à tes yeux. Quant au psychiatre, tu aimes jouer avec eux, les mener vers de fausses pistes, puis les ramener vers des chemins déjà empruntés, les guider dans tes sentiers secrets, puis réinventer le décor. On dit que tu cherches l’attention, que tu t’enlises et que tu mens. Toi, tu n’es pas de cet avis, quand tu jures de dire la vérité, tu le fais. Et le reste du temps ? Tu joues, évidemment ! La seule chose face à laquelle tu t’opposes fermement est la thérapie de groupe, que tu considères malsaine et pareille à du voyeurisme. Tu t’y refuses, quitte à enfoncer des dents dans des bras, des tibias et finir ta journée dans une chambre capitonné.

Quelle est la situation familiale de votre personnage ? Parlez-nous de son passé avant son arrivée à Rosewood.
Seul. Abandonné. Rejeté. Il existe tant de synonyme pour décrire ta situation, des synonymes moins dur que le mot maudit, le mot fatidique : orphelin. Tu es surtout paumé, un peu à droite, un peu plus à gauche. Parce que c’est là que ton cœur bat, parce que c’est là que tu arrives à enterrer la douleur et la peur. Certains diront que les orphelins n’ayant pas connu leur famille ne souffrent pas autant de son absence, que ceux souffrant soudainement sa disparition. C’est faux. Archi-faux, avec ton visage rouge de colère et tes poings serrés. Faux. Tu n’as aucun souvenir des bras chauds de ta mère, ni de la voix de ton père, mais plutôt que de ressasser des souvenirs, toi tu as idéalisé, tu as inventé. C’est pire. Tu voulais qu’on t’adopte, tu voulais qu’on prenne soin de toi, mais c’était la mauvaise période ou encore, tu ne savais pas tenir en place. Qui voudrait d’un enfant ne sachant pas rester assis plus de cinq minutes ? Pas toi. Alors tu as regardé ses trois autres enfants « sans », partir. Sans amour, sans parent, sans chaleur, sans famille, sans rien. Toi tu es resté, resté un « sans » attendant patiemment d’effacer ce mot, mais sans succès. Tu n’as pas su t’assagir, pas comme les autres, mais à votre âge ça ne comptait déjà plus, on n’adopte pas les grands enfants, on te l’a dit à plus d’une reprise. Tu t’es donc fait plus honnête, ne t’inquiétant plus des répercussions, ne désirant plus être un « bon » garçon à tout prix. Oh, tu n’étais pas mauvais, mais ta concentration et ton surplus d’énergie auront fait de toi un enfant tout juste supportable dans ses moins bons jours. Tu te rattrapais pourtant, tu te faisais bel et bien attachant, cherchant désespérément à plaire à tous ses faux parents, ces adultes prenants soins de toi. C’est devenu ton obsession, ton chemin de croix : plaire à tout prix à ces hommes et ces femmes, jusqu’à ce qu’il y en ait un qui craque pour toi. Il t’avait dit que c’était mal, interdit, mais tu le voulais, tu l’avais même supplié de ne pas tenir compte des tabous et ça avait été divin. C’était tout ce que tu avais espéré, plus encore, tu avais sombré avec lui, du moins l’as-tu cru. Ce devait rester un secret, mais la passion te tenait trop fort et tu la lui rendais avec tellement d’adresse, qu’il n’a pas songé à vous protéger. Puis il t’a laissé tomber, il t’a blâmé, ils n’attendaient que cela pour te renvoyer, pour te mettre hors d’état de nuire. Trop turbulent, trop bruyant, trop envahissant, trop vivant qu’ils semblaient chuchoté, on t’a envoyé à l’asile. Là-bas, tu l’as attendu patiemment, un mois. Puis deux, enfin trois, pour comprendre qu’il ne viendrait pas, qu’il avait scellé ton destin et qu’il s’en lavait probablement les mains. Aujourd’hui, au bout de deux ans, tu n’arrives plus à te souvenir de son visage, pas même de son prénom. Qui était-il ? Pourquoi les a-t-il laissé faire ? Le visage flou ne te répond pas, mais tu ne t’inquiète plus. Tu es ici chez toi, c’est cet endroit qui t’attendait, c’est ta maison et wonderland est ton terrain de jeu.

Quel est le lien entre votre personnage et le conte dont il est issu ? Est-ce par ses névroses ? Sa vie ? Ses rapports sociaux ? Un mélange de tout cela ? Autre ?
On dit les garçons perdus tombés de leur landau, toi tu n’en possédais pas même un, mais qu’importe, tu es aussi seul qu’eux. Livré à toi-même très jeune, soit orphelin, tu possèdes aussi leur énergie, leur hyperactivité. Éternellement jeune, jeune de cœur, le cœur à rire, tu te veux brave et social. En effet, tu te lies d’amitié rapidement avec les autres, tu aimes trainer en bande, tu veilles sur tes « frères ». On te dit débonnaire, positif même, à toujours chercher le côté positif des choses. Innocent, gaie et sans cœur, tu colles parfaitement à cette image que l’on se fait d’un garçon perdu. Enfin, même si ton cœur ne te semble plus tout à fait vide, tout comme ton innocence qui s’effrite, le vice se faufilant en toi. Mais la poudre de fée fonctionne toujours, denrée trop rare dont tu raffolais avant, quand tu le suivais « lui », dans ses aventures. Ce « lui » qui a fait de toi un être de plus en plus sadique et fourbe une fois ta part de tarte avalée, le chef des garçons sans nom, des garçons sans parents, le plus sadique de tous. Tu ne le comprends pas toujours, tu le trouves souvent trop égoïste, différent de toi et des autres abandonnés, mais tu le respectes. Tu n’as maintenant plus peur de Wonderland, grâce à lui, tu en as plutôt fait ton terrain de jeu, un endroit où jouer à chat et tant pis si les souris ne reviennent pas toujours.

Quelles sont ses impressions sur les événements étranges de l'asile ? A-t-il des souvenirs de ce qu'il vit à Wonderland ? Si oui, de quelle façon ?
Si on te dit immature, ce n’est pas sans raison. Ce qui te dérange, ce qui gomme ton confort et te pousse à t’inquiéter, tu préfères l’ignorer. Jouer à l’autruche est un autre de tes jeux favoris, tu préfères sourire, rire, courir. Alors tu tournes la tête quand on ramasse un corps inanimé, tu cherches à remplacer tes frères perdus avant même que leurs corps n’aient été récupérés dans la chambre voisine à la tienne. Ils ne sont pas réellement oublié, pas par toi, mais c’est moins douloureux. Autrefois, tu souffrais horriblement de voir les gens disparaitre, tu cherchais une issue à cet enfer perpétuel, mais plus maintenant. Ce qui te filait entre les doigts, il y a un an, laisse dorénavant des empreintes dans ton esprit, des souvenirs du Wonderland te hantent. Parfois ce ne sont que des images ; un corps pendu par les pieds avec le sang qui goutte, d’autres fois des impressions ; celle de connaitre une personne, de reconnaitre son parfum ou de te souvenir du goût de ses lèvres. Plus souvent, ce sont de brefs flashs complets, liés à une sensation fugace ; un éclat de rire, un effleurement, une scène trop semblable à celle vécue dans cet autre monde. Tout est bon pour te rappeler que si à l’asile tu es un rayon de lumière, réchauffant et illuminant les autres, de l’autre côté du pommier tu te fais cruel et joueur, deux traits qui ne devraient pas aller de pair. Tu n’aimes pas t’en rappeler à l’asile, tu n’aimes pas te savoir aussi sadique, garçon au cœur perdu, aimant piéger les nouveaux habitants du Wonderland. Tu ne devrais pas chasser tes semblables, t’amuser de leur mésaventure et pourtant, et pourtant…

A Wonderland votre personnage subit-il déjà des transformations ? Que pense-t-il de ce monde ? Comment aborde-t-il les dangers qui s'y trouvent ? Le voit-il comme un enfer ? Une échappatoire ? Une cour de récréation ?
Ce Wonderland qui te faisait si peur autrefois, il y a un an déjà, te semble changé à jamais depuis que tu as rejoint les rangs de ce garçon intemporel. Ce qui avant te faisait frémir d’horreur, les créatures t’épouvantant, la flore t’angoissant, te sers maintenant à piégé les autres, à te rire de leur malheur. Oh, tu n’es pas pour autant à l’abri des accidents, des blessures, de la mort même, mais tu as gagné confiance en toi. Tu as cessé de vieillir cette année, tu auras maintenant 15 ans à jamais, non pas que ton visage semble vouloir vieillir davantage hors du cruel pays imaginaires, mais tu te sais figer pour toujours de ce côté du miroir. Ce reflet qui te plais de plus en plus, qui te permet de la retrouver « elle », ton obsession. Difficile de détester un monde qui t’offre pareille délice, celui de pâtisseries bien chaudes et sucrées, mais aussi d’une femme d’expérience. Tu la désire si fort, trop fort, à en avoir mal la nuit, à en pourchasser les autres enfants qui viennent chercher asile auprès des tiens. Tout pour ta reine, tout pour ta muse, « il » n’a plus la même importance à tes yeux. Quant aux dangers, tu cherches continuellement à t’en faire des alliés, tu traites la flore avec respect pour gagner les faveurs des Sylvest, tu flattes toujours la beauté des Flowries et tu as même apprivoisé un Golden, pour mieux jouer avec tes proies. Pour attirer plus d’enfant à elle, ta terrible sorcière, celle qui pourrait bien te dévorer, mais que tu te refuses de craindre. Cet enfer est devenu ton terrain de jeu, une façon comme une autre de « tuer » le temps.

find yourself in wonderland


Accroupis dans les fourrés, tu n’oses plus bouger, tu daigne à peine respirer alors que ta proie s’approche. L’as-tu désorienté ? Tu n’arrives pas à le savoir, tu plisses les paupières et incline la tête sur ta gauche, signe d’inconfort, signe de questionnement. La jeune fille hésite, avance de deux pas, se retourne, cherche de quel côté se diriger sur le petit sentier. Alors tu siffles tout doucement et plus haut, ton Golden émet une voix rocailleuse, celle d’un pirate, d’un terrible moussaillon, de quoi faire frémir la petite. « Elle est tout près, tous à tribord ! » Tu souris sous l’idée de l’animal et lui décoche même un regard amusé, un sourire jouant sur tes lèvres douces comme celles d’un petit enfant, d’un éternel adolescent oui. Plus haut, il fait bouffer ses plumes, pas peu fière et la jeune fille s’élance dans ta direction, haletante. Tu adores ce moment, le temps s’arrête un instant, te laisse savourer la meilleure partie de la chasse, enfin si on ne tient pas compte du moment où Sio fera de la chaire pâle et fraiche de bon petit met.

La brise est tiède, parfumé par les arbres vous entourant et si tu sors des buissons au moment précis où la jeune fille, trop jeune pour te plaire, trop fraiche pour t’appâter avec ses grands yeux gris, passe tout près, tu fais très attention à ne rien piétiner. Survivre dans cet endroit est un combat de tous les instants, cela exige beaucoup de ta part, plus que de celle des autres. Ta concentration menace encore de te filer entre les doigts, mais tu la retiens, tu t’accroches à ses lambeaux et tu interceptes le petit corps contre le tien. Elle bat des cils, follement, son cœur bat tout aussi rapidement dans sa poitrine, soulevant celle-ci sans vergogne, comme pour t’attirer. Ton regard n’a pourtant rien à faire de ses attributs féminins, elle est pourtant bien faite, délicate là où il le faut, voluptueuse aux endroits stratégiques, mais elle sent encore l’enfant. Ce n’est jamais qu’un bébé jouant les femmes, une petite fille qu’on refusera de marier, une petite fille qui a soit péché, soit n’a pas trouvé meilleure famille que toi.

Tu lui souris, rassurant, confiant, engageant. Tu sais l’effet que ton minois a, combien tu sembles gentil, combien tu peux paraitre inoffensif. Innocent jusqu’à preuve du contraire ma reine ! « Shhh, viens avec moi, je connais une bonne cachette. » Oh, elle hésite bien un petit instant, petite fille futée, son instinct de survie cherchant à t’attendrir. Mais non, tu ne fléchis pas, tu lui lances un coup d’œil incertain, plisse les yeux et lance un coup d’œil faussement inquiet derrière elle, « tu as attiré les pirates jusqu’ici ? Merde ! » Cette fois, tu la lâches et tu fais mine de partir, pour lui lancer un coup d’œil par-dessus ton épaule, « viens, il n’y a pas un moment à perdre ! » Tu t’élance sur le sentier, les sourcils froncés, le regard rivés sur le sol, sur ton environnement, à la recherche du moindre danger réel, alors que plus haut, ton oiseau s’éclate avec cette histoire de pirate : « elle n’est pas seule, vite !! » Elle se décide à te suivre, petite chose égarée, petite chose effrayée et quand tu atteins la maisonnette de Siofra, tu n’hésites pas, tu ouvres la porte et tu t’écartes de l’ouverture, à droite, pour mieux l’intercepter au moment même où elle entre dans la demeure odorante. De tes bras, elle passe à une cage et tu souris enfin. Terrible petit garçon perdu, petit garçon ayant trouvé quelqu’un pour l’adopter, une déesse rousse qui glisse ses doigts dans tes cheveux, qui te susurre des félicitations. Tu es fier, tellement fier.

Puis tu bats des cils à ton tour, tu t’éveilles dans ton lit, dans ta chambre. La frustration se faufile dans ton ventre, le crispe, serrent même tes poings, puis il y a le souvenir de ce visage de poupée, de ses grands yeux gris qui te suppliait sans comprendre pourquoi. Le soulagement remplace tout, porte une main contre tes yeux, sur tout ton visage, que tu frottes sans douceur. Qu’as-tu encore fait, Digg ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Wonderland, évidemment. C’est cet endroit qui te rend dingue, qui te fait faire toutes ses conneries. Mais aussi ses grands yeux verts à elle, cette succube que tu veux faire tienne. Celle qu’il te tarde de goûter, chaire contre chaire, vos souffles se mêlant. Tu laisses tomber ton visage sur la droite, ouvre lentement les yeux et observe le mur de ta chambre, une image très clair du visage de la jeune fille s’imprimant dans ton esprit. Pourtant, quand tu la croiseras plus tard, ce soir, à l’heure du repas, tu sais que tu ne sauras plus que c’est elle. Son visage sera à nouveau flou dans ton esprit, les traits effacés par les doigts gauches des créatures vivant dans ce monde dangereux qui te manque presque. Tu dois bouger, tu as besoin de te dépenser, tout va toujours mieux après et déjà tu sautes en bas du lit, tu te redresses pour te mettre à faire les cents pas dans ta chambre. Tu attends qu’on t’ouvre, tu attends que tout le monde soit de retour, à nouveau soi-même oui. Tu peux alors redevenir le garçon souriant, celui sans mauvaise intention, sauf celle de jouer, celle de dire ce qu’il pense ou d’aider. Ici, tu n’aurais pas pu livrer la petite blonde à ta dame, tu n’en aurais pas eu la force. Ou peut-être que si… voilà justement ce qui te trouble le plus. Ce qui te donne la migraine.



full of honey and wounds
When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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Diggory [IOAD]

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