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 Dulcinea [Exci]

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Stephy
charming anti-PRINCE
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Nombre de messages : 714
Date d'inscription : 30/05/2007

MessageSujet: Dulcinea [Exci]   Lun 5 Jan - 20:13

Dulcinea Enid Grimaldi
feat Ashley Moore • bat'phanie

• nom complet ; Dulcinea Enid Grimaldi. Le premier vient de ton père et signifie dulcinée, un mot délicat, un mot tendre, tout ce qu'il espérait te voir devenir. Délicieuse enfant, tu as exaucé son vœu. Le second, qui signifie âme ou vie, est un présent de ta mère, une bénédiction en quelque sorte. Pour que ta vie soit bonne, pour qu'elle te soit chère. Alors tu lui fais honneur et tu la chéris. Finalement, tu portes le nom Grimaldi, un nom relié à des racines pures. Un arbre que ton père à souillé par la passion, par l'amour, par la force du cœur. Vous n'avez, ta famille et toi, plus rien à voir avec eux. Branche pourrie des Grimaldi, branche maudite, vous avez été rejeté bien avant ta naissance.

• surnom(s) ; Tes amies te surnomme Cinea, d'autres Dulci. Mais franchement, tu préfères largement le premier, qui roule mieux sur ta langue, qui te semble plus exotique.

• naissance ; C'est la nuit d'un 20 août, dans ta propre demeure de Pré-au-Lard, que tu as vu le jour. Naissance sans complication, cri bien puissant, tu n'as donné aucune raison à la sage sorcière, de te conduire à St-Mangouste. C'est donc dans les bras de tes parents que tu as pu couver ton amour, ton affection, toute une première semaine. Peu de gens peuvent se vanter d'avoir eu une arrivée en ce monde aussi douce que la tienne.

• ascendance ; Les Grimaldi sont bien connu pour leur sang pur et leur alliance avantageuse. Tout pour le sang, tout pour le rendre encore plus goûteux, plus pur. Ta famille fait toutefois tâche dans le joli portrait, fille d'une sang-mêlée, tu n'as malheureusement pas accédée au titre de princesse. Ton sang saturé de magie, goûte encore le moldu. Un goût que tu trouves pourtant sucré, dont tu n'as pas honte, mais dont tu ne peux décidément pas te vanter. Plus maintenant du moins.

• camp ; Ton père est un mangemort, de ce fait, en tant que prunelle de ses yeux, tu devrais, toi aussi, être à la solde du Lord. Pourtant, tu te débats, si tu joue la comédie, que tu donnes raison à tout ce que ton géniteur avance, si tu acquiesces, que tu suis ses décisions, tu n'en restes pas moins opposée à ses plans. Tu pourrais bien être la prochaine rebut à vendre, petit bout de femme exotique à s'offrir et à malmener. Tu t'y refuses, tu mords trop fort, alors tu laisses parler ton père, tu le laisses croire. Et pendant qu'il te tourne le dos, pendant que tout le monde s'occupe ailleurs, tu cesses tes enfantillages et tu aides les insurgés. Parce que tu trouves ça amusant, parce que tu ne peux pas vivre dans un monde où ta condition est en péril. Quant aux rebuts, qu'importe. La prochaine fois, ce sera les sang-purs qui porteront les chaines. Que de plaisir à venir pour toi, encore de nouveaux jouets.

• métier ; Bien que ton père ne soit pas d'avis que ton métier en soi un, toi tu vénères ton titre d'actrice. Tu joue à faire semblant, tu endosses les rôles et les tenues des autres. Tantôt prude, tu te fais provocante ou masculine sous un claquement de doigt, rien ne t'effraie, pas même quand on exige que tu sois laide. Le théâtre est plus qu'un métier à tes yeux, il est une thérapie, un jeu auquel tu t'avères douée. Reine des illusions, princesse de la scène, tu te fais maitresses de tous les cœurs quand les rideaux couleur de sang s'écartent et que tu t'inclines. Tu te donnes sans compter, à tous et chacun, sans distinction, tu deviens leur propriété, leur poupée. Danse, chante, joue : avec plaisir.

• réputation ; Femme-enfant, femme-jouet, tu es une courtisane des temps modernes. Tu te veux délicieuse, un fruit défendu offert bien trop souvent, mais offert seulement aux plus offrants, aux plus méritants. On te connais pour ton rire si franc, pour tes moues enfantines et ta facilité à provoquer pour ensuite te faire pardonner. Jeune et stupide, oh oui, mais tout autant sucrée et adorable. Sale petite gamine prête à retrousser ta jupe, pour peu qu'on t'offre un gros caillou, tu sais jouer de tes charmes. Mieux, tu sais jouer tout court.

• état civil ; Ton cœur est creux, tu en entends les battements solitaires, mais tu ne t'en portes pas plus mal. Célibataire, oui, mais pas par dépit. Tu ne veux pas donner ton cœur, tu ne veux pas être obsédée par qui que ce soit. Pourtant il est là, dans ton sous-sol, animal et homme, chaire et passion. Non, tu gardes ton cœur et ton corps, ton corps tu le jettes à tous les autres, parés de bijoux, du velours sur la langue et des promesses éparpillés sur les draps.

• rang social ; Ta famille décline avec les années, avec l'argent dilapidé et si vous n'avez jamais pu prétendre au titre d'élite, vous avez toujours profité de celui de racheté. Seulement, l'argent manque de plus en plus, mais plus à cause de tes caprices, de tes exigences, de la soie et des bijoux, non. Maintenant, c'est la paranoïa de ton père qui vide votre bourse, qui attire de nouvelle victime dans votre sous-sol et qui pousse cet homme que tu aimes tant, à torturer. Des cris peuplent la maison, des cris qui couvrent le murmure qui rodent autour de vous et chuchote que bientôt vous serez tous des prolétaires. Tous.

• particularité(s) ; Depuis un peu plus d'un an, tu portes la honte, le poids oui, de la crainte des pleines lunes. Elles n'ont plus rien de romantique à tes yeux, tout juste bonne à te rendre nerveuse, voir hystérique, puis poilu. Il y a pourtant des avantages à être louve-garou, ton métabolisme est plus rapide, tu es plus endurante, tu es plus puissante aussi, plus animale, plus affirmée. Mais le contre-coup n'en vaut clairement pas la chandelle, pas à tes yeux. Toi qui subit déjà le fardeau de ne pas être pur dans un monde les vénérant, voilà que tu te fais, en plus, monstre.

• patronus ; Une panthère, même si tu ne l'as pas vu depuis des années. Il paraitrait que tu n'es plus suffisamment heureuse ou lumineuse, pour y arriver. De toute manière, ce n'est pas comme si ce petit tour te servait véritablement.

• épouvantard ; Debout devant la scène, ta scène, tu as les yeux écarquillés de peur alors qu'on te hue. On hurle que tu n'es qu'un monstre, qu'on ne veut plus de toi, on te vire de ton monde, on t'interdit de jouer devant les autres, tout le monde sait que tu es louve et plus personne ne veut de toi. Même ton père, se range avec la foule et hoche la tête. Tu es devenu un poids, une perte, tu es tout juste bonne à être mise aux oubliettes, poupée ayant fait son temps.

• risèd ; Tu te tiens devant une foule en ovation, des roses tombes du plafond et la lumière te rend plus belle que jamais. Un joli diadème étincelle sur ta tête, tu es proclamé reine, tu es érigée déesse.

• animaux ; Tu as bien eu quelques chats, un chien même, sans parler de cet essai désastreux avec un crapaud, mais maintenant tu n'as plus rien. Par manque d'intérêt, par ennui. Tu te lasses trop vite de toutes ses fades créatures. Toi, tu as trouvé mieux, tu as Chav, anciennement Samwell, anciennement humain. Celui qui t'a créer, celui qui te désirait, celui que tu possèdes. Homme à la rage bouillonnante dans les veines, homme irrésistible que tu ne peux t'empêcher de torturer. Lui, tu n'arrives pas à t'en lasser.

• baguette ; Tu ne l'utilises plus aussi souvent qu'auparavant, mais ta baguette de sycomore, n'en reste pas moins une redoutable alliée. Aussi assoiffée d'aventure que toi, aussi rapidement lassé, elle n'est pas une adepte des sorts répétitifs, au contraire. Aussi, elle mesure 22 cm et possède un crin de licorne, histoire de la rendre encore plus fabulous. Après tout, il te fallait une baguette à ta hauteur !

• miroir à double sens; Tu n'en as pas encore un, mais il te tarde d'en posséder une copie, que tu puisses aider davantage les insurgés. Mais la confiance se gagne et avec ton caractère, il n'est pas étonnant qu'on hésite à te faire confiance.

• GROUPE •
Inventé

The stars have faded away

► Avis sur la situation actuelle : Quand on te demandes ton avis, tu as pour habitude de te reposer sur ton père. S'il dit rouge, tu n'iras jamais au-delà de l'orange ou du rose. Tu teintes ton discours, mais tu n'assumes pas publiquement être entièrement bleu, entièrement contre. Pourtant, le sang moldu que tu possèdes bat plus fort que jamais dans tes veines. Ce sang-là exige plus de ta part, se hérisse contre la situation actuelle, c'est à cause de cette partie de ta personne, de l'image de ta mère redressant sa baguette en face de ton père, le suppliant du regard avant de se résigner, que tu ne peux pas te limiter à considérer ta propre survie. Évidemment, tu aurais pu rejoindre le camp des rebelles, vivre en communauté avec eux, mais petite fleur nécessitant beaucoup trop de lumière, beaucoup trop de cet air saturé par le vice et le mal qui règne en ville, tu n'as pas su t'en convaincre. Non, ta place est en ville, sur scène, auprès de ce peuple qui courbe l'échine aux côtés de ceux qui redressent le menton, prétentieux et cruels. Et puis il y a ton instinct de survie, tu sais que tu ne ferais pas long feu dans les bois, que tes forces, tes armes, ne sont pas à la hauteur d'une vie aussi rude. Alors tu joues l'espionne, jeu dangereux, jeu délicieux, et tu prends plaisir à être une vilaine fille. Le seul point positif de ce gouvernement ? Les rebuts, ça tu ne t'en lasse pas. Mais tout porte à croire qu'une fois le gouvernement actuel renversé, la tendance pourrait bien rester et que plutôt que d'accumuler les rebuts rebelles chez toi, tu pourrais t'offrir un joli spécimen au sang pur et au menton trop haut. Tu en bats déjà des mains, petite fille cruelle, petite fille inconsciente de ce que tu espères.

► Infos en vrac : Obsédée par ton apparence, personne ne t'a jamais vu sortir de la maison, ni de ta chambre d'ailleurs, sans quelques fards féminins. On te dit narcissique, mais en fait tu as surtout peur de ne pas être suffisamment belle, assez séduisante. Si autrefois l'or débordait des bourses de ton père, aujourd'hui il commence à manquer et c'est une situation qui t'angoisse énormément. C'est pour cette raison que tu t'es mises à chercher des « protecteurs », soit des hommes capable de t'offrir des tenus, des bijoux et même, qui sait, un peu d'affection décoré de gallion. C'est une situation délicate, tu le sais et si tu tentes de te faire relativement discrète quant à tes fréquentations, plus souvent avec des hommes mariés qu'autre chose, tu ne les dissimules pas non plus entièrement. Tu ne le fais que pour ton père, que pour sauver tes relations aussi. On te dit amusante, joueuse, séductrice, petite fille aux expressions adorable quand tu plisse le bout de ton nez avant de rire. Il est facile de t'apprécier, tu le sais et tu en profite. Tu es terriblement sociale, tu as besoin de l'attention des autres pour vivre et ton impulsivité t'offre une multitude de possibilité de rencontre. La foule est ton amie, ton air, ta lumière et tu aimes qu'on braque le projecteur sur toi. Si on aime ta compagnie, on découvre tout aussi rapidement que tu es terriblement égocentrique, sans parler de tes caprices, de ta façon de croiser les bras sous ta poitrine en tapant du pied. Enfant difficile, enfant tout sauf docile, tu n'as pas peur du drame. En fait, tu en manges, tu le dévores, tu ne t'en lasses pas. Et voilà un autre de tes défauts : l'ennui, celui qui te pourchasse perpétuellement, avide de ta personne. Chaque jour tu le combats, te laissant même entrainer sur des pentes glissantes. Enfoncée, bien malgré toi, dans un triumvirat avec le loup-garou t'ayant créé, tu as l'impression de t'être fait rouler. Le pire, c'est surement cette envie qu'il enflamme en toi, qui te rend plus hargneuse, plus torride. Il joue avec toi comme on joue dans un feu avec un bâton, attisant les flammes, le faisant flamber ou l'apaisant. Tu lui en veux, tu lui en veux tellement, tu le veux tellement. Tu es foutu, d'autant plus qu'il est maintenant à toi, chien à dresser, chien à aimer.. une rumeur. etc.


Nothing compares to you

• pseudo & âge ; bat'phanie, nanananan ! 27 ans déjà, je suis une vieille moi. :russe: • comment as-tu trouvé le forum ? Bea. • ton avis, tes suggestions ; Exci c'est ma maison, je l'aime. :inlove: • connexion ; Tous les jours, niveau RP c'est 1x au 2-3 jours normalement. • quelque chose à ajouter ? JE VOUS AIMES ! :youpi::minikr:




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When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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MessageSujet: Re: Dulcinea [Exci]   Lun 5 Jan - 20:13


The wolf inside of me
is howling itself raw


――――――-―• The beginning doesn’t flash red •――――-―――
Sadness is never painted in neons. It trickles in the palest of pastels and turns concrete in your chest, and by then it’s too late, and you’re sinking.

Tu es née au chaud, à l’abri même, entourée d’une famille aimante, d’une famille différente. Le sang n’a pas eu d’importance à tes yeux, avant tard dans ta vie. Ne pas être pur, ne te semblait pas être une faute si grave, comparé à l’amour que tes parents ressentaient l’un pour l’autre, à cette passion qui les poussaient continuellement l’un contre l’autre. À s’en fracasser, à s’en briser les côtes, à en perdre l’esprit. Tu n’as pourtant manqué de rien, ni d’amour, ni de gallion, mais la manière dont ton père regardait ta mère, la suivant du regard dès qu’elle entrait dans son champ de vision, t’as marqué. Ressemblant terriblement à cette mère adorée, à cette mère-sirène, tu t’es rapidement identifiée à elle. Tu voulais devenir elle, tu te coiffais comme elle, tapait du pied avec la même énergie, une moue aux lèvres. Enfant adorable, enfant capricieuse, tu méritais tout ce qu’il y avait de mieux en ce monde, ce que tes parents t’avaient rapidement appris, encore toute petite. Aussi, debout avec ta baguette serrée entre les doigts, alors que la guerre faisait rage, que les sorts fusaient de tous les côtés, tu n’arrivais pas à comprendre pourquoi cette versions plus âgé de ta personne, cette mère chérie, se trouvait face à vous. Dissimulée derrière ton père, tu avais sentis le bout de tes doigts s’engourdir, ton cœur rater un battement, puis deux. Trois. Ton géniteur avait eu beau vous dépasser, ta sœur et toi, le visage de ta mère était gravé à jamais dans ton esprit. Tu reverrais sa silhouette dans tes rêves durant des mois, sublime créature, sa robe battant au vent moulant ses formes généreuses, mais le pire c’était son regard. Ce mélange de douleur et de rage, de douceur et de remord. Elle avait fait son choix, elle c’était battue pour son sang et non pas pour son cœur, elle avait choisie d’être fidèle à sa propre personne, voilà ce que tu en avais déduis. Dans les fait, elle était morte en combattant à vos côtés, ton père n’avait pas cessé de parler de combien ça avait été douloureux de l’apercevoir s’effondrer, alors qu’elle se tenait à sa droite. Pourtant, toi tu savais, toi tu te rappelais très bien que tu étais la seule se trouvant à sa droite. Pire, tu rêvais parfois de sa baguette se brandissant vers elle, des yeux écarquillés de ta mère, de cette vie qu’il lui avait pris. Ce jour-là, tu avais compris que rien ne serait plus jamais pareille.


――――――-―• My wrist is between his teeth •――――-―――
My blood is dripping from his mouth. And oh God, oh God, we become something feral, something hungry. He devours me whole.

Tu n’as que vaguement conscience du froid qui t’entoure, en fait tu as davantage l’impression de flotter sur un quelconque nuage, le corps engourdis, la neige te servant de lit. Tu as presque tout oublié de ton cauchemar, de cette rencontre impossible, de cette attaque inévitable. Puis tu le sens, ton corps. Allongé d’une drôle de manière, ton cou te tire et tes jambes sont comme du coton, inertes et lourdes. Tu remues le bout de tes doigts, cherche à comprendre, à sortir des brumes que ton esprit semble refuser de quitter. Il veut te protéger, il veut vous épargner, lui et toi. L’esprit et le corps, la peau et le sang. Mais tu résistes, tu te débats, petite fille obstinée et finalement, tu encaisses le choc des souvenirs. Un grondement te poursuit au détour d’une rue, tu cours, vite, plus vite que jamais, mais tes jambes flanches. Papa t’a pourtant dit que des escarpins dans la neige c’était une mauvaise idée. Papa ne comprenait pas que c’était pourtant terriblement joli, que tu préférais tes jambes quand tu les portais, que tu avais ce besoin vital d’être belle et désirée. Tu as eu tort, tellement tort. Tu n’avais plus rien de jolie, tu en certaine, quand le monstre à refermer ses énormes mâchoires sur toi. Poupée de chaire, poupée de sang, tu saignes maintenant partout sur la neige. Au revoir l’innocence, tu souilles sa blancheur, l’immaculée n’est plus. Il ne reste que toi, corps inerte, esprit brisé, des larmes muette coulant lentement le long de ton visage alors que tu pris Merlin de te venir en aide, de t’envoyer quelqu’un. Tu perds conscience, ton corps te délivre de tes tourments, mais même à ton réveil, le cauchemar continue. Il y a d’abord la lutte pour survivre, l’infection qui te gruge, qui te réchauffe le corps à en faire pleurer ta chaire, puis la pleine lune. La première, plus cruelle de toute, une lune qui te dévore toute entière, qui laisse la femme devenir bête. Un animal qui cherche son créateur, un monstre qui se met en quête d’un point de repère. Tu es perdue, quelque part une partie de toi se trouve toujours sur cette neige blanche tâché de rouge, tu en viens même à regretter ne pas en être morte. Pire encore, tu sens la chose grandir en toi et plutôt que de te tendre vers la mort, c’est dans la vie que tu mords à pleine dent. Des dents trop aiguisées, des dents tranchantes, des dents qui font frémir les enfants le soir venu.


――――――-―• This bed is a sacrificial altar •――――-―――
And he is painting you pretty. Do not go quiet, do not go careful. When he gives you his wrist, bite straight through.

Allongée là, dans ce lit trop grand pour toi, dans des draps trop coûteux, tu es terriblement consciente de l’état pitoyable que se trouve ta famille. Tes doigts caressent le drap, ta joue se frotte délicatement à un bout de l’édredon et tu soupires alors qu’on dépose un chapelet de baiser le long de ta colonne vertébrale. Un délicat bijoux, délicieusement bien fait, travailler avec délicatesse, vient ensuite décorer ton cou. Tu baisses les yeux alors que ton amant s’occupe du fermoir, tes doigts abandonnent le drap et joue avec le pendentif, le fait tournoyer. Pas pour en apprécier sa beauté, pas comme avant. Non, maintenant tu pèses son poids, tu évalues sa valeur, la qualité des pierres précieuses le décorant. Il existe tellement d’homme radin, offrant de la pacotille aux jeunes nymphes visitant leur lit. Cet homme-ci n’a pas pris cette habitude, mais tu te dois de le surveiller, de tous les garder à l’œil. Après tout, si ta mère a été trahis par son véritable amour, par un homme consumant jusqu’à sa raison, il est hors de question que tu répètes les même erreurs. Pas toi. Et quand il te questionne sur son présent, qu’il chuchote contre ta nuque, tu te retournes lentement, petit chat paresseux, pour glisser tes doigts contre sa nuque, puis contre l’arrière de son crâne. Normalement, tu l’embrasserais, parce que c’est là la réponse la plus honnête qui soit, mais pas pour les bijoux de petite facture, hors de question. Alors si tu souffles un baiser contre ses lèvres, ce sont plutôt tes dents qui se referment contre sa lèvre inférieure, preuve de ton mécontentement. Il pousse un glapissement et tu lâches tout, accusant la gifle qui suit de près ton attaque. Boudeuse, tu le foudroie du regard, alors qu’il te plaque au lit, qu’il te fait te débattre pour finalement prendre ce qu’il croit sien. Il te fait femme, il te fait belle, mais toi tu te débat. Pas par douleur, mais par rancœur, par frustration et quand il te relâche, tu le gifle à ton tour. Petite dévergondée, femme facile, pauvre petite garce, tous les surnoms qui blessent y passent, te coupent, mais tu refuses de saigner devant lui. Qu’importe ses réactions au fond, tu sais que plus tard, demain, dans une semaine ou un mois, il reviendra à toi. Il chuchotera a ton oreille, t’effleurera, te caressera, te promettra ce que tu veux. C’est toujours ainsi, toujours. Mais toi, tu as déjà un autre fournisseur de douceur qui t’attend, un autre homme qui t’offrira des bijoux après l’amour, des pierres précieuses que tu examineras pendant qu’il te dégustera. Si ta famille ne vit plus dans l’opulence, tu refuses de faire de même. Il y a toujours un moyen, tu le sais.


――――――-―• The wolf inside of me •――――-―――
is the moon, and he is every single goddamn star. I want to kiss him celestial; I want him to lay me out like a constellation.

Si ta vie a été peuplée d’erreur, rien n’a jamais eu l’envergure de celle que tu as commise avec Samwell. Aucune. Et chaque fois que tu le regardes, chaque fois que tu viens le nourrir, non par choix mais par nécessité, tu te rappelles cette erreur. Toi qui t’étais juré de retrouver le monstre ayant fait de toi son partenaire, un être nuisible oui, tu ne te serais jamais douté qu’il se serait s’agit de lui. Ce garçon que tu avais connu à Poudlard, qui t’avait tourné autour comme un gamin obsédé par un nouveau passe-temps, comme si tu avais été une batte à cognard, un vif d’argent à récupérer. Oh, il avait été servi, il t’avait bien attrapé cette fois, tellement bien qu’il t’avait coincé en te suggérant de se lier à toi. Tu aurais dû être moins impulsive, ton père n’avait que cela à la bouche. Tu aurais dû te méfier, ça c’est toi qui te le susurrais tous les soirs. Mais tu voulais tant l’attraper, tant le retenir, l’empêcher de fuir. Or, tes charmes féminins n’avaient pas fonctionnés sur lui, à moins que ce soit toi, qui ne voulais pas te donner. Pas ainsi. Si la louve avait su se rouler dans l’herbe avec son loup, tu n’étais pas comme cette chienne, tu avais refusée, une fois la lune disparue, de t’offrir en tant qu’humaine. Mais tu l’avais laissé vous lier, former un triumvirat, un mot trop compliqué, mais jamais autant que les sensations maintenant échangés entre vous. Et quand vous l’aviez laissé aux rafleurs, quand vous aviez tût la raison de votre présence sur les lieux, le comment de votre piège pour coincé l’insurgé loup, jamais tu ne te serais douté que tu souffrirais tant son absence. Maintenant que tu te tenais devant lui, que tu le regardais, nu et féroce, plus imposant sans ses vêtements qu’avec, tu n’arrivais pas à croire que tu avais su vivre un seul jour sans lui. Il te faisait l’impression de t’être essentiel, d’être à sa place près de toi et t’approchant lentement, ta baguette à la main tu soupirais en suivant la courbe d’une fesse, du regard. Entre la douleur partagée, les rêves communs, où vos chiens mutuels se vautraient dans le vice, à t’en faire rougir, toi pourtant capable d’ouvrir les jambes pour quelques douceurs matérielles, le plus difficile à encaisser était assurément les émotions partagés. Cette bouffée de désir quand il croisait ton regard, venant de lui, venant de toi quand tu voyais son état. Cette rage qui le faisait tourner en rond, ses chaines raclant le sol et ton propre sentiment de victoire, de le voir dans cet état. Parfois tu oubliais lequel de vous deux étaient la victime et lequel était le bourreau. Parfois tu te sentais terriblement mal, tu avais froid à cause du sous-sol et tu allais le récupérer, tu le glissais dans ton lit et tu le laissais devenir roi. Lui que tu avais humilié en le marquant de ce tatouage rappelant sa bête, trop visible, trop gros. Tu le laissais venir se vautrer au lit avec toi et tu rejetais la faute sur lui, si tu en trouvais un quelconque plaisir, un réconfort certain. Tout ça venait de lui, il le fallait. Alors tu n’avais pas d’autres choix que de le punir plus fort, le faire saigner, l’enchainer. De toute manière, la souffrance avait su te séduire, tu ne craignais plus sa morsure. Tu l’avais aussi rebaptisé, Chav, une insulte, la preuve qu’il n’était plus réellement un humain, seulement ta chose. Un monstre. Une torture. Un passe-temps.


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When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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