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 (warning) Whatever you do make it hurt ≠ Scarna

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Stephy
charming anti-PRINCE
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Nombre de messages : 721
Date d'inscription : 30/05/2007

MessageSujet: (warning) Whatever you do make it hurt ≠ Scarna   Lun 2 Mar - 19:19




touch me like a hammer smashing into drywall
« little lady, pretty girl, beautiful woman » i am not any of these things
for you. i am exploding light and you better cover your fucking eyes, tough guy.
Il n’y a que les abrutis pour croire qu’une paire de talon haut ne peut servir qu’à réduire une femme à l’état d’objet, de fantasme ou de fétiche. Au contraire, ce genre d’accessoire a toujours eu la chance d’élever les femmes, un peu plus près du ciel, un peu plus près du divin, plus haut que certains hommes, pour ne pas dire la plupart. Ils rendent les femmes plus gracieuse, plus langoureuse, plus apte à tout contrôler, à donner des ordres et à manipuler l’esprit des hommes, surtout ceux au cerveau minuscule, situé entre leurs hanches. Or, Fitna s’y acharnait depuis bien des années, mais surtout depuis six mois, moment auquel elle avait décidé de rejoindre le Baron, de devenir l’une de ses danseuses. Là, elle avait pu offrir ses talents dans toute sa gloire, faisant onduler son corps au rythme de la musique, balançant ses hanches langoureusement alors qu’elle offrait de l’amour liquide, de l’amour combustible, du regard. Il n’y avait qu’à la regarder grimper langoureusement le long de sa barre de métal pour comprendre que quelque chose de lascif vivait en elle, qu’elle n’était pas tout à fait humaine, plus qu’une femme, surtout quand elle s’offrait, quand elle roulait doucement son corps contre le métal, qu’elle balayait le voile roux de ses cheveux de devant son visage, sourire coquin à la clé, regard de braise en bonus. Jamais elle n’avait eu honte de son choix, elle n’aurait assurément pas songé à postulé pour l’emploi, mais elle ne remettait absolument pas en doute sa présence en ses lieux, pourtant majoritairement masculin. Ici, elle se sentait tout aussi puissante que sur la glace, mais aussi plus vulnérable. Ce n’était pas la faute à son corps à moitié couvert, ni même aux regards des autres, non, elle avait appris à aimer les sentir contre elle, la cajolant, la désirant. Mais quand elle dansait, elle ne voulait pas seulement être sensuelle, pas seulement chaude comme le feu qu’elle avait toujours été, non.

C’était plus qu’un brasier qu’on venait voir quand on s’installait devant la scène alors que Deidamia faisait son numéro, on venait voir une danseuse, une femme ayant réfléchis à chaque mouvement, ayant chorégraphié jusqu’à chacune de ses inspirations. C’était de l’art à ses yeux, plus qu’un vulgaire gagne-pain, plus qu’un moyen pour se faire désirer, elle s’exprimait à travers la musique, elle se faisait messagère de leur message : tantôt sensuelle, elle savait se montrer fragile ou impitoyable selon la musique. Elle aimait se trouver là, sur scène, en talon vertigineux et lingerie fine, le corps à moitié exposé, le corps brisé en deux dans une figure faite pour attirer le regard. Mais pas les mains, jamais même, tout le monde le savait. S’il y avait bien quelques filles offrant plus en privé, d’autres se laissant tenter par les corps durs, certaines se laissant même séduire, la rouquine n’en faisait clairement pas partit. Ici, elle ne mêlait pas travail et plaisir, elle dansait, mais jamais elle n’embrassait et elle n’acceptait que très rarement d’être touchée. Elle avait toujours considéré que d’offrir un accès à son corps la mettait en danger, pas de mort ou de viol, mais bien de perdre son boulot. Parce que si la plupart de ses collègues de travail comptait sur Scar et Stoy pour veiller sur leur sécurité, Fitna se voulait trop orgueilleuse et se faisait ainsi un point d’honneur à se défendre seule. Or, les talons aiguilles sont pratique pour cela aussi, ils sont parfaitement agencé à une pomme d’adam et ce soir, la respiration laborieuse, Fitna observait une nouvelle gorge sous son talon gauche. Le jeune homme la dévisageait, visiblement surpris, oscillant entre plaisir et crainte. Plaisir d’avoir une vue imprenable sur ses jambes, sur ce corps à moitié couvert, crainte d’être blessé, qu’elle enfonce son talon plus loin, trop loin ? Elle aurait pu le faire, elle y songeait, mais alors que le gamin, parce qu’il était visiblement plus jeune qu’elle, tendait une main pour lui caresser la jambe, un ordre fut jappé depuis la porte : Scarjav venait d’arriver.

Son chevalier était venu à sa rescousse et la rousse poussa un petit soupire, mélange d’agacement et de soulagement. Ça n’empêcha évidemment pas la belle d’enfoncer son talon un peu plus loin dans la gorge du type, qui poussa un couinement et referma les mains sur son pied, dans une vaine tentative de le retirer. Plissant les yeux, la belle poupée lui offrit un regard noir, mélange de haine et de dégout, avant de retirer son pied. Maintenant que le patron était présent, elle ne pouvait plus malmener l’homme comme elle le désirait et descendant de la petite estrade avec toute la prestance que la Todorova possédait, elle vint rejoindre Scar dans une démarche faisant honneur à l’endroit. Elle avait appris ça ici aussi, à marcher comme si elle possédait le monde entier, comme si elle était le monde oui, reine rouge terrible. Qu’on leur coupe la tête, mais aussi tout le reste s’il n’en tenait qu’à elle. S’arrêtant près du brun, elle croisa lentement les bras, faisant légèrement remonté sa poitrine alors qu’elle inclinait la tête sur la droite, mais un hochement de tête et elle soupira pour plutôt gagner le bureau de son supérieur. Elle chercha bien Majken du regard un instant, mais le bureau se trouvant tout près, elle s’y glissa bien avant de trouver la crinière couleur de nuit, de sa siamoise. Ses talons claquèrent doucement contre le sol et ne s’inquiétant pas du temps que prendrait son séduisant patron pour la rejoindre, elle trotta à travers la pièce, effleurant les meubles du bout des doigts avant de poser le bout de ses fesses contre l’avant de son bureau.

Il la rejoignit au moment où elle s’assurait que ses bas étaient bien en place et l’attache, pas enroulé. Redressant son regard noisette sur lui en premier, elle redressa lentement le dos, femme chatte, femme objet, mais femme tout aussi dangereuse. « Il a tenté de me toucher… et oui je sais que c’est le troisième ce soir. Ce n’est pas de ma faute si les clients ne savent pas se tenir. » Petite fille trop noble pour avoir le sang souillé, elle posa ses mains de chaque côté de son corps, sur le bureau, se cambrant doucement. Pour lui, pour son regard, pour appuyer son opinion. Ce n’était assurément pas de sa faute si les hommes ne savaient pas se tenir quand elle dansait. Après, peut-être qu’elle n’aurait pas dû être aussi prompt à rendre les offenses, à abimer les gorges ou à cogner les entres jambes et les mâchoires, comme avec son premier client de la soirée, celui à qui elle avait enfoncé son genou dans la bouche. Ce n’était jamais de la faute à Fitna, jamais et une légèrement moue aux lèvres, elle fixait Scar avec quelque chose frôlant l’insubordination, un défi muet : ose me dire que j’ai tort.
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full of honey and wounds
When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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MessageSujet: Re: (warning) Whatever you do make it hurt ≠ Scarna   Lun 2 Mar - 19:20

WHATEVER YOU DO MAKE IT HURT
Une épaule nonchalamment appuyée contre l’encadrement de bois noir qui cernait l’entrée du couloir aux milles et unes luxures du club de strip-tease, le Baron observait son royaume d’un oeil aguerri, notant chaque détail de l’ambiance échaudée et très sensuelle qui régnait en maitre dans l’ancienne salle de torture redorée selon la mode burlesque et vintage. Un verre de whisky à la main, le son des glaçons lui venait à l’oreille comme une caresse délicieuse parmi les sons et les notes charnelles et luxurieuses de la musique envoutante qui s’élevait entre les murs. Il observait ses danseuses, dans une forme olympique ce soir qui faisaient tourner les têtes de bon nombre de mâles, présents en puissance ce soir.
Tapi dans l’ombre, le maitre des lieux préférait observer, ce soir là, comme une présence fantôme, ignorant certains regards, se concentrant sur les performances. Il se devait de garder un niveau d’excellence, et cela passait bien évidemment pas un décryptage attentif et récurant des habitudes scéniques de ses danseuses. Les corps ondulaient sur la musique, épousant chaque note d’un ondoiement des reins, de mouvements aguicheurs et de pas de danse qui inspiraient la distinction comme l’enjôlement. Spectateur et maitre d’orchestre, voilà les deux rôles qui plaisaient le plus au Stribog dans la gestion de ce club, la part de risque d’un jour être découverts ne faisaient qu’augmenter l’adrénaline qui courraient dans les veines du brun au même rythme que l’alcool qu’il avalait à gorgées modérées.

Balayant l’assemblée du regard, il tomba cependant sur une scène qui fit naitre un froncement de sourcil agacé sur le visage d’habitude impassible de Scarjav. Fitna, une de ses danseuses les plus prometteuse, venait de mettre son talon sur le cou d’une malheureuse victime, plongeant un regard incendiaire dans deux billes apeurées par le soudain virement de situation. Quel avait été l’élément déclencheur pour que la fougueuse rouquine passe ainsi à l’acte, le brun n’en savait rien, mais il estima dans un premier temps que ce n’était pas à lui de régler le problème. Visiblement, Fitna s’en sortait très bien toute seule, et bien que le Stribog ait déjà eu à s’imposer auprès de certaines danseuses en détresse, il y en avait de celles qui ne nécessitaient pas toujours d’aide. Et la rousse en faisait partie. Parfois. Quand elle ne dépassait pas les bornes. Il l’observait du coin de l’oeil, la main crispée sur son verre de whisky. Il savait que ses employés avait remarqué la tournure que prenait la situation, mais il savait aussi que le voir ainsi surveiller le moindre écart les avait dissuadé d’intervenir eux mêmes. Le Mavorov ne voulait pas d’esclandre et un rapide coup d’oeil l’informa que les clients ne remarquaient rien. Déjà un bon point. Cependant, le jeune homme coincé sous le talon aiguille sembla amorcer une approche afin de sauver sa peau, et Scarjav savait que si la main de l’inconnu entrait en contact avec l’épiderme de la jeune femme en furie, il pouvait dire bonjour à la morgue.

« Fitna, stop. » Dit-il d’une voix calme, suffisamment fort pour que l’intéressée l’entende, avançant d’un pas en leur direction.

Il resta là, stoïque, attendant que la Svarog daigne lui obéir, avalant son reste de whisky d’une traite dans quitter des yeux la scène. Elle s’avança alors vers lui, digne lionne du troupeau, la tête haute et la démarche hautaine. S’arrêtant à son côté, il tourna légèrement la tête dans sa direction, plongeant un regard accusateur dans ses prunelles couleur chocolat. D’un signe du menton, il lui indiqua très clairement son bureau, la mâchoire crispée. Cette fois-ci, il n’allait pas laisser passer.
Elle rejoignit alors son bureau, conciliante, tandis qu’il cherchait une serveuse du regard. La jeune femme passa non loin de lui et il lui indiqua le pauvre élève choqué d’un geste de la main, lui indiquant de lui offrir un rafraichissement en guise d’excuse avant de le raccompagner vers la sortie. Même si Fitna n’aurait pas du passer à l’acte, le morveux avait du le chercher. Scar avait des punitions à revendre et il en fallait pour tout le monde.

Pénétrant dans son bureau à la faible lumière bordeaux, il tomba sur la rouquine occupée à ajuster ses jarretelles, le dos cambré, le regard levé vers lui. Il la regarda se relever en fermant la porte à clef derrière lui, s’appuyant sur celle-ci en croisant les bras sur son torse couvert d’une chemise immaculée. Son col défait et ses cheveux un peu décoiffés lui donnaient un air effarouché, et la flamme d’agacement qui brulait dans ses yeux ajoutait aux ombres de ses traits une expression de danger.

« Il a tenté de me toucher… et oui je sais que c’est le troisième ce soir. Ce n’est pas de ma faute si les clients ne savent pas se tenir. »

Effrontée, elle le défiait du regard, opérant un changement de position des plus sensuel, les deux mains coincées de chaque côtés de son corps, le dos cambré faisant ressortir une poitrine à peine vêtue. La moue au lèvres, elle défiait ouvertement son patron, avec un regard pénétrant empli de désobéissance. Et elle savourait cela, elle prenait visiblement son pied.
Scarjav connaissait bien Fitna désormais, et il savait qu’un tel comportement lui était familier. Provoquer, choquer, elle aimait faire, et il savait que la danse au Baron était un exutoire, mais s’il y avait bien une chose que le Stribog n’appréciait pas : que le défie lui. Personne ici n’en avait le droit, et à l’exception de sa soeur, il ne laisserait personne avoir un tel comportement à son égard. Surtout pas une employée, sur son lieu de travail.
Il s’avança alors vers elle, faucon redoutable fondant sur une proie trop téméraire. Il attrapa son menton entre son pouce et son index, le lui relevant d’un coup sec, la forçant à faire face à son visage positionné plus haut, à quelques centimètres du sien. La main gauche appuyée contre le bureau en bois massif, il dominait la rouquine de toute sa hauteur, n’hésitant pas à accentuer la pression sur le menton de sa captive.

« Tu es là pour les chauffer, les faire perdre leurs moyens est notre gagne-pain. Je laisse passer une fois, deux fois, mais la troisième non. Tu dépasse les bornes, Fitna. » La voix dure et glaciale, il restait de marbre là, penchée sur elle. Véritable menace ou simple jeu de provocation, même Scarjav ignorait la véritable teneur de ses propos, ce serait la réponse de Fitna qui sellerait l’issue de cette entrevue.
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MessageSujet: Re: (warning) Whatever you do make it hurt ≠ Scarna   Lun 2 Mar - 19:20



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On avait toujours répété a Fitna que son corps était un outil, autrefois on avait osé lui faire croire qu’avec celui-ci elle saurait plaire et un jour être une monnaie d’échange acceptable. Seulement, elle n’était pas l’une de ses purs, celles que l’on vendait aux plus offrants, au meilleur pedigree et le sien n’ayant pas les caractéristiques nécessaires pour plaire à la haute société, la rousse avait appris à utiliser son outil autrement. Elle aimait bien plaire, mais elle aimait encore davantage s’imposer et séduire les hommes, pas pour leur plaisir, mais bien pour le sien. Or, assise là, sur le bureau de Scarjav, charmante créature paré de dentelle et de tissus transparent, elle se faisait superbement femme. Elle connaissait bien la faiblesse du maître des lieux pour les femmes, pour leurs charmes et les siens lui étant depuis toujours interdit, elle tentait de l’apaiser. Parce que Fitna n’était pas stupide, oh ça non, et l’agacement qui assombrissait le regard de son patron n’augurait rien de bon. Évidemment il aurait été bien plus facile pour elle de s’excuser et de relancer leur petit jeu de séduction habituel, un jeu qui aurait assurément plut au bel homme, qui l’aurait peut-être même détendu. Mais elle n’était pas faite ainsi, non, elle se voulait impétueuse, séduisante tempête de feu qui ne s’inclinerait pas, ou du moins pas entièrement, sous la force du vent que représentait Scar, debout devant elle. Il avait croisé les bras, alors elle avait glissé les siens de chaque côté de son corps, assez pour lui permettre de donner un angle plus séduisant à son corps. Elle avait pourtant tort ce soir, elle avait choisi la mauvaise option en s’entêtant, en cherchant à lui faire comprendre qu’elle avait raison et quand il la rejoignit, ce ne fut assurément pas pour la reluquer, relancer leur petit jeu de séduction tordu ou quoi que ce soit d’amusant. Non, Scarjav n’était pas satisfait et sa façon d’avancer la fit retenir son souffle.

Que comptait-il lui faire ? Il aurait pu la gifler qu’elle n’aurait pas été surprise, vu l’intensité de son regard, mais quel regard il avait ! Retenant son air dans ses poumons, elle redressa de grands yeux voilés par l’intérêt, mais aussi le désir, sur lui, alors qu’il attrapait son menton. Oh, elle fronça bien les sourcils, enfant plus mécontente que boudeuse dorénavant, alors qu’il lui pinçait la peau. Elle aurait pu jurer qu’il cherchait à lui trouer le menton, à faire se rejoindre ses doigts. Ça n’avait rien d’agréable et la flamme de la haine, la colère qui couvait en permanence en elle, s’enflamma alors qu’elle lui rendait son regard. « Tu es là pour les chauffer, les faire perdre leurs moyens est notre gagne-pain. Je laisse passer une fois, deux fois, mais la troisième non. Tu dépasses les bornes, Fitna. » Il avait ainsi pris son partit et avec Fitna, il n’y avait jamais que deux choix : avec ou contre elle. Elle songea bien à lui retirer son menton, à l’envoyer balader même et à lui rendre ses bouts de chiffons, après tout, elle n’avait jamais demandé à devenir danseuse ici. C’est le brun qui lui avait proposé un poste, c’est lui qui lui avait offert ses scènes, lui qui profitait de ses talents. La reine rouge n’avait que faire de l’argent qu’elle gagnait ici, après tout, sa famille était aisée et elle n’était pas à plaindre. Non, elle n’était là que pour le plaisir de la chose, pour se prouver qu’elle était bel et bien une déesse, pour assoir son pouvoir sur le sexe pas si fort que cela au bout du compte. Il aurait été facile de tout laisser tomber, d’annoncer à Scar que s’il était incapable de faire la différence entre la victime et le bourreau, il pouvait aller se faire mettre, mais elle ne le fit pas. Non, préférant le provoquer, continuer à jouer, parce qu’au fond, la rouquine ne voulait pas quitter les lieux, elle plissa lentement les yeux. Elle c’était attaché au propriétaire des lieux, tout comme à son associé, accepté de quitter cet emploi, c’était entaché définitivement leurs relations et ça, elle n’y était pas encore prête, qu’elle veuille bien l’avouer ou pas. S’humectant les lèvres, elle laissa son cœur cogner deux fois dans sa poitrine, avant de souffler d’une voix onctueuse : « bien maître, la prochaine fois, je les laisserais me mettre la main aux fesses. J’ai compris, ici, le client est roi. »

Oh et puis zut, n’en pouvant plus de cette poigne de fer, elle arrache son visage à son emprise pour se reculer, petite fille vexée, ses doigts massant déjà son pauvre petit menton, une moue aux lèvres, le regard accusateur alors qu’elle continuait de se cambrer sur le bureau, le visage légèrement reculé. Afin qu’il ne recommence pas bien entendu. « Cela dit, je ne sais pas comment tu fonctionnes avec tes autres numéros » oui elle s’entêtait dans son idée actuelle que dorénavant, les filles du Baron n’étaient que des numéros, des jolies poupées sans grande valeur, sauf celle de faire prospérer l’argent de MONsieur l’arracheur de menton. « Mais sérieusement, tu pourrais me punir autrement que comme si j’étais une gamine » prévoyant la suite, elle lui décocha un regard prudent, mais pas moins colérique « et non, je n’en suis pas une, sinon je ne danserais assurément pas ici. Quoi que… les normes semblent avoir changé, alors qui sait. » Cherchait-elle à se faire renvoyer ? Baissant les yeux, pour se taire, pour ne pas rendre les choses pires, elle souffla, plus conciliante et avec un énorme effort, que l’homme ne pouvait que remarquer, après tout il s’agissait de Fitna : « ça ne me regarde pas, je n’aurais pas dû dire ça. » Elle ne s’excusait toutefois pas, fait à souligner, parce que le feu qu’elle était ne s’excusait assurément jamais. Non, elle soulignait un fait, elle assumait avoir dépassé les bornes, maintenant. Mais pas avant, pas quand elle avait donné un coup de genou dans le menton du premier pervers, qu’elle avait écrasé la main du second ou tenter d’écraser la gorge du troisième. Non, ça elle ne le regrettait pas. Jamais. Mais elle continuait de fixer le sol, petite tempête cherchant à s’essouffler, à ne pas reprendre de l’expansion. « La prochaine fois, je me ferais justice en dehors de ses murs, juré. » C’est le mieux qu’elle pouvait lui concédé, car elle refusait d’être l’une de ses pauvres femmes appelant les hommes à l’aide pour virer un client trop collant. Non, c’est le mieux qu’elle pouvait offrir à Scar, mais maintenant c’était à lui de décidé de son sort et redressant enfin les yeux, elle croisa son regard avec quelque chose de presque inquiet. Allait-il la renvoyé ? C’était une possibilité, stupide, mais tout de même une possibilité.
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