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 Ainsley [SM]

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Stephy
charming anti-PRINCE
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Date d'inscription : 30/05/2007

MessageSujet: Ainsley [SM]   Dim 26 Avr - 22:01

Ainsley Stuart Bloom



Fiche d'Identité

Nom : Bloom, mélange parfait de sang rouge rubis, sang magique, et de celui souillé, strié de rouge clair, sans pouvoir. Bloom ou l'équilibre parfait, celui des saisons, du printemps, de ce renouveau qui se recycle chaque année. Prénom: Ainsley, un prénom simple, clair, avec quelque chose d'à la fois noble et familier. Voilà comment ta mère l'a toujours décrit et comment tu l'aimes aussi. Stuart, c'est l'honneur qu'on a fait à ton arrière grand-père, son prénom qu'on t'a collé mais que tu n'as jamais utilisé, sauf avec Blake qui a fait de toi de la viande (Stew). Date et lieu de naissance: 16 juin, à Londres, comme la plupart des fleurs Bloom. Tu es né comme naisse les fleurs, malgré les conditions torrides de ce jour d'été, en ouvrant grand les bras, la tête rejeté vers l'arrière alors que tu hurlais ton bonheur d'éclore. Nature du Sang: Mêlé, comme les cheveux de Phaelle l'été, comme mon esprit et mon coeur depuis l'attaque de Poudlard, comme tout notre univers. Les Bloom sont au goût du jour, sang goûteux, réputation riche en saveur, héros en devenir peut-être même. Satut social: Depuis deux mois, tu es fiancé à Fennel Greengrass, alors qu'il y en a sept, c'est sa petite soeur qui possédait ce titre à tes côtés. Mais depuis sept mois, elle n'est plus, morte durant la bataille, elle t'a légué Nell, te fiançant à tes hantises, à cet amour que tu te refusais autrefois. Maintenant tu peux culpabiliser en tout bien, tout honneur, puisqu'on te l'a offerte sur un plateau d'argent. Tu es sensé lavé son honneur, faire oublier son alliance révolue avec celui qui était, il y a encore sept mois de ça, ton meilleur ami et ton frère. Les choses ne pourraient pas être plus compliqué. Particularité Magique: Legilimens depuis tout petit, une faculté que l'on développe tôt chez les Bloom, un apprentissage pratiquement obligatoire, comme si pour eux, devenir sorcier ne se faisait pas sans savoir se faufiler dans l'esprit des autres. Cursus Scolaire: Il y a encore cinq mois de ça, tu travaillais à St-Mangouste, en tant qu'assistant d'un médicomage, il y a encore cinq mois tu faisais tout en ton possible pour sauver des vies. Puis le décret est tombé et on t'a renvoyé à Poudlard, pour t'empêcher de dormir, mais aussi pour veiller sur elles : Phaelle et Nell. Tu ne t'es pas questionné quand il a été temps de choisir, ainsi tu t'es retrouvé en cinquième et dernière année du Lama, de Médicomagie. Tu comptes bel et bien retourné à St-Mangouste, tu dois encore sauver des vies pour compenser toutes celles perdues durant la terrible bataille de mai. Maison: Juste et loyal, ceux de Poufsouffle aime travailler et leur patience est proverbiale. Tu ne pouvais pas être envoyé ailleurs, ta loyauté et ton sens du devoir, cette maturité acquise depuis tout petit, c'est là qu'elle devait te mener. Jaune un jour, jaune toujours, tu as regagné ton dortoir d'antan, un dortoir où pourtant ton passé et toute la douleur s'y rattachant t'attends. Tu n'es plus certain d'être encore un bon « blaireau ». Composition de la baguette magique: Sorbier, de par ton penchant pour couver les autres et générosité maladive, elle mesure 22cm, faisant d'elle une baguette toute indiquée pour exécuté des sorts de guérison. Du reste, c'est un crin de licorne qui chante en elle, qui se veut attentif à ta sensibilité et à tes valeurs personnelles. Finalement, tout le monde l'aura deviné, mais elle est souple, parce qu'on a rarement connu plus ouvert d'esprit que toi. Patronus: Il y a encore quelques mois, c'est un oiseau que tu faisais apparaitre, une hirondelle rustique plus précisément. Mais depuis le mois de mai, tu n'es pas certain de savoir faire apparaitre quoi que ce soit. Epouvantard: Des corps jonchant le sol, à perte de vu. Des corps ensanglantés, d'autres plus propres, avec leurs regards tous tournés vers toi. Parce que tu ne les a pas sauvé, parce que tu n'as pas été a la hauteur, une fois de plus.

Votre personnage et la Bataille de Poudlard

Toi tu n’as jamais été un rouge et or, la bravoure et le courage n’ont jamais été tes points forts, mais ce ne sont pas là les seules qualités qu’il faut posséder pour s’inviter dans un combat. Ta loyauté, ton dévouement et ta générosité avaient largement suffit à t’attirer jusqu’à ton ancienne école. Tu savais que c’était là que tu les trouverais, ta sœur, mais aussi ta fiancée, sans parler de celle de Blake. Celle dont tu t’empêchais bien souvent de formuler le nom, de crainte de t’y attacher plus fort, trop fort. Ce soir, tu refusais de le murmurer, parce que tu devais garder la tête froide, parce que ta sœur comptait bien plus encore. Vous aviez ainsi accouru à Poudlard, baguette en main, le cœur en chute libre. Parce que t’avais beau être plus vieux, plus expérimenté, plus sage qu’aurait dit ta mère, tu n’en étais pas moins humain et qu’importe ce qu’on vous dira, les hommes naissent en ayant peur. Et ici, sur le champ de bataille à venir, alors que les baguettes se levaient vers le ciel, dans un vain espoir de protéger tous les enfants qui combattraient, il n’y avait pas de mère pleine d’un amour inconditionnel pour rassurer. Ici, le danger était réel et il gagnait en terrain, dans des cris, dans un tremblement sur le sol et déjà tu sentais la sueur perler contre ton front. Tu allais possiblement mourir ici, ta baguette dans la main, Blake à tes côtés, le regard tout aussi hanté que le tien, anxieux. Lui, il ne comptait pas seulement des gens à protéger dans votre camp, ses parents vous feraient face et ça, tu ne pouvais pas le comprendre. Alors tu t’imposes, toi qui était autrefois le plus paisible des deux, le plus calme, tu exiges de sa part qu’il prenne position : il doit choisir ! Mais il refuse, il s’entête et tu t’acharnes aussi, jusqu’à ce qu’un premier cri retentisse, qu’un premier sorcier fasse son apparition. Il n’y a plus de temps à perdre, si Blake ne veut pas choisir, Blake n’a qu’à se débrouiller. Tu ne réalises pas encore que ce choix deviendra un regret, qu’il te marquera, qu’une fois passé ce seuil, tout deviendra compliqué. Tu ne le comprends pas, parce que tu dois te battre, parce que tu dois survivre et sauver Raphaëlle. Parce que Blake aussi, à son lot de proche à sauver, peu importe leurs buts.

Tu cours, tu cris, tu la cherches partout. Où est Phaelle ?! Où est-elle ?! Tu sais qu’elle est là, tu le sens, c’est dans tes tripes, dans ton ventre. Mais partout où tu te tournes, tu ne vois que des visages haineux, souffrants ou trop jeunes. Mais pas le sien, non. Tu passes ton temps à te pencher, à redresser des gens, à braquer ta baguette sur eux. Après tout, si tu n’es pas médicomage, tu n’en es pas moins doué en matière de guérison. Qu’importe que tu ne sois qu’assistant à St-Mangouste, tu as beaucoup appris, tu peux te montrer utile. On t’appelle donc au loin, on a vite compris que tu pouvais être utile, que tu savais guérir, que tu pouvais sauver des gens, mais toi tu dois avancer. Parce que quelque part plus loin, ta petite sœur combat, elle aussi. C’est elle que tu veux protéger, que tu veux sauver, alors tu te penches sur les corps, tu refermes les plaies, empêche le sang de couler davantage, puis tu continues. Tu avances ainsi, de corps en corps, d’ennemi à repousser à l’autre, jusqu’à ce que tu l’aperçoives. Pas Raphaëlle, mais ta fiancée, le regard paniqué, le regard que tu imagines ta petite sœur avoir. Elle cherche quelque chose et tu décides que ce sera toi, alors tu t’élances vers elle, tu l’appelles même tout haut et alors qu’elle te regarde, que tu vois le soulagement dans son regard, trop bref pourtant, un éclair s’élance sur elle. La scène joue au ralentit, elle repasse en boucle dans ta tête dès que tu fermes les yeux, tu revois son corps sursauter puis se raidir, alors que ses grands yeux s’écarquillent. Tu crains déjà le pire, tu sais qu’elle ne pourra pas être sauvée, mais tu essais quand même. Tu accroches une mèche de cheveux, la rattrape maladroitement contre ton épaule et là, alors que le mangemort continue son chemin, tu comprends ton erreur. Tu aurais pu l’empêcher de lui faire du mal, tu as croisé cet homme plus tôt, tu reconnais ses traits, sa démarche, tu l’as repoussé. Tu l’as mis au sol, mais contrairement à lui, contrairement à eux tous, tu n’as pas eu le courage de les tuer. Tu n’es pas un lion de feu toi, tu es un blaireau d’or. Tu voulais sauver des vies, mais là, contre toi, celle de ta fiancée, de celle que tu aurais dû épouser dans quelques semaines seulement, s’éteint doucement. Elle bat des cils, t’offre un sourire vacillant et te demande où se trouve Fennel, ce prénom que tu refuses d’utiliser. Tu ne sais pas, tu n’arrives pas même à trouver ta propre sœur, puis c’est son pouls à elle que tu ne trouves plus, peu importe les sorts que tu lui lances ou la dévotion de tes incantations.

Elle est morte et avec elle, c’est un bout de toi qui s’envole, celui-là même qui sera arraché à sa précieuse sœur ainée, quand tu la croiseras plus tard, alors que tu braques ta baguette devant toi et qu’au lieu de sauver une autre vie, tu en voleras une. Une sœur Greengrass est morte, tu ne pourrais pas tolérer de voir la deuxième la suivre dans la tombe, alors tu as tué. Tu as suivis leur méthode, tu as frappé fort et c’est avec le bras tremblant que tu croises le regard de ta presque belle-sœur, si les choses étaient différentes, si les choses étaient mieux, mais pas moins cruelles. Tu ne veux pas qu’elle te soit redevable, tu ne l’as pas fait dans ce sens, tout comme tu ne cherchais pas à tuer la femme vêtue de noir, qui jonche dorénavant le sol, les yeux levés vers toi. Comme ta fiancée. Comme les autres, ceux que tu n’arrives pas à ramener à eux, ceux qui restent froid. Alors tu presses le pas, attrape Fennel contre toi et la serre avec force, parce qu’elle est vivante, parce qu’elle est chaude et tremblante. Mais si ton cœur s’apaise un peu, ton regard cherche toujours les environs, parce que ta sœur manque toujours à l’appel, parce que tu ne peux que faire semblant d’être confiant. Tu crèves de peur de l’intérieur, un peu plus fort encore, en croisant le regard éteint de la mangemort que tu as tué. Ce verbe résonne dans ta tête alors que tu souffles à la brune de filer, d’aller aider au château. Tu n’as rien d’un héros, oh ça non, tu refuses simplement de quitter le champ de bataille sans Raphaëlle, ce que plus tard on interprétera comme un acte de bravoure, du courage digne des gryffondors, un rouge précieux qui ne te va pas, pas plus que le sang que tu essais encore aujourd’hui de laver de sur tes mains. Sans succès, comme tes tentatives pour ramener certains à la vie, comme tous ses corps que tu es forcé d’abandonner derrière toi, faute de pouvoir les empêcher de refroidir. Tu aurais dû faire mieux, tu aurais dû pouvoir sauver tous ceux que tu touchais, mais tu n’as pas pu, tu n’as pas su et ça, tu ne te le pardonneras probablement jamais.


bat'phanie
Pseudo et âge: bat'phanie et 27 ans, pour vous servir ! SUN
Fréquence de connexion: Probablement tous les jours, niveau RP c'est au 2-3 jours.
Comment avez-vous trouvé le forum: Je fais partit du harem. CQFD
Commentaire: Alors franchement, pour le moment je suis sous le charme, bon je dois encore aller terminer ma lecture de toutes les annexes. SINON ce serait bien d'ajouter l'âge du personnage dans les champs du profil je crois, enfin moi ça m'aide normalement. (ou sinon, le mettre dans la fiche ? HUM)


full of honey and wounds
When a devil falls in love, it’s the most hauntingly beautiful thing ever. And you should be terrified, for he will go to the depths of hell for her. ▬ I am not here to tame your darkness,” she whispered,“ I am here to live in it.
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MessageSujet: Re: Ainsley [SM]   Dim 26 Avr - 22:01

Mon Histoire




Assis là, devant le noir et le blanc, les yeux fermés, tu te concentres sur la mélodie, celle que tes doigts joue avec expertise. Par habitude, par plaisir, parce que la musique t’enchante et que le piano est un moyen comme un autre, pour ton âme de s’exprimer. Et les oiseaux t’accompagnent, depuis la fenêtre ouverte, mais bientôt leurs chants sont effacés par celle de la famille Bloom en pleine éclosion. Ici, c’est tous les matins le printemps, une saison bruyante, pleine de changement. Tu reconnais la voix de ton frère, en train de râler sur Raphaëlle, qui traine trop longtemps dans la toilette, alors tu souris. La routine familial te manque tous les jours, quand tu es à Poudlard, alors tu laisses la musique accompagner leurs joutes verbales, tu la laisses porter les éclats de voix, les insultes que ta petite sœur lance à ton frère et tu ris tout bas, assis devant le piano, les yeux fermés, concentré sur les conflits stupides, sur les pas qui martèlent le sol. Les Bloom ne sont pas discret, tu es l’exception, tu es l’ainé et c’est très bien ainsi, puis ton père rejoint la cuisine, non pas sans te souffler un bonjour en passant devant le salon. Tu lui réponds en ouvrant lentement les yeux, mais quand tu fais mine d’abandonner ta mélodie, il secoue la tête et te fait signe de continuer. « Ça m’a manqué, ne t’arrête pas. » Alors tu reprends, tu relances la mélodie, une douceur pour l’âme et ton père met le café en route, appuyé au plan de travail, dans sa vieille robe de chambre, attendrissant comme pas possible, ours mal léché en apparence. En haut, une autre mélodie reprend, celle des pieds qui courent, les voix s’élèvent et tu ris naturellement en reconnaissant la tonalité de la voix de ta petite sorcière de sœur, celle-là même qui a enfin reçu sa lettre pour Poudlard. « Sérieusement, il est temps qu’elle aille à Poudlard, ça nous fera des vacances ! » Ton père ronchonne, mais tu sais aussi bien que lui, qu’il ne pense pas un traitre mot de ce qu’il vient souffler. Alors tu ralentis ta mélodie, tu fixes le blanc et le noir, alors qu’il fixe le sol. Il ne le dira pas, mais tu sais que le bruit des pas au deuxième, les éclats de voix et la petite tornade blonde qui vient de rejoindre l’étage lui manqueront atrocement. Tout comme ton piano le matin, ta façon de t’immiscer dans tous les conflits fraternels de la maison ou de rouler des yeux avec lui, à chaque nouveau drame familial. Raphaëlle et toi, vous ne serez jamais comme lui, jamais entièrement et tu sais que cette différence lui fait parfois mal. C’est difficile de laisser des oisillons s’envoler du nid, d’autant plus quand c’est petit poussin blond qui piaille sans réellement réfléchir. Alors tu abandonnes le piano et tu rejoins ton père, pour te servir un café et te poser près de lui. « Tu sais que je veillerais sur elle, là-bas aussi hein ? » Il te sourit et quand sa main trouve ta nuque, tu sais que vous n’avez pas besoin de mot. Il sait que tu ferais tout pour elle, que tu ferais n’importe quoi pour eux tous et toi, tu sais que c’est de lui que tu tiens cette manie parce que, lui aussi, pourrais mourir pour vous.



Pressant le pas, tu rattrapes Raphaëlle et cogne doucement ton épaule à la sienne, histoire d’attirer son attention, alors que tu lui offres un sourire complice. Beth est avec elle, toujours aussi adorable et tu les saluts tout naturellement. Vous vous lancez alors dans vos discussions habituelles, soit les lettres que vous avez reçus, les études, vos taquineries fraternelles et si elle a mangé. C’est plus fort que toi, tu la couves un peu, parce que c’est plus fort que toi et parce qu’elle est rouge. Ton regard passe d’ailleurs sur sa cravate strié de rouge et tu soupires, si tu acceptes l’idée que ta petite sœur ne soit pas une poufsouffle comme toi, tu ne peux pas t’empêcher de le regretter. Toi qui lui avais tant vanté les mérites de ta maison, qui comptait l’y accueillir à bras ouvert, tu as assisté à son intégration chez gryffondor avec une pointe d’inquiétude. Pourtant, il n’y a qu’à la voir aller, si expressive et impatiente sur ses pieds, pour comprendre qu’elle est pleinement à sa place, que c’est avec eux qu’elle s’épanouit. Puis tu aperçois Blake au loin, avec Fennel et Delilah, cette dernière te fais déjà un grand signe du bras, alors tu abandonnes ta cadette, non pas sans un baiser sur son front et la promesse de passer la voir après le dîner, ce soir. Puis c’est eux que tu rejoins, ton meilleur ami qui a déjà passé un bras autour de l’objet de votre convoitise commune, de cette fille que tu ne pourras jamais posséder. Parce que trop pur, parce que trop belle, parce qu’elle est sa fiancée. Alors tu baisses les yeux, tu souris et tu ravales la boule qui t’obstrue la gorge. Il n’y a pas de place dans ton cœur pour aimer Fennel Greengrass, il n’y en aura jamais, tu n’as pas le droit, parce qu’elle est à Blake et qu’il est comme un frère pour toi. Sans parler de Delilah, la petite fille qui cours te sauter dans les bras et que tu réceptionnes, comme tu le ferais avec tes sœurs cadettes, la laissant rire joyeusement et t’embrasser la joue. Un jour, c’est elle que tu épouseras, vos destins ont été scellés cet été. Un choix difficile, stupide selon Blake, mais pas totalement dépourvu de sens. Tu prendras soin de Delilah, elle aura besoin de quelqu’un comme toi, les pieds sur terre, la tête claire, de la maturité plein les veines et ses parents souhaitent le meilleur. Tu aurais pu refuser, tout comme tu pourrais la déposer au sol, mais tu lui passes son caprice, tout comme tu acceptes le tien. Parce qu’en épousant la cadette Greengrass, tu deviendras le beau-frère de Blake, parce que tu auras de bonne raison de voir Fennel, parce que ce sera une raison de plus pour ne plus pouvoir la désirer. Peut-être même qu’un jour tu verras en Delilah, ce que tu vois si clairement chez sa sœur ainée. En attendant, tu déposes la petite et laisse ton meilleur ami passer un bras autour de ton cou, l’œil pétillant, un mauvais plan en tête, assurément. Et toi, tu refuses d’offrir plus qu’un petit sourire à Fennel, que vous abandonnez avec sa sœur, pour filer en cours.



Ta tête te fais l’impression de peser trois tonnes, alors que tu assistes à la crise de Raphaëlle, et que tu dois, une fois de plus, supporter ses cris et ses questionnements. Elle s’entête à passer ses nerfs sur votre famille, or la famille n’y est pour rien dans le massacre de Poudlard, la famille n’a rien à y voir, elle n’a pas même à savoir. Enfin, ça c’est ton avis, parce que suffisamment de gens ont soufferts et que tu n’as jamais souhaité y mêler ceux que tu aimes. Tu croyais que ta petite sœur serait de ton avis, qu’elle comprendrait, mais tu avais oublié qu’elle était gryffondor et que son impulsivité, ce feu battant dans ses veines, la dirigeait davantage que l’organe, pourtant fait d’or, qui niche dans sa cage thoracique. Tu ne sais plus quoi lui dire ou quoi faire, votre mère te regarde et cherche ton soutient, mais tu es fatigué toi aussi. Un instant, tu songes à rappeler à ta petite sœur qu’elle n’est pas la seule à avoir perdu des proches et qu’elle n’est qu’une sale petite égoïste de même songer à partager l’horreur de la guerre avec les vôtres. Qui pourraient souhaiter pareille chose à des membres de sa famille ? Qui ?! Ne souffrent-ils tous pas déjà assez d’avoir à subir son comportement actuel ? Elle, petite fille capricieuse, parce qu’abîmée par l’atrocité d’une bataille qui n’était pas de son âge. Il est donc tout simplement impensable que tu la pousses à réfléchir sur son comportement, sur son attitude du moment, alors tu fais ce que tu fais de mieux : tu cherches à l’apaiser, sans accuser qui que ce soit. C’est pourtant peine perdu, parce que Phaelle se touche la nuque, qu’elle retrouve sa vertèbre, qu’elle la masse. Alors tu t’approches, tu t’apprêtes à la prendre contre toi, comme lorsque tu l’as retrouvé dans la mer de corps inanimés, mais elle te repousse. Elle te rejette et tu accuses le coup avec peine, parce que toi aussi, tu plis sous le poids de cette nuit terrible. Parce que plus que Beth, sa si précieuse Beth, une tonne d’autres personnes sont mortes. Des gens que tu aurais dû sauver, que tu n’as pas su aider, alors qu’ils te suppliaient de les aider. Parce que Delilah est morte, avec votre avenir, semant en toi la graine de la culpabilité : de ne pas l’avoir sauvé, d’avoir osé songer qu’il valait mieux elle que Fennel. Tu laisses donc ta petite sœur quitter la pièce dans un fracas qui fait grimacer ta mère, parce que des deux, tu sais que le plus égoïste c’est probablement toi. Et là, alors que la main de ta mère se perd dans tes cheveux, tu songes à lui parler de cette femme que tu as tuée, de cette mangemort que tu as achevée dans le vain espoir qu’elle ne pourrait pas tuer qui que ce soit. Mais tu ne le fais pas, parce que tu en crèves de l’intérieur, parce que tu ne peux pas vivre avec ce poids sur la conscience, parce que tu dois nier. Et tant pis si ça te dévore, tant pis si ça t’empêche de te relever réellement, que ça t’entraine vers le fond, tu te contentes de forcer un sourire sur tes lèvres alors qu’elle soupire. « Ne t’en fais pas maman, elle finira par se calmer… je vais parler avec elle… ça ira. » Mais en fait, non. Rien ne va plus, mais ça, il n’y a que toi qui le sache. Que toi et ta petite sœur trop impulsive, terriblement émotive, brisée de l’intérieure.



Les yeux grands ouverts, tu scrutes l’obscurité, en quête d’une quelconque occupation. Les nuits se ressemblent toutes dorénavant, elles sont synonymes de danger, de cauchemar, d’insomnie. Les tiennes, celles te tenant éveillé sans possible repos. Enfin, pas avant plusieurs jours sans sommeil, des jours où tu accumules les remarques de la part de tes enseignants, parce que la moitié de l’année à déjà passé et que tu devrais te remettre de la bataille. Or, tes notes ne sont pas au beau fixe, tu mêles tout, tu ne dors pas assez, tes siestes, en plein jour, ne suffisent pas. Parce que l’écho des cris, tout ce sang te souillant les mains, le regard de la mangemort morte, tout ça te suis toujours. Dès que tu fermes les yeux, dès que tu cherches à te reposer, ils te tiennent éveiller. Ils te punissent, tu te punis oui, de ne pas être aussi parfait que tu le souhaiterais, de n’être qu’un humain. Tu n’as rien du héros que l’on semble chercher à faire de ta personne, tu as sauvé des vies, soit, mais pas suffisamment et puis, tes pensées sont bien trop noire pour te valoir ce titre. Alors tu te redresses, tu t’assois dans ce lit qui a autrefois été le tien, que l’on t’a redonné, dans un vain espoir de te redonner ton innocence, ta bonté, qui sait. Tu t’assois et tu te frottes le visage, pour chasser l’image de Deli en train de mourir, cherchant sa sœur, cette même sœur que tu vas bientôt épouser. La culpabilité te fait des nœuds à l’estomac, te donne la nausée alors que tu tournes la tête vers lui, vers le lit de Blake. Celui qui était autrefois ton meilleur ami, a aussi regagné son ancien lit, sa place auprès de toi, mais votre relation n’a rien de celle d’autrefois. Or, de tout ce qu’on t’a redonné, c’est lui que tu souhaiterais le plus retrouver. Tu considérais son attitude comme une trahison il y a plusieurs mois, mais maintenant que tu t’apprêtes à épouser celle qui était sienne, celle qu’on lui a refusé pour plutôt te l’offrir, tu ne sais plus lequel de vous deux est le traitre. Tu aurais dû refuser, tu le sais bien, mais tu n’as pas pu. Parce qu’ils en avaient besoin, pour oublier, parce que tu étais assurément le mieux indiqué pour arriver à la soutenir. Toi aussi, tu considères avoir perdu une petite sœur, tu comprends la douleur de Fennel, tu la vis de la même façon. Mais tu n’arrives pas à la regarder en face, pas encore, pas alors que tu sais que ton cœur bat encore pour elle, qu’il n’a jamais changé de cap. Pourtant, il y a des soirs où tu arrives à te convaincre que la douleur qui te vrille la poitrine vient d’un amour pour la regrettée cadette Greengrass, mais pas ce soir. Non, tu vois trop clair ce soir, alors que tu l’observes, lui, se recroquevillé dans son lit. Tu ne vois que son dos, que l’arrière de sa tête, mais tu connais bien ce tremblement, ce son : il pleure tout bas. Sa mère, sa condition, votre amitié perdu, son amour rejeté, Blake a toutes les raisons de pleurer. Et encore une fois, ton estomac te fait mal, redoublant d’effort. Tu n’en peux plus de le voir dans cet état, mais tu n’oses pas aller le voir, tu ne sais pas comment renouer avec lui, pire comment le lui annoncer. Or, tu devras être honnête avec lui, il mérite de savoir, d’apprendre la vérité quant à votre mariage prochain, à Fennel et toi. Mais au fond, tout est toujours de ta faute, il faudra bien t’y faire. Si Blake pleure, c’est ta faute. Si ta fiancée pleure aussi, c’est ta faute. Si ta petite sœur tapote les tables ou ses cuisses, c’est ta faute. Si tu étais à la hauteur, Ainsley Bloom, ceux que tu aimes ne seraient pas aussi brisés. Même toi, tu ne serais pas aussi abîmer, avec tes creux et tes angles étranges, coupants. Tu dois essayer de faire mieux, de rectifier la chose, de te racheter, alors tu commences dans le noir, en croyant faussement que l’obscurité sera ton amie, un soutient : « Blake ? Blake je… je suis désolé pour ta mère. » C’est peut-être tout con pour les autres, mais pour toi cette phrase en dit long, c’est une branche d’olivier que tu lui tends, un appel à la paix. Au cessez le feu. À deux vous avez toujours été plus fort, il est temps de reprendre du service, tant de sécher les larmes de cet homme que tu aimes toujours, là au fond de toi, derrière les plaies purulentes et les remords qui s’empilent.


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MessageSujet: Re: Ainsley [SM]   Dim 26 Avr - 22:01

Ainsley Bloom
ϟ Age: 22 ans
ϟ Sang: Sang Mêlé
ϟ Statut: Fiancé à Fennel Greengrass
ϟ Année: 12ème année ; 5ème année du LAMA
ϟ Cursus: Médicomagie ♮ Cours optionnels :Initiation à la Légilimencie & Psychomagie + Initiation à l’Hypnose des Vivants

ϟ Hiboux: 48
ϟ Arrivée: 26/12/2014
ϟ Avatar: Jake Abel
ϟ Pseudo: bat'phanie
ϟ Crédits: ava © ATOMIC SQUIRREL. / sign © endlesslove.


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Ainsley [SM]

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