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 Astraea [WDWF]

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Stephy
charming anti-PRINCE


Nombre de messages : 677
Date d'inscription : 30/05/2007

MessageSujet: Astraea [WDWF]   Jeu 28 Mai - 3:42

Astrae Psyche Umbridge
there’s something itching in your skin

Nom: Umbridge. Un nom sans prétention, sinon celui de voler ce qui est aux autres. Mais pas toi, non toi tu ne voles rien. Sinon les sourires, les soupires, quelques promesses sans fondement. Tu ressembles à ton père, à la branche pauvre des Umbridge : tu as beau voler les autres, tu termines toujours les mains vides. Prénoms: Astraea. Dans toute sa délicatesse. Dans toute sa douceur. Un nom qui signifie étoile, afin de te rendre encore plus unique, plus précieuse. Et puis en honneur à la déesse de la justice et de l’innocence, comme un souhait chuchoté tout bas. Psyche. Plus exotique encore. Plus inusité. Parce que tu es une âme à part entière, que ta mère l’a sentie dès ton arrivée dans son ventre. Un autre souhait, celui d’une enfant belle comme le jour, tellement belle que les hommes ne sauront pas la posséder, seulement la vénérer. Sur ce point, elle ne s’est pas entièrement trompé : aucun héritier ne cherche à obtenir ta main. Grand bien te fasse. Nature du Sang: Sang mêlé. Sang troublé. Sang mélangé. Pourtant, quand on t'observe, quand on t'effleure du regard, on n'a pourtant aucun doute quant à ta naissance : pur. Un mot dont ta famille n'a que peu à faire, mais qui possède un véritable pouvoir. Pur, comme le tintement de ton rire, comme ton sourire, comme tes battements de cils ou tes manières. Pur, aussi mensonger que les tendres promesses chuchotées à ton oreille, ta jolie tête posée sur l'oreiller, ton corps cambré à en avoir mal. Brisée, contre les corps, contre les draps, contre tes propres pensées. Il n'y a absolument rien de pur en toi, car même la folie aime te laisser du répit. Date & Lieu de naissance: 1er juillet. Une date qui annonce le temps chaud, qui fait battre ton coeur plus fort. Une date heureuse, quand bien même tes parents n'en ont jamais fais de cas. L'unique fille Umbridge devait naître au coeur même de l'été, comme une fleur. Du reste, c'est à St-Mangouste que tu es venue au monde, tes parents n'ayant pas les moyens de s'offrir la venue d'une sage-femme à domicile. Pas après deux fils. Ils n'aiment d'ailleurs pas en parler, aussi bien dire que ta venue au monde n'avait pas été planifié. Statut Matrimonial: Célibataire. Ton cœur est sans domicile fixe, mais surtout sans ambition. Tu ne rêves pas d’amour, ni d’un mariage réussis, pas même d'une union toute simple, ça c’est le travail de tes parents. De ton père. Toi, tu espères seulement que personne ne voudra de toi, qu’aucun homme ne se décidera à prendre cette « pauvre Astraea » pour femme. Ce n’est pourtant pas que tu crains d’être traité avec pitié, mais plutôt que derrière ton apparence détachée, ton cœur bat déjà pour un autre. Un interdit, pas même à chuchoter. Tu n’as pas le droit d’aimer ton cousin, n’est-ce pas ? Et pourtant, ta folie t’a menée jusqu’à lui. Profession: Réceptionniste à la maison close. Tes tâches sont simples; tu dois accueillir les clients, tenir à jour le registre de rendez-vous, t’assurer qu’ils ont tous de l’espèce sonnante sur eux et les envoyer à la bonne fille. Mais qu’importe si parfois tu remarques les clients en retard, que tu les envoies dans la mauvaise chambre ou que tu emmêles les noms et les rendez-vous, Hannibal te pardonne tout. Il répare tes erreurs, réceptionne les clients qui se mettent en colère, pour ne pas dire qu’il les corrige. Et toi, tu gardes ta place, la derrière ton petit bureau, les yeux dans le vide, un petit sourire hantant tes lèvres. Jolie poupée qui n’est pas à vendre. Petite fille réservée au maître des lieux. Ancienne Maison: Poufsouffle. Une première pour une Umbridge. Une honte pour la famille. Mais tu n'avais décidément pas l'ambition et la sournoiserie des serpentard, pas non plus la bravoure et le courage des gryffondor, quant à ta curiosité et ta fois d'apprentissage, ils ont été tué dans l’œuf quand tu étais encore petite. Tu ne pouvais pas non plus être une serdaigle. Alors ne restait que les jaunes pour toi, saluant ta loyauté et appréciant ta candeur. Tu n'as jamais été un prédateur Astraea, pas quand tu possédais toute ta raison. Patronus: Fennec. Un animal adorable, mais pas moins carnivore. Une représentation fidèle de ta personne : petite, mignonne, mais avec des dents aiguisés. Cela dit, tout comme ton patronus, qui brille encore clairement quand tu l’invoques, tu n’as rien de bien effrayant. Sauf quand tu montres les dents, fait rare. Epouvantard: Le dos d’Hannibal. Ton cousin. Ton si cher cousin qui s’éloigne, sans un regard derrière lui. Qui t’abandonne tout simplement. Parce qu’il en a eu assez. Parce qu’il a trouvé mieux. Parce qu’il n’a plus envie de veiller sur toi, de te plaquer contre les murs, d’écraser sa main contre ta bouche la nuit, quand tu le rejoins. Et sans lui, la vie n’a plus rien à offrir. Sans lui, personne ne saura t’aimer, n’est-ce pas ? Il ne te restera plus rien, pas même Achile. Rien. Baguette Magique: Tilleul argenté, 22 cm, légèrement élastique. Un choix qui n’a rien de mystérieux, le tilleul argenté choisissant souvent des sorciers dotés du don de voyance. Or, n’est-ce pas ce don, qui cycle ton existence ? Assurément. Quant à sa taille, elle représente très bien ton manque de constance dans l’utilisation de tes pouvoirs. Tu es voyante bien avant d’être sorcière, une faculté qui finalement, t’empêche de développer tes pleines capacités. Sinon, c’est ton esprit tout aussi instable qui aura choisis une baguette apte à s’étirer plus qu’il ne le faut. Elle est parfois aussi tordue que toi. Animal de Compagnie: Aucun. Ta famille a tout juste les moyens de nourrir la maisonnée, alors il n’y a jamais eu de place pour un animal. Pas pour toi. Surtout toi. Et puis comme dirait l’un de tes frères, tu es bien trop écervelée pour gérer un animal. Tu l’enterrerais en un temps record, assurément. Du reste, tes frères considèrent que tu as déjà un chien à ton service, un chien de garde : Hannibal. Gros et gentil toutou de service qui te suis partout et remue de la queue quand tu glisses tes mains dans tes cheveux, il n’en reste pas moins inquiétant. Pas moins attachant. La bouche pleine de dent et le ventre affamé. Particularité(s): Voyante. Les voix sont dans ta tête, personne ne le comprend, pauvre enfant. Les voix te parlent, chuchotent, murmurent et hurlent même parfois. Elles cognent dans ton crâne, psalmodient le présent et le futur, les entremêles, se joue de toi. Jouent avec toi. Devines ce qui est passé, comprend le futur Astraea, joue encore. Devine, devine. Et toi, tu écoutes, tu bois leurs paroles, tu t'en saoules. Puis tu vomis des prophéties. Parfois clair, parfois en mots qui n'ont rien de logique. Tu es une Cassandre. Tu es la Pythie. Tu es une prophétesse. Tu es la folie. Mais peu de gens y croit. Même toi, parfois, tu te questionnes, au bout milieu de la nuit quand tu émerges d'un rêve prémonitoire. Quelle est la réalité ? Quelle est la folie ? Toi bien entendu. Ça a toujours été toi, avec un pied de chaque côté, déchirée à en pleurer. Qualités & Défauts: Douce. Comme ta folie, comme ta peau, comme ton sourire. Douce pour expliquer ton petit sourire permanent, pour expliquer le timbre de ta voix ou la façon dont tu t'adresses aux autres. Là où d'autres seraient considéré gentille ou généreuse, toi tu n'as pas suffisamment conscience de tes actes, alors tu es douce. ✩ Absente. De par ton regard. Dans tes propos parfois. Ton esprit est vacant que disent les plus cruels, ton esprit te joue des tours que disent les plus conciliants. Petite fille dissipée, tu n'es jamais entièrement présente, tu vas par-delà les pensées, toujours occupée, toujours en mouvement. Ton sourire tremblant sous tes voyages, tes yeux se plissant ou s'écarquillant. ✩ Docile. Tu te veux relativement obéissante, tu n'aimes pas déplaire. Tu aimes qu'on te sourit, tu aimes semer la joie autour de toi. Tu es le petit poucet du bonheur. Quitte à te montrer trop naïve, trop bonne, candide ou stupide. Tu veux te montrer utile. Tu veux rendre service. Tu veux soulager les autres. ✩ Immature. Éternellement enfant, tu ne sais pas vieillir. Ton corps à beau s'étirer, s'arrondir, se gonfler avec les années, ton esprit refuse de s'y attacher. Tu n'es pas demeurée, non, tu possèdes simplement une pureté qui t'es propre. Tu questionnes la vie, quand ce ne sont pas les voix ou Achile. Tu te remets en question, tu t'extasie devant un coucher de soleil, un rien te fait plaisir. ✩ Fragile. Ton corps est à l'image de ton esprit, délicate petite chose si facilement abîmé, brisé. Ton instabilité mentale n'a d'égal que ta douceur, que ta candeur. Un rien t'effraie, un rien te peine. Les larmes viennent aussi rapidement que les sanglots, que les éclats de rire et les sourires. Tu ne sais pas encaissé. Tu ne sauras jamais. Tu dois être protégée. Veillée, de jour comme de nuit. ✩ Curieuse. À travers tes questions, le bout de tes doigts, tous les sens que tu te connais. Tu touches du bout des doigts les autres, tu renifles les vêtements, tu goûtes les objets, tu regards à en avoir les yeux qui brûlent, tu ne veux rien rater, même si tu n'entends pas toujours tout. Groupe: Decadent

Prénom / Pseudo: 'Phanie. Âge: vieille, avec des trous de mémoire et des gamins. Pays / Région: la vieille colonie à l'accent bizarre, qui vit dans les bois et porte des chemises à carreaux rouge et noir. Présence: 1/2j environ, mais le vendredi et le dimanche, je bosse. Avatar: Bree Fry. Personnage: inventé (x) scénario () Comment as-tu connu le forum ?: c'est Hannibal qui m'a invité à venir, puis m'a balancé qu'elle allait reprendre Hann puis m'a fait rêver, puis m'a fait râler et pis TADAM me voilà. Cette fille veut ma mort. >w> Crédits: effet mer. Un dernier mot: BWAR ! :slip:


Dans un monde où les sangs purs dominent, quelle est votre place ?
Poupée de verre, poupée de chiffon, tu n’es rien. Rien qu’un jouet que ta tante Clio aime secouer devant elle, quand elle ne te serre pas tendrement contre son sein. Tout n’est que mensonge autour de toi : amour, désir, promesse, protection, loyauté. Il n’existe rien pour toi, sauf une probable alliance à venir avec un être tout aussi tordu que toi. Probablement plus méchant. Cruel. Tu es née dans la mauvaise branche Umbridge, tu es née en enfant de surplus, celui qui tire le reste des siens vers le fond. Et pourtant, ce n’est faute d’avoir essayé d’améliorer leur avenir. Pourtant, il n’y a rien à faire : le destin de ton père ne peut pas changer, il est voué à être le dernier. À accumuler les échecs. Tu n’es rien dans ce monde, rien qu’un divertissement, qu’un joli visage aux grands yeux plein d’étoile, la petite absente qui salut les hommes quand ils entrent acheter du plaisir physique. La bouche en cœur. Le bout des doigts pianotant doucement sur les papiers, une mèche retombant sur tes joues roses. Tu n’es qu’un bel accessoire, la cousine maudite, celle qui sème la zizanie. Personne ne te remarque, personne sauf tes cousins, même si Achile le nie, même si Hannibal ne sait pas te quitter des yeux. Tu n’es rien et tu n’y changerais rien, même si tu le pouvais.

Soutenez-vous Voldemort ? À moins que vous ne luttiez au côté de l'Ordre. D'autres préfèrent se tenir à l'écart des conflits... A qui va votre allégeance ?
Tu soutiens les Umbridge, rien de plus, rien de moins. C’est ta tante Clio qui tien tes liens, qui profite de tes visions et qui t’annonce tes décisions. Tu n’as pas à penser par toi-même, elle est ta conscience, toujours prête à réfléchir pour toi, à peser le pour et le contre. Et depuis peu, tu as, semblerait-il, prise la décision de devenir mangemort, toi aussi. C’est Achile qui te sert de mentor, qui doit te préparer à subir les tests et la grande cérémonie. Ton don ne doit absolument pas être dévoilé, mais tu dois apprendre à tuer et à obéir pour un homme cruel. Achile sait comment. Achile te montrera comment. Alors tu fais confiance à Achile et tu te transformes en son ombre. Toi aussi, tu peux être une partisante du Lord, c’est tante Clio qui l’a dit. Et quand le Lord sera renversé ? Alors tu suivras encore les pas de ton cousin, posant tes centaines de question. Tu n’es qu’un chien Ast, un gentil toutou prêt à obéir pour qu’on lui permette de rester. De vivre avec eux.

La Main Noire a appauvri une large partie de la population magique... En avez-vous fait les frais, vous-même? Fréquentez-vous le marché parallèle pour subsister malgré tout ?
Ta famille faisait déjà les frais de toutes les autres, avant l’arrivée de la Main Noire. A-t-elle réellement changée quelque chose ? Rend-t-elle ton géniteur plus malheureux ? Tu n’arrives pas à le savoir. Quant à toi, l’argent n’a jamais figuré au cœur de tes intérêts ou de tes inquiétudes. Les voix n’ont que faire de l’argent, des taxes et des avoirs, elles n’ont même rien à faire des vêtements que tu portes. Tu n’es jamais qu’un vaisseau, qu’un outil pour elle. Et si tu cherches à te faire belle, ce n’est jamais que pour lui. Hannibal. Quant à La Main Noire, tu n’as que des questions à poser à son sujet. Pourquoi noire ? Une main qui prend de l’argent ne devrait-elle pas être faite d’or ? D’ocre ? Le concept t’échappe, tout comme beaucoup trop de chose déjà.

Si vous n'aviez qu'un rêve à concrétiser, quel serait ce rêve ?
Avoir le choix. D’écouter. D’ignorer. De tirer. D’entendre le futur ou le passé, de pouvoir écarter les sons parasites. Tu aimerais mieux contrôler ton don, tu aimerais pouvoir arrêter, le temps d’une nuit. Rêver à autre chose qu’au passé, autre chose que de ton futur. Tu aimerais laisser ton âme divaguer sans avoir à te questionner, sans chercher des points de repères, sans avoir à te réveiller en sueur, le cœur en chute libre. Tu aimerais être en paix. La vraie paix, celle que seul le silence peut dissimuler. Et pourtant, si tu rêves de ce silence qui s’étire, qui te berce, il te fait tout autant peur. Tu n’es certainement pas faite pour rêver Astraea, pas sans que ces derniers ne recèlent quoi que ce soit.


À la rentrée de 1981, la grande purge frappa. Les uns et les autres vaquaient à leurs occupations habituelles. Puis, tout le monde magique sombra dans le chaos. Où étiez-vous?
Tu ne veux pas vraiment être là. Tu es trop jeune. Trop petite que disaient tes frères, et avec raison. Tu es trop fragile, mais le regard de ton père n’a pas laissé de doute sur ton sort : tu dois grimper dans ce train et faire ce qu’on attend de toi. Tu n’as aucune envie de tuer, pas encore. Tu as rêvé de ce moment à quelques reprises déjà, de ta baguette levée et des sorts lancés. Des cris. Des pleure. Des larmes. Y compris les tiennes. Tu sais que tu grimperas dans ce train, bon gré mauvais gré, parce que c’est ce qu’on t’as dit de faire et que tu obéis toujours. Et puis tu sais aussi qu’ils y seront, tes cousins maudits, ceux dont ton père ne veut pas entendre parler. Ceux pour qui tu vas le quitter, l’abandonner à son sort de perdant éternel. Tu le sais, on te l’a chuchoté. Alors tu cherches à compenser ta trahison à venir, pauvre petite Cassandre, incapable de faire taire les voix, incapable de garder pied dans le présent plus de quelques instants. Tu grimpes dans le train comme si tu allais à Poudlard, comme si cette année n'était pas ta dernière. Mais ce n’est pas vrai, ce n’est que pour tromper les gens, avec ton air innocent, avec tes grands yeux plein d’étoiles. Celles qu’ils vont rejoindre. Tu fermes les yeux alors que le train se met en marche, tu inspires lentement et tu laisses les voix te guider. D’ici peu, les premiers cris vont fuser, tu dois aller prendre sur la droite, tu dois aller jusqu’au bout et lever ta baguette. Et tu t’exécutes, petite poupée mécanique, levant le bras, le regard vide. De culpabilité. De raison. De doute. Tu tues comme ton père te l’a demandé. Comme tes frères croient te l’avoir appris, mais tout ce que tu sais, c’est d’Hannibal que tu le tien. Parce que tu es encore trop jeune. Et dans le futur, tu n'en sauras pas davantage, puisque ta famille, bien qu'elle supporte le mouvement de Voldemort, n'a assurément pas les moyens d'offrir une éducation magique à leur fille. De toute manière, à quoi sers une fille à Poudlard, si ce n’est à dilapider une fortune sans bonne raison ? À rien. Et puis avec ton état mental, tes parents ont probablement raison. La vérité c’est que tu n’es bonne à rien d’autre qu’à scellé une union, et encore, même à ton jeune âge, ils savent très bien que les risques sont moindres.

Tes frères devaient t’apprendre à utiliser ta baguette, seul présent offert en rapport avec la magie, seul lègue qu’on a eu le bon sens de t’offrir. Tu la connais à peine, vous n’êtes pas encore très proche, elle et toi, mais elle a appartenu à une ancêtre, celle-là même qui possédait ton don. Elle ne compte pas te laisser tomber, tu le sens à travers le bois qui se réchauffe contre tes doigts. Du courage Ast, tu peux le faire. Mais les leçons avec tes ainés ne te reviennent pas, ils ont expédiés leurs explications, ils n’ont pas pris la peine de réellement te montrer comment te positionner, à quoi penser, quoi dire. Ta baguette cherche comment réagir, te questionne quelque part. Que veux-tu donc faire, petite fille ? Tuer que tu chuchotes, comme une demeurée, comme une pauvre idiote. Autour de toi, le chaos fait rage et tu t’inclines, évitant un sort, serrant ta baguette à deux mains, le regard rivé sur celle-ci. « J’ai besoin que tu m’aides, je ne sais plus comment on fait. » S’il n’y avait pas déjà autant de blessé autour de toi, de cris, de rayons lumineux fusant de tous les côtés, on n’hésiterait assurément pas à se moquer de toi. Quelle idiote questionne une baguette de la sorte hein ? Toi. Toi tu l’oses et quand tu redresses les yeux, faisant face à un garçon un peu plus âgé que toi, l’air féroce, courageux même, tu te rappelles. Il te tend la main, prêt à t’aider. Il croit que tu es comme lui, une née-moldu, une erreur de la nature. Il est prêt à t’aider, il va te mettre à l’abri. Tu le vois dans son regard, tu es une première année, une innocente petite biche à exécuter et il croit être ton sauveur. Ton héro. Seulement, l’horreur coule dans ton sang et alors qu’il t’attrape doucement un bras, tu brandis ta baguette sur lui. Ton rêve te reviens, les voix te chuchotent que tu as tout compris. Oui, tu peux le faire. Oui, tu dois le faire. C’est ainsi et pas autrement. Le garçon ne comprend pas, il fronce les sourcils, mais toi tu lèves ta baguette un peu plus haut. Comme il te l’a montré, sous le regard dur d’Achile. Comme Hannibal te l’as fait tenir. Tu inspires lentement et ta voix, petite chose délicate, mélodieuse, chante jusqu’à ses oreilles, « doloris. » Le mot devrait claquer dans les airs, comme avec tes cousins, mais pas avec toi. Mot chuchoté presque tendrement, il n’en est pas moins efficace et déjà le garçon s’effondre en criant. Tu t’avances, les sourcils froncés, le regard innocent et pourtant curieux. Tu te mets à chantonner le mot encore et encore, comme une berceuse. Hannibal appelle ça la torture, il dit que tu as le droit de le faire. Toi tout autant que les autres. Plus même ? Mais avec lui, n’as-tu pas tous les droits ? Peut-être bien oui.

Alors tu recommences. Encore et encore. Pauvre victime à premier abord, les sangs de bourde n’ont aucune chance contre toi. Il n’y a que le médaillon de ta mère, celui d’une serpentard, pour te protéger des sorts des tiens, pour écarter les baguettes qui se braquent sur ta personne. Un médaillon qui n’alarme que peu d’élève combattant pour l’injustice. Mais la vie est injuste, les voix le disent sans arrêt. Tu ne dois pas t’arrêter là, tu dois avancer, tu dois tuer et tu le fais. Sous le regard d’Hannibal, sous la fièvre qui brille dans ses yeux. Ta baguette se fait plus chaude contre tes doigts, elle comprend maintenant. Vous ne faites jamais qu’exécuter des ordres, ce n’est ni bon, ni mauvais. C’est tout simplement le destin. C’est ta mission, la vôtre.


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
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MessageSujet: Re: Astraea [WDWF]   Jeu 28 Mai - 3:42

I Am Beyond Repair
everyone that holds my hand gets cut from all the thorns
she sees monsters
❝ the doctor asked if she ever thinks about putting a bullet in her temple and murder all the gods that live there. ✩
Tu n’as jamais été la bienvenue. Jamais espérée. Jamais rêvée. Tu n’as jamais été que l’enfant accidentel, le poids de ta famille. Si ton père n’a jamais eu de chance avant ta création, ta naissance n’a absolument pas renversé la situation. Tu es peut-être une petite étoile Astraea, jamais tu ne pourras éclairer suffisamment Judas, pour qu’il soit en paix, pour qu’il soit mieux. Certains gens naissent ainsi, tu le sais, parce que les voix te l’on dit. Quand tu pleurais dans ta chambre la nuit, parce que personne ne voulait réellement de toi. Parce qu’encore une fois, un cauchemar venait troubler ton sommeil, un récit plein de sang, de formule magique et de dents découvertes. Des gencives où des bouts de chaires s’accrochaient. Des jappements humains. Des hurlements. Des ordres. Des supplications. Et personne pour te consoler, si ce n’est ta nourrice. Femme douce, femme attentive, te berçant tendrement, ses doigts courant partout sur toi. Personne ne te croyait à la maison, pas même tes frères, surtout pas tes parents. Quel poids tu as été, petite fille à l’esprit fêlée, toujours à inventer, à imaginer le futur, à croire posséder un quelconque don et à entendre des voix. On a même songé à te perdre dans les bois, à les laisser t’avaler, pour le meilleur comme le pire. Mais tu l’avais vu, tu savais et ils n’ont pas pu. Pas quand tu les regardais avec tes grands yeux brillants, pas quand tu parlais de ta toute petite voix, véritable caresse pour les oreilles. On t’a gardé en vie par pitié. On t’a gardé pour occuper ta mère. Pour panser ses malheurs : celui d’avoir épousé un raté. Et pourtant, tu n’as jamais suffis. Ni tes sourires, ton rire, tes efforts ou ton amour. Il n’y avait rien pour toi à la maison, rien que du silence, du vide. Parfois des insultes. Parce que des enfants Umbridge, tu étais évidemment la demeurée.

Et pourtant, une fois allongée dans le noir, les voix, que seules tes oreilles entendaient, venaient chuchoter plus près. Te promettant un sort meilleur, un avenir loin de ce vide, de ce creux aménagé à même ton petit corps. Dévorant presque tout. Véritable catastrophe. Tu le savais déjà, un jour tu pourrais sourire et rire sans craindre le regard inquisiteur de tes parents. Parce que tout ce que tu faisais leur semblait étrange. À eux. Aux autres. Même à ta nourrice, Leiah, pourtant la plus à même de te comprendre, de t’écouter. De te faire oublier que tu n’avais jamais été aimée. Parce qu’elle, elle t’aimait plus que les autres, plus qu’elle avait aimé tes frères, plus que tes parents ne t’aimerais jamais. Elle t’aimait à vouloir te dévorer, à te faire disparaitre pour te nicher en elle. Pour se faufiler en toi. Les voix t’ont bien mises en garde, mais petite fille candide, tu n’as pas écouté et tu as appris qu’il n’y avait pas que des loups. Les louves aussi existent. Aux dents longues, aux doigts griffus, sans pitié et dévorée par la faim. Constante. Lancinante. Comme ses lèvres sur toi. Ses doigts plongés en toi. Trop loin. Trop fort. À t’en arracher des hoquets, à te soutirer des sanglots. Mais rien n’y faisait. Pareille au cœur de ta mère, la faim de Leiah était tout simplement éternellement insatisfaite. Jamais assez. Jamais trop. Mais quand tu fermais les yeux, les images te venaient, des visions du futur, comme un baume pour t’aider à guérir ce qu’on te déchirait de l’intérieur : deux hommes. Deux frères. L’un habillé comme la mort, les os saillants et le regard dur. À sourire perpétuellement. À cause des os. À cause de sa peau. Une énigme en soi. À la fois distant et tout près. Sa main dans la tienne. Son regard évitant le tien. L’autre au regard malade, fiévreux. Par l’amour, par l’obsession, par la faiblesse et le dégout, le désir et le besoin. L’esprit défaillant, différent. La bouche pleine de dents aiguisées. Des lèvres qui te dévorent avec une tendresse oscillante. Des mains calleuses mais chaudes, si chaudes. Partout sur toi. Partout en toi. Oui, déjà petite fille, tu les avais rêvés, tes princes infernaux. Ils ne viendraient pas à toi sur de nobles destriers, ils te kidnapperaient. Ferais de toi leur prisonnière et protégée. Alors tu les attendais patiemment, repoussant les douleurs infligées, écoutant les voix hurler dans ta tête, te massacrer l’intérieur du crâne.

Ils viendraient. Ils feraient s’envoler les douleurs. Ils sèmeraient le bonheur dans ton corps creux. Ils y installeraient des papillons, des éclats de rire, un attrait nouveau pour le goût métallique du sang. Princesse de sang. Princesse brisée. Princesse sans peur, qui avait tendu le bout des doigts quand un jour tu l’avais reconnu : le frère qui serait un jour tien. Celui qui faisait déjà battre ton cœur de petite fille trop vite. Un jour, tu le savais, tu répéterais encore et encore son prénom. Mais là, debout derrière la grille en face de ton sauveur, tu ne connaissais rien d’autre que son regard. Que cette douce folie dans ses yeux. Si beau. Déjà sous ton charme, petite fille désarmante, inconsciente de ce nouveau pouvoir. Et quand il s’enfuit, quand il répond à l’appel de son frère, la mort, tu le suis. Encore et encore. Plus loin. Jusqu’à être repoussée, jusqu’à pleurer, au sol. Petite chose abandonnée. Comment as-tu osé croire qu’à peine sept ans, on te sauverait ? C’est bien trop tôt. Il te reste encore tout l’été à le suivre, à te glisser dans le lac avec lui, alors que tes frères s’amusent, comme toujours, à ignorer ton existence. Mais la mort n’est pas la mort et Hannibal n’est pas encore tien. Il y a tant de barrière, tant d’année à écouler avant que tes rêves ne deviennent réalité. Alors tu observes Achile plus que de mesure, même s’il te repousse, même s’il t’ignore, même s’il se contente de te supporter. Tu cherches ses os, même s’il ne comprend pas. Quant à Hannibal, tu cherches à le séduire, tu te fais Lolita, tu te fais belle, pour toujours être rejetée. Encore et encore.

Jusqu’à ce que le sang coule. Jusqu’à ce que tes princes attrapent la vilaine sorcière. Parce qu’ils ont le sens de la justice en commun avec les héros des contes que tu aimes lire. À ceci près qu’eux, n’ont pas la décence de tout terminer rapidement, ou encore loin de ton regard, et que le moment où ta nourrice se voit punis dure plus de trois ou quatre phrases. Elle saigne longtemps. Elle pleure. Elle supplie. Et tu n’en rates pas une goutte, toi qu’elle aimait lécher, qu’elle adorait triturer de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est terminé, ça ne se produira plus. Les voix ne t’ont pas mentis Astraea, tes princes sont bel et bien venus à ta rescousse, ils ont tué le dragon et il ne te reste plus qu’à apprécier le goût du sang. La partie la plus facile. Si facile, comme de sourire aux frères tordus, les dents bien découvertes, où des bouts de chaires s’accrochent encore.


THE EXECUTIONER’S LOVER
❝ His lips on you like rosebuds, like wine. his hands on your neck, like a lover’s noose.
lingering smoke and singed fingertips. ✩
L’amour déchire tout. Les cœurs. La raison. Les familles. Ta chaire. La sienne. Mais le sang à bon goût. Alors quand Hannibal te plaque contre un mur, quand il gronde, son désir surpassant tout le reste, y compris ses beaux sentiments à ton égard, toi tu lui offres tout ton amour. Petite fille docile, tu redresses le menton et tourne la tête, signe de soumission. Il est loup et toi, tu te fais biche. Tu es sa proie. Son agneau à sacrifier. Ton amour est rouge liquide, chaud et onctueux. Il ne coule pas qu’entre tes cuisses, ton amour est partout en toi. Tu n’as rien à voir avec les autres, avec ces femmes qu’il prend parfois, tout chez toi l’appelle. Pas seulement le joyau dissimulé entre tes jambes, au cœur de ton corps. Non, Hannibal peut tout avoir de toi, parce qu’avec lui, tu veux mêler plus que ton sang. Tu veux redevenir pur, à coup de rein, à grand cri, sous le fracas de vos corps. Si deux sorciers mêlés fusionnent au-delà du sang, s’ils mêlent jusqu’à leurs âmes, pourtant déjà reliées par un nom commun, leur descendance ne serait-elle pas pur ? Aussi intacte que tes sentiments pour lui, que la façon dont ta main tire ses cheveux quand il t’empoigne, de la manière dont il prononce ton nom, ses dents contre ta peau. À tes yeux cette enfant le sera. Une petite fille que tu as déjà vu en rêve, nichée au creux de tes bras et osant à peine pleurer, trop en sécurité pour s’inquiéter de quoi que ce soit. Pas même par la faim. Une enfant avec tes yeux mais la courbe de son nez, ta bouche et son froncement de sourcil. Une merveille qui presse déjà dans l’attente ton ventre vide. Pourtant tu n’es plus creuse. Non, ton cousin, ton prince, te remplis de tout ce qu’il trouve. De tout ce qui compte. De tout ce qu’il veut. Et tu en redemandes. Et un jour, tu seras pleine de lui. Pleine de votre sang enfin fusionné, d’un petit être qui possédera assurément le même gène destructeur que vous. La même douce folie, belle à en crever. Belle à vous tuer tous les deux.

Pourtant, tu ne lui as rien dit de cette prophétie, toi qui partage si souvent tes secrets avec lui, tu n’as pas mis des mots sur ses voix là. Sur cette délicieuse vision. Probablement de crainte de l’effrayé, lui le prince qui ne craint rien. Sinon de te perdre. Sinon de se perdre. Dans toi. Dans vous. Dans cet interdit qui vous dévore mais n’arrive pas à avoir raison de vous. Probablement parce que vous vivez déjà dans un monde complètement fou. Sans queue ni tête, sinon les siennes. Et dans tes yeux, il n’y a que lui. Si grand. Si valeureux. Aussi tordu que toi. Aussi perdu. Anormal pour toujours. Tien pour l’éternité, quand bien même il ne l’a jamais soufflé. Tu le comprends, pas aussi bien que son frère, mais tu n’as jamais rêvé de les détacher. Tu n’as jamais désiré prendre sa place. Le comprendre au premier regard. Ton cœur ne reconnaitrait pas un Hannibal détaché de son Achile. Jamais. C’est entre leurs corps que tu rêves de te blottir, c’est auprès des frères que tu veux vieillir. Tu n’es pas possessive Astraea, tu n’es pas même difficile, ils te savent docile. Compréhensive. Conciliante. Et pourtant joueuse, audacieuse à tes moments. Parce que les voix chuchotent tendrement quand il est près de toi, quand ton prince te touche, qu’importe l’endroit. Et tu chantes pour lui, tu fredonnes le bonheur, tu hurles le plaisir, tu fais des litanies sur ses absences à venir. Il est ta muse. Il est le centre de ton univers. Il est ton port d’attache, ce rivage que tu rejoins, encore et encore. Tu es la mer Astraea, tu es née pour le lécher, pour te blottir contre lui, pour le regarder te quitter alors que tu te démènes avec tes démons et puis revenir, pour te fracasser contre lui. C’est là votre destin, à jamais relié, à saigner pour l’autre. Encore et encore. Jusqu’à la fin. Jusqu’à plus faim. Mais il est un loup et les bêtes ont des appétits voraces. Mais ses dents sont les plus belles de toutes. Elles brillent dans le noir, t’appellent à elles, même quand c’est dangereux, même quand des chasseurs rôdent dans les bois.

Pour lui, tu te fais plus innocente encore, tu deviens plus diabolique. Petite fille vêtue de rouge. De sang. Tentant son appétit, réveillant ses instincts, éternelle Lolita. Tout d’abord au bord du lac, trop jeune encore, trop nue, les bras enroulés autour de son cou, ton ventre contre son dos, devant le regard dur d’Achile. Moins jeune encore, mais toujours nue, les bras enroulés à son cou, ton ventre contre le sien, en l’absence d’Achile. Jusqu’à abandonner vos jeux aquatiques pour te faufiler jusque dans son lit, toi la pupille de ta tante, pourtant dénuée de toute affection pour toi. Mais tu possèdes le don Astraea, tu possèdes le savoir et la folie. Tu possèdes des lèvres charnues et des hanches trop rapidement rondes, des seins qui se redressent au son de son prénom et des yeux qui brillent bien trop fort devant le sien. Tu le possède lui aussi et il te possède en retour, jusqu’au petit matin, des marques comme seul vestiges de vos rapprochements. Tu l’aimes à en saigner, à t’en étrangler, même quand ses dents et ses mains te quittent. Il vit en toi en secret. Il chuchote avec les voix dans ta tête, mais la sienne, de voix, se cache dans ton cœur. Dans ton ventre. Tu n’es plus creuse au petit matin. Jamais. Non, ton amant, ton aimé, te remplis de tout ce qu’il trouve. De tout ce qui compte. De tout ce qu’il veut. Et tu en redemandes. Encore et encore.


the Crowned Skeleton
❝ Our paths are crumbling as we walk along them and you can’t tell if the bricks are stained with crimson paint or blood. ✩
Tu as cru que jamais la mort ne viendrait à toi. Lui. Achile. L’homme au visage mortel, un seul regard et ils tombent. Tous. Sans exception. Se mettre en travers de son chemin, c’est périr. Mais pas toi, toi la mort t’as toujours épargné, t’as longtemps ignoré. À te faire angoisser la nuit, à te serrer contre son frère humain, presque banal à côté de son visage de blanc et de noir. Si ton cousin te détestait autant qu’Hannibal t’aime, tu ne saurais pas quoi faire Astraea. Peut-être oserais-tu enfin devenir véritable hystérique, à l’image de ses anciennes Pythies. Cheveux emmêlés et yeux remplis de folie, prête à être dilapider. Prête à te lancer d’une fenêtre, les bras en croix et les yeux fermés, pour oublier cet ultime rejet. Et si tu ne comprenais pas comment il pouvait sembler si humain, déjà toute petite, maintenant tu peux l’observer sans plus te questionner. Achile est devenu le roi des morts. Le squelette vivant. Un Hadès moderne, un Hadès grandiose, roi de cet enfer continuel dans lequel vous vivez tous. Tu pourrais chanter ses louanges, te faire sirène pour lui, tant ses exploits t’illuminent les yeux. Parce qu’il n’existe pas meurtrier plus noble que lui, plus élégant. Il est un mythe à lui seul et pour lui, tu te fais harpie, les dents dehors et les mains jointes sous ton menton. Petite fille exigeant plus de sang. Une route pavée de rouge où avancer. Un tapis rouge où faire trainer le bas de ta robe. Une scène luisante et humide sur lequel poser tes petits pieds, où danser, sous son regard pourtant distant. Faussement détaché.

Parce que si tu as compris quelque chose au fil des années, c’est que sous ses apparences, jamais ton cousin ne t’a sincèrement détesté. Pas depuis qu’Hannibal c’est mis à t’aimer à en avoir mal. Pas depuis que tu lui as souris, ta main effleurant la sienne, ta voix lui chuchotant, dans l’obscurité d’un lit partagé à trois, que lui aussi, tu l’aimais beaucoup. Ça n’a jamais été comme avec son frère, comme avec son âme jumelle, cette moitié au visage encore humain. Tu aimes les deux loups, l’un avec quelque chose de malsain, l’autre en toute innocence. Alors tu chuchotes dans le noir, pour épargner le cœur de l’ainé, pour sauvegarder leur lien, leur amour. Parce que des deux frères, c’est Achile le moins destructeur, celui qui connait le mieux son rôle. La mort est discrète, la mort vient sans bruit, sans avertissement. Et toi, tu la suis. Petite ombre aux allures d’angelot. Vous êtes bien mal assortis, lui avec son visage de faucheur, toi avec tes allures de poupée. Et quand on le craint, tu souris plus fort, tes yeux scintillent de bonheur. La fierté bat dans ton cœur un rythme de guerre, une hymne pour chacun de ses os exposés. Tu ne crains pas sa vue, tu n’as jamais su comment, ni pourquoi. Même quand la pénombre gomme ses traits, même quand l’obscurité dissimule ses intentions. Si tu offres ton corps et ton cœur à son frère, tu offres toute ta confiance et le reste de ton cœur à Achile. Parce qu’il n’existe pas d’endroit plus sûr pour toi, qu’à ses côtés. Parce qu’il n’existe pas d’endroit plus divertissant que le premier rang de ses exécutions, là où le sang éclabousse le bout de tes chaussures. Et il est beau quand il tue, Achile, il est adroit, il est doué, il est mortellement efficace.

Tu veux devenir aussi douée que lui, même si tu sais que ça n’arrivera pas. Les voix te le refusent. Ton attention vole parfois en éclat. Par-delà la fenêtre éclatée. Mais tu ne rates rien des meurtres, même quand il te demande d’attendre dehors, même quand il te demande de te détourner. Tu es sa plus grande fan, petite fille à l’esprit tordu. Et tu es la première à avoir applaudis quand on t’a annoncé ce que tu désirais, Clio ayant décidée de faire de toi une mangemort en devenir. Alors tu t’épanouis sous son regard, dur comme des diamants, tout aussi précieux. Parce que trop rare. Là où son cadet te parle peu, l’ainé n’a jamais daigné te regarder plus de quelques instants. Et pourtant, il répond à toutes tes questions, toujours. Inlassablement. Sans que cela ne te porte préjudice. Il n’existe pas plus patient que la mort. Elle est ta conseillère, elle t’accompagne à travers la ville et souvent, même, elle écarte les autres sur ton chemin. Avec lui, il n’y a rien à craindre. Jamais. Et pour cela, il mérite ton sourire, il mérite cette petite main chaude que tu aimes tant glisser dans le creux de la sienne. Mais jamais devant Hannibal. Parce que cette chose que vous avez commun, ta majestueuse mort et toi, c’est ce désir de préservé le lien qui les unis, lui et son frère loup. Et si tu mourrais pour Hannibal, si tu le laisserais te saigner, tu sais tout au fond de toi que tu laisserais la mort te prendre aussi. T’emmêler dans ses filets, tranchant jusqu’à ton âme. Tu t’es damnée pour les frères Umbridge. La mort est ton amie, la mort accepte toujours ta main, sans sourciller. Et toi, tu la suis. Petite ombre aux allures d’angelot. Toi le petit fantôme, la douce folie, compagne de la mort, pour un jour être à la hauteur de ses exigences.


she sees terrible things
❝ She’ll tell you of awful things in the loveliest of words, and somehow all it
does it make them worse. ✩
Tu n’es plus réellement la fille de Judas. La fille du traitre, la fille du déchu. Non. Tu as surpassé ce titre, tu t’es dissocié de tes frères. Tu t’es écarté du chemin. Celui de la perte. Celui des faibles. Tu t’es plutôt inspiré des princes terribles, des frères déments : tes cousins Umbridge. Protecteurs et à la fois mentors, tu as cédé ta place auprès d’une famille n’ayant que faire de ta folie, pour en gagner une de prisonnière au sein d’une autre. Tu n’es jamais qu’une possession. Un outil. Parce que ton corps est un vaisseau. Parce que les voix ont besoin d’être entendu. Toi la Pythie. Toi Cassandre. Folle à lier. Douce enfant au sang sucré. Certains te traitent encore de demeurée, parce que tu n’as pas fait Poudlard plus de quelques années. Faute d’en avoir les moyens. Faute d’en avoir la chance. Pourtant, tu connais tes sortilèges, ils t’ont tout appris, tes terribles cavaliers démonique, du tout simple lumos au doloris. Comment te tenir, le dos droit, la poitrine poussée vers le haut, le regard fixe. Comment prononcer les mots, les articuler avec soin, de ta voix chantante, de ta voix trop douce. Comment utiliser ta baguette, fermement mais avec une certaine tendresse. Hannibal t’as appris à te positionner, Achile à articuler. Tu n’as rien d’une demeurée, seulement les voix t’obsèdes tellement que tu oublis ta pauvre baguette.

La tête dans les nuages, tu écoutes les voix. Tu tends les mains, effleurent les meubles, effleures les tissus, puis un corps. Les voix se précisent alors, viennent murmurer à ton oreille. Et toi, tu dois choisir : dire ou ne rien dire. Il y a cette douceur en toi, cette candeur qui te fait ouvrir la bouche constamment. Prête à questionner. Prête à tout avouer. Mais il y a aussi cette noirceur, ce doute, cette folie qui danse dans ton sang. Tournoi avec tes pensées. Se mêlent aux voix. Et alors, ta voix se meurs, ta bouche reste ouverte sans raison. Alors tu es devenue la folle des Umbridge. L’unique descendante fille, une bien jolie catastrophe. Ton physique n’arrive pas même à rattraper ta réputation et la crainte que tu arrives à inspirer au reste des sorciers. Qui voudrait de toi hein, Astraea ? Quel homme pourrait désirer une femme qui risque de mettre sa position en doute ? Quel homme voudrait s’empêtrer dans la folie avec toi ? Quel homme accepterait de regarder au-delà de ton joli minois, de pardonner tes absences sporadiques, pour chercher à t'apprécier un minimum ? Seulement tes princes. Tes cousins. Mais vous n’êtes pas des sangs purs, une alliance entre vos deux familles n’auraient à apporter, aucun sang à sauver. Aucun titre à préserver. Il n’y a que ton cœur qui bat trop fort. Ton ventre qui se creuse quand Hannibal ne le remplis pas suffisamment vite. Ta main cherchant celle d’Achile, pour t’assurer qu’il est toujours là.

Alors on t’a glissé derrière un petit bureau. On t’a donné des feuilles et du papier. Une idée à ta tante Clio. Une idée de toi, qu’elle t’a répété et tu veux la croire. Tu le désir tellement. Alors tu y notes ce que les voix te chuchotent, tu dessines ce qui t’apparais en tête. Et de temps en temps, tu redresses les yeux et tu souris. On se perd dans ton sourire, on se penche plus près, parfois on caresse même la soie de tes cheveux. Combien vaux-tu ? Ça te fait toujours sourire, faute d’en rougir. Ça c’est Hannibal, rouge de colère, puis le visage du client, rouge sang. Et toi qui souris, toi qui te lèche les lèvres. On a fait de toi la sous-fifre de tes cousins, une simple d’esprit qui de temps à autre sait se montrer utile. Annoncer les clients, leur donner les chambres, organiser l’emploi du temps des filles quand un rendez-vous ne se présente pas ou dégoté un créneau pour les clients qui n’en ont pas. Parfois tu y arrives sans aide, alors tu inclines la tête sur la droite et souris. Plus souvent tu te perds, tu oublis, tu n’entends même pas la clochette qu’on t’a fournis. Tu regardes sans voir. Tu es une aveugle, portée par les voix, portée par ton instinct. Alors quelqu’un vole à ton secours et gère ta fonction à ta place, avec ou sans un sermon à la clé. C’est que Hannibal leur fait tous peur, la mort aussi, ta douce amie. Celle pour qui tu quittes parfois ton poste, afin de te faufiler à travers la ville, discrète et pareille à une ombre.

Voilà de quoi est faite ta vie maintenant. Ton corps oscillant sous le fredonnement des voix, alors que ton cœur enfle à la simple vision d’Hannibal. Puis il y a tes mains, toujours froides, sauf quand elles se retrouvent contre Achile, réchauffé par la mort. Par l’enfer qu’il contrôle. Ta vie est partagée entre les deux loups, les frères, une meute que vous formez à trois. Bien que tu ne sois pas louve, mais bien une biche. Petite chose fragile avançant tant bien que mal dans toute cette eau qu’est la vie. Mais ce qui n’est jamais qu’un océan de possibilité pour les autres, te semble bien souvent être un tsunami. Trop d’émotion. Trop de vision. Trop de voix. Et tu entres en transe, tu te détache de ton corps, avide de connaitre le futur, impatience de revivre le passé. On n’a jamais vu une Cassandre aussi dévouée que toi, aussi prompt à se détacher de tout ce qu’elle est, le temps d’un secret. Parce que ton corps revient, encore et encore, s’échouer contre ceux de ta meute. Contre tes princes infernaux, du feu plein les yeux. Des flammes dans tes cheveux. Qui lèchent jusqu’à ton cœur. Ton ventre. Et pour eux tu te veux loyale. Pour eux, tu te plie devant Clio, terrible marâtre que tu crains dès que les loups s’en vont. Tu t’inclines, tu baisses les yeux et chuchotent tes prophéties. Tes parents ne t’ont peut-être jamais cru, aucune oreille n’a su écouter ce que tu avais à raconter, mais même dans cette demeure que tu hantes, ta voix ne te soulage pas. Clio t’écoute, ton oncle aussi, mais tu n’es pas plus normale. Pas plus désirée. Pas par eux. Ils ne sont pas ta meute. Ils ne le seront jamais. Ils ne comprennent pas, pas vraiment. Mais toi non plus, Astraea. Toi la Pythie. Toi Cassandre. Folle à lier. Douce enfant au sang sucré. Même toi, tu ne comprends pas toujours ce que tu fais là.

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
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Astraea [WDWF]

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